cora » i'll take back what's mine

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Cora Prince
MessageSujet: cora » i'll take back what's mine   Dim 14 Jan - 23:32

Cora (Meredith) Prince

ϟ Âge : 24 ans, et elle en paraît au moins sept de plus. Abimée par la vie d'exclue qu'elle mène depuis ses dix-sept ans, par l'alcool, par la solitude, par la mandragore, par la faim, Cora n'est tenue debout que par sa dévotion au Lord Noir et à sa quête.
ϟ Nationalité : Britannique, mais seul importe le statut de Sang.
ϟ Métier : Marginale. Et hors de question d'essayer de s'intégrer dans une société qui la répugne. Elle couche dans les appartements vides qu'elle parvient à ouvrir, se nourrit de ce qu'elle vole, vit pauvrement mais libre, à un rythme qui n'est que le sien et qui ferait sans doute honte à n'importe qui d'autre, à commencer à ceux qu'elle essaye de rejoindre.
ϟ Ancienne maison : Serpentard, où elle était déjà vue comme la fille de son père, et traitée en tant que telle. Elle a commencé sa scolarité à Poudlard en se méfiant de tous, et en faisant rejaillir sur ceux qui essayaient de l'aider la haine qu'elle avait pour elle et, secrètement, pour les fils de Sang-Pur qui faisaient de sa vie un enfer.
ϟ Sang : Sang-mêlée. C'est la base de tout, un simple problème de Sang. C'est à cause de ça qu'elle se déteste, quant elle aurait pu être une autre avec le bon Sang. Son traître de père a foutu le camp, a abandonné ce qui faisait sa force, et voilà qu'elle se retrouve, elle, souillée. À choisir, peut-être aurait-elle préféré ne pas vivre.

ϟ Avatar : Ruby Rose

Affiliation : Traître à son sang, est-ce un héritage ? C’est en tout cas celui de Cora, bien contre son gré. Optimus Prince, fils aîné de la grande famille Sang-Pur a fuit tant le domicile parental que ses obligations pour aller épouser Daisy Steamwell, née-moldue de son état. Ah, ça, il a été heureux, même sans le sou, jusqu’à son dernier souffle, arrivé trop vite. Il a aimé sa femme, il a aimé sa fille, leur a donné toute la sueur de son front. Cora n’a jamais réussi à lui rendre cet amour, même, rien qu’à le comprendre. Perdre son rang, perdre son héritage, perdre son influence… par amour ? Elle n’arrive même plus à en sourire ironiquement, c’est trop incompréhensible.
Il lui faut regagner cette place lâchement abandonnée par son traître de père, regagner la considération de ses semblables, faire oublier l’infamie qui entache son nom. Aujourd’hui, il n’y a plus que le Lord Noir qui en a le pouvoir, et c’est sur lui que Cora a les yeux fixés. Mais la réponse à sa dévotion, à son ambition ? « Traître à ton sang ! », « Tu crois qu’on ferait confiance à la fille de ce parjure ? », « Sang de goule ne saurait être honnête ! », « Une honte ! ». Hors de question, pour autant, d’abandonner. Ils verront qu’elle est comme eux, que la disgrâce n’a pas à retomber sur elle. Son bras est Marqué, de sa main, au couteau, et elle aime retracer les lignes sanglantes du bout du doigt. Trouver comment se rendre utile à la Cause n’est pas si compliqué, quand on sait réfléchir. Ils ont beau se cacher, les alliés des moldus ne sont pas si compliqués à trouver, à enlever, à faire crier. Certes, il est un peu vain de torturer sans poser de question. Mais ça viendra bien, un jour ils comprendront combien elle peut les aider, s’ils l’aident elle. Elle signe « P », quand elle termine quelque chose. Le nom maudit de son père, la raison de sa quête, qu’un jour elle n’aura plus honte de porter.

Baguette : Pas de place à la sensibilité dans le cœur de Cora, sa baguette est un outil. Un outil dangereux qui plus est, même ces imbéciles d’Aurors seraient capables remonter la piste jusqu’à sa propriétaire. À sa ceinture sont donc toujours accrochées deux baguettes, et celle fournie par Ollivander pour sa rentrée en première année – if, ventricule de dragon, 23,7 cm, rigide – n’en fait pas partie. Il y a celle qui change toujours, une baguette empruntée dont elle force l’allégeance pour un temps, avant de l’abandonner quand elle en trouve une autre. Des emprunts plus ou moins longs, en fonction de leur dangerosité. Un petit sang-mêlé quelconque et ivre, coincé dans une ruelle à la nuit, ne représente aucun péril ; ce juge du Magenmagot qu’elle a Endolorisé chez lui avant de récupérer son bien, voilà qui est plus risqué, plus excitant.
La seconde baguette est, étonnamment, celle d’Optimus Prince. C’est une baguette métamorphosée, dont Cora ne se sert pas, sinon comme trophée de guerre. C’est la première et dernière chose qu’elle a pu prendre à son père sans son accord. Regarder la confiance mourir dans ses yeux alors qu’elle le désarmait inutilement et négligemment, récupérer la baguette sur la table de nuit et griffer de son ongle toute la longueur du bois si bien entretenu. Il ne pouvait pas parler, faible, malade, amoindri. Elle n’a pas attendu le retour de sa mère, elle a récupéré les économies dans l’horloge, deux jolis bijoux et s’est volatilisée. La victoire, c’est cette baguette de 26,6 centimètres, en bois d’orme et ventricule de dragon, flexible, qui pend à sa ceinture et qui meurt d’ennui. Le pied.

Miroir du Riséd : Il manque quelque chose au Lord Noir, ce quelque chose qui ferait de lui un homme que l’on peut aimer, mais sa beauté pâle est indéniable. La main sur l’épaule de Cora, elle n’est pas son égale – qui le serait ? – mais elle a sa confiance. Elle fait partie des siens, et sur son bras, la Marque grossièrement tracée a laissé place au même tatouage que les autres. Car tous les autres sont là aussi, derrière leur Maître, et ils sont ses frères et ses sœurs, ils ont pour elle l’affection des égaux. Ils n’envient pas sa place à droite de Voldemort, puisqu’elle l’a méritée, mille fois. La dernière chose que Cora verrait dans le Miroir, avant de le détruire, c’est cette bague à son doigt, cette bague que porte l’héritier des Prince. Elle a retrouvé ce rang que son père était parvenu à lui confisquer. Elle a la puissance, l’argent, la confiance. Du moins, dans les quelques minutes qui précèdent le Confringo rageur.

Épouvantard : Armée, tant de sa baguette que de sa rage, Cora n’a peur de rien. Elle pourra tout détruire pour arriver à ses fins, à moins qu’elle… ne meure avant ? Pour en avoir croisé un, la plus grande peur de la jeune femme serait un Détraqueur venu lui donner le Baiser. Mourir avant d’être parvenue à récupérer ce qui lui revient de droit ? Perdre son âme, la seule chose qu’elle possède, et finir en corps vide, impuissant, débile, comme son père ? Incapable de lancer un Patronus, Cora verrait approcher ce destin pire que la mort et elle ne pourrait que se laisser faire. Le simple fait d’imaginer ces créatures la terrifie, l’empêche de dormir, la force à fuir. Et s’ils étaient déjà à sa recherche ?

Amortentia : Une potion aurait du mal à surmonter le dégoût de Cora pour tout ce qui est agréable, simple. Elle ne tient rien de plus en horreur que l’amour, que le plaisir. Mais si elle se voyait obliger de sentir quelque chose… Derrière l’odeur forte, prégnante, totale du sang versé pour la Cause, elle pourrait néanmoins retrouver l’odeur du bois qui brûle, l’odeur du feu meurtrier, et celle de l’alcool qu’elle s’envoie parfois par bouteilles entières, juste pour oublier.

Compétences magiques
Chaque sorcier commence le jeu avec 40 points de compétences magiques, à disposer comme il le souhaite entre les différentes compétences listées ci-dessous. Ces points pourront influencer le jeu, et il est possible d'améliorer chaque compétence au fur et à mesure du jeu. Vous trouverez ici un guide des compétences magiques pour vous aiguiller un peu sur leur impact in RP et vous permettre de mieux les attribuer.

Duels : 8/10. Efficace, brutale, hargneuse, Cora ne fait pas dans la dentelle quand elle combat, et ce qui ressort de la hargne qu’elle met à soumettre des baguettes qui ne lui appartiennent pas est souvent surprenant pour ses adversaires : ils ont rarement vu ce genre de dynamique.
Potions : 5/10. Malgré l’intérêt que pourrait représenter la maîtrise des potions, Cora n’a toujours mis son énergie que dans ce qui est pratique et utile immédiatement. Elle est une femme d’action, et elle trouvera toujours un moyen de compenser par un sort son manque de connaissances en potions.
Métamorphose : 4/10. L’efficacité, toujours, et tant pis pour l’esthétique. L’intérêt de la métamorphose est minime, et les efforts que déploie Cora le restent aussi.
Sortilèges : 8/10.  Cora le niera toujours, mais elle a commencé les cours de sortilège avec plaisir, c’était même son cours préféré. Elle s’est améliorée d’autant plus vite quand elle a rejoint le club de duels à Poudlard et qu’elle a pu commencer à se servir de ce qu’elle apprenait de manière offensive. Et puis, y a-t-il rien de plus beau que le rouge d’un Endoloris ?
Légilimancie : 7/10. C’est par hasard que Cora a appris l’existence de cette discipline. Ne pas en voir l’intérêt aurait été une honte, et la jeune fille qu’elle était a commencé l’entraînement tout de suite, d’abord face à un miroir, puis sur les plus jeunes élèves de Poudlard.
Occlumancie : 6/10. Quand on veut fouiner dans les pensées des autres, mieux vaut savoir protéger les siennes. Comme pour la légilimancie, Cora travaille seule et comme elle peut, grâce aux livres qu’elle trouve, à fortifier son esprit et protéger ses desseins. On ne touche pas à ce qui lui appartient.
Quidditch : 1/10. Les acrobaties sur balai sont d’un ridicule fini. Pourquoi choisir ce moyen de transport inconfortable au possible alors qu’on peut transplaner et disparaître en un instant ? Cora n’a jamais possédé de balai, sa famille était trop pauvre pour ce genre de luxe, et elle n’a jamais appris à tenir dessus.
Divination : 0/10. Seul compte le présent, et ce qu’elle peut en faire. Hors de question de se laisser dicter sa vie par des prédictions vaseuses, et quiconque essayerait de l’envoyer sur une certaine route se verrait dangereusement menacé.

ϟ Pseudo/prénom : Clara ϟ Âge : 22 ϟ Fréquence de connexion : 6/7 (au cas où, mais bon...) ϟ Ce personnage est : inventé ϟ Où nous avez-vous connu : lol ϟ Le mot de la fin : OUI ENCORE


Dernière édition par Cora Prince le Lun 15 Jan - 1:01, édité 6 fois
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Cora Prince
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Dim 14 Jan - 23:33

hogwarts: a history


PRINCE MANOR, 1950

« YOU ARE A SHAME ! », tonne la voix, et les murs centenaires en tremblent presque. « YOU ARE NOT MY SON, AND I DEMAND YOU TO LEAVE THIS HOUSE IMMEDIATLY. YOU WILL NEVER COME BACK OR, MERLIN HELPS ME, I WILL DESTROY YOU. »
Plus rien ne sert de protéger les apparences, et le patriarche Prince le sait. Dès demain, il sera l’unique sujet de conversation au Ministère, et il ne tardera pas à recevoir la visite de ses pairs. Ils vont débarquer dans son salon avec un air de circonstance, prêts à entendre ce qu’il a à dire pour sa défense – pour la défense de son fils ? Mais ce fils est perdu, terminé. Il le jettera en pâture aux lions, sans une once de regret, en espérant simplement que cette ultime traîtrise ne le perdra pas lui, et le reste de sa famille. Il a encore deux fils auxquels il tient, deux fils qui ne méritent pas d’être perdus à cause de leur frère aîné. « I’d rather be with her anyways. »

Il aura eu le dernier mot, et seules les ultimes traces de la tendresse que l’homme a eue pour son fils l’empêchent de tirer sa baguette pour le punir de son insolence. Optimus quitte la pièce sans mère un regard pour sa mère à moitié évanouie dans un fauteuil, et qu’un elfe de maison tente de réanimer. La famille Prince va être traînée dans la boue, moquée, elle risque de tout perdre. Et tout ça à cause de l’amour.
Le maître de maison sait que le pire est à venir, et que la bataille pour garder son rang sera rude. Or, le perdre n’est pas une option.

KNOCKTURN ALLEY, 1959

« L’enfant de l’amour » a six ans, elle fait le bonheur de ses parents. Ils savent qu’ils ne lui donnent pas tout ce qu’elle mérite, que la pauvreté dans laquelle ils vivent n’est pas idéale pour son développement, qu’elle est, malgré tout, plus malheureuse que beaucoup d’enfants de son âge. Pourtant, cette matinée de sixième anniversaire est le dernier matin joyeux de la vie de Cora. Bientôt, dans l’après-midi, elle apprendra d’où vient son nom, qui était son père, ce qu’il a fait et ce qu’il a perdu. Et le ressentiment contre cet homme n’aura de cesse de grandir dans ce corps trop petit pour la haine.

« Where are we going, daddy ? », demande la petite fille pour la septième fois depuis qu’elle a quitté le minuscule appartement exactement trois rues auparavant. « To get your present, hon’, obviously ! » Cora ne reçoit presque jamais de cadeaux, et la simple idée de ce qui va suivre suffit à lui clouer le bec pour un moment. Mais son père et elle n’atteignent même pas leur destination.
Ces rues miteuses sont propices aux mauvaises rencontres, et elle ne sort presque jamais. C’était déjà une surprise que d’avoir le droit de mettre le nez dehors sans transplaner dès le seuil de la porte. Mauvaise surprise. Au bout de l’allée dans laquelle ils marchent, un groupe de personnes encapuchonnées apparaissent. La main de son père serre soudainement et violemment la sienne : « OUCH, DAD ! » s’écrie-t-elle avant que l’autre main ne vienne se coller sur sa bouche. Mais son exclamation a attiré l’attention du groupe, et les silhouettes s’avancent.

Pourquoi ne transplanent-ils pas ? Pourquoi son père ne se défend-t-il pas ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Cora ne comprend rien, mais toutes les insultes tombent dans son oreille. On attrape son épaule, on la malmène, on l’oblige à lâcher son père, son père qui tombe au sol et hurle de douleur. On attrape son menton, on la force à regarder de trop près ces visages déformés par la haine : « And you left for THAT ? », « Can we keep her, Optimus ? We could have fun ! », « Mudblood ! », « We’ll end you, you filthy muggle lover, but first we’ll end your disgusting wife. »
Quand elle commence à pleurer, une première gifle tombe, et puis une main agrippe ses cheveux : « Instead of crying, why don’t you learn about your father treason ? ». Un dernier sort rouge sur son père et la bande disparaît. Cora a les joues crasseuses et le corps meurtri d’avoir été jetée à terre et relevée de force. Elle n’arrive plus à pleurer depuis la dernière phrase de l’homme, et la seule chose qui coule sur son visage c’est le crachat par lequel il a terminé son conseil. Optimus ne se relève pas, et elle, déjà debout, commence à se demander pourquoi. Les « pourquoi » s’annoncent nombreux.

Pourquoi il ne se relève pas ? Pourquoi il ne parle plus ? Pourquoi ne l’a-t-il pas défendue ? Pourquoi est-ce que l’homme a parlé de trahison ? Pourquoi aurait-elle quoique ce soit à apprendre ? Pourquoi ne l’a-t-il pas défendue ? Pourquoi sa mère évite-t-elle les questions ? Pourquoi son père reste-t-il cloué au lit ? Pourquoi n’y a-t-il rien à manger depuis deux jours ? Pourquoi son père a-t-il fait ça ? Pourquoi ne l’a-t-il pas défendue ? Pourquoi doivent-ils vivre dans la misère quand la famille Prince est si riche ? Pourquoi ces hommes avaient-ils l’air si serein ? Pourquoi ne peut-elle pas être comme eux, sûre d’elle ? Pourquoi commence-t-elle à détester son père, sa mère ? Pourquoi ne l’a-t-il pas défendue ?

Le processus est lent, plus lent que les pourquoi, mais c’est à force de questions que Cora avance. Elle les pose aux adultes autour d’elle, ou aux livres quand les adultes ne répondent pas, c’est à dire le plus souvent.
Optimus Prince, Sang-Pur, héritier, est tombé amoureux de Daisy Steamwell, de deux ans sa cadette, née-moldue. Quelques années plus tôt, les journaux n’ont parlé que de ça. Il a été renié par son père, il a fuit on ne sait où pour être avec cette femme que réprouvait sa caste. Quelques années plus tard, on a appris que de cette union était née une fille. Certains médias s’étaient réjouis de voir les Grandes Familles s’ouvrir ainsi, d’autre, au contraire, s’horrifiaient d’un tel rapprochement. Les idées de « pureté du sang » avaient fait leur chemin dans l’esprit de la gamine grandissante. Elle avait compris, le jour de ces six ans, qu’elle valait moins que ses agresseurs, à force de lire, elle avait compris pourquoi.

Et elle avait appris à avoir honte, à avoir peur, à être en colère. Tout ça, avant même de rentrer à l’école, avant même que tout n’empire encore.

HOGWARTS, 1968

Cora s’est faite à tout, des murmures sur son passage à l’ignorance la plus totale. Elle traîne dans les couloirs en rasant les murs, entre la haine et l’oubli. Elle préfèrerait mille fois ne pas se trouver là, au milieu de tous ces gens qui la détestent, et qu’elle déteste également. Elle a fêté ses quinze ans dans la solitude la plus totale. Même ses plus féroces ennemis l’ont laissée en paix, heureusement. La date de son anniversaire est toujours la pire de l’année, et un rien aurait suffit à faire éclater sa rage. Depuis qu’elle est devenue bonne en duel, on la laisse tranquille, même dans la Salle Commune.

Elle ne se souvient pas de la dernière fois qu’elle a parlé à haute voix, sinon pour lancer des sorts. Et même ça sera bientôt derrière elle, puisqu’elle s’entraîne dans son coin aux sortilèges informulés. À la vérité, les BUSEs ne seront pas un problème, elle a tout le temps du monde pour étudier, puisqu’elle n’a rien d’autre à faire.
Elle les a tous repoussés, de ceux qui tentaient de lui faire payer la faute de son père à ceux qui pensaient qu’elle aurait hérité de sa conception de la vie, ceux qui pensaient qu’elle serait utile, une bonne petite marionnette infiltrée. Ah, ça, ils ont été bien surpris quand ils ont compris à quel point elle méprisait ce géniteur, et à quel point elle aurait même préféré ne pas être au monde plutôt que de vivre la honte de ce sang impur.

Ils ont essayé de l’aider, à commencer par les professeurs, et ça n’a fait que la pousser un peu plus loin dans sa haine d’eux. Il lui reste deux années à tenir, dans la peur d’être frappée dans le dos par l’un de ceux quelle voudrait pourtant approcher, deux années à devoir rentrer chez elle à chaque période de vacances, chez ce père diminué, cloué au lit et fidèlement supportée par une femme que Cora s’est décidée à ne plus appeler sa mère, deux années et elle sera majeure. Elle a déjà tout prévu, du moment où elle récupèrera la baguette sur la table de nuit au sourire qu’elle adressera à son père au moment de passer la porte. Le reste est flou : elle ne sait pas où elle ira, comment elle vivra. Mais les murmures dans la Salle Commune annoncent l’émergence d’un grand, et c’est vers lui qu’elle se tournera. Lui, il acceptera peut-être son allégeance, il pourra peut-être lui rendre ce qu’elle a perdu. Il se fait appeler Voldemort, et Cora répète ce nom comme un charme.
Oh, oui, tout ira bien bientôt.

SOMEWHERE, 1973

Cora se glisse dans une ruelle, les oreilles sifflantes du bruit assourdissant de l’alarme. Elle ne pensait pas que la maison serait gardée à ce point, après tout, l’homme n’était qu’un employé de bureau, pas un juge ni un Auror ! Le hurlement s’est déclenché quelques instants après son entrée dans la deuxième pièce, la jetant par terre de surprise. Elle n’a eu que le temps d’attraper un bibelot avant de se précipiter vers la fenêtre la plus proche. Elle s’est écorchée tout l’avant du bras gauche, il va lui falloir soigner ça rapidement.

La soirée est totalement ratée, mais au moins elle a échappé aux policiers. Ça ne suffit pas à la soulager. Elle avait besoin de mettre la main sur le journal de ce type. Enquêteur raté, il compile pourtant toutes les choses qu’il entend au Ministère dans un cahier relié de cuir. Entre autres, tout ce qui touche à la politique, or Cora a un besoin désespéré d’informations à jour. Elle cherche Voldemort depuis des mois, mais rien n’y fait. Elle a essayé la confrontation directe avec ses Mangemorts, d’anciens camarades de classe bien entendu, et a frôlé l’Avada de très près. Aucun des civils qu’elle a essayé d’interroger n’avait rien à lui dire. Il va falloir qu’elle aille pêcher de plus gros poissons. Mais il va aussi falloir changer de méthode, ne plus se laisser avoir par les alarmes, ne plus se laisser prendre au dépourvu et ne plus fuir comme une lâche dès la première difficulté. Cora passe la main dans ses cheveux sales, ressort de la ruelle. C’est reparti pour la surveillance, elle est sûre que ce cahier vaut de l’or.

MALFOY MANOR, 1977

Il est à l’intérieur, elle le sait. Elle est ivre, parce qu’elle n’est pas assez courageuse. Oh, oui, elle aimerait l’être assez pour faire comme toutes ces silhouettes qu’elle voit franchir le portail en fer forgé, remonter l’allée et frapper à la grande porte. Elle les épie depuis plusieurs heures, prépare ce coup depuis plusieurs mois. La nuit tombe, Il n’est pas encore arrivé. Et s’il ne venait pas ? Cora ne l’a encore jamais vu, mais elle est persuadée qu’Il ne se cache pas sous une capuche, et qu’Il n’est pas passé sans qu’elle Le reconnaisse.

Il est là. Il est apparu du néant, seul. Il regarde autour de lui, le regard perçant, et Cora sait que c’est le moment ou jamais. Elle pourrait se révéler, se jeter à ses pieds et plaider sa cause, s’il ne la tue pas en la voyant apparaître. La tête lui tourne du mauvais alcool qu’elle a bu. Elle sait qu’elle ne va pas le faire, qu’elle est une lâche, comme son père. Un « pourquoi » trouve une réponse à ce moment-là. La bouteille et vide, Voldemort marche sur le portail et le passe d’un geste. Le moment est terminé, des mois de recherche, de torture, de mauvaises nuits, de risques, tout ça réduit à néant.
Cora griffe sa fausse Marque, qu’elle ne mérite pas de porter. Elle rouvre la vieille blessure, s’en veut  de trouver un peu de sérénité dans l’odeur du sang qui coule. Elle se laisse tomber en arrière.
Dès demain elle reprendra la recherche, fortifiera son courage. Et la prochaine fois elle sera prête – d’ici-là, la solitude est tout ce qu'elle mérite, tout ce qu'elle vaut.


Dernière édition par Cora Prince le Lun 15 Jan - 16:24, édité 2 fois
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Elena Yaxley
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Dim 14 Jan - 23:51

J'ai peur. Tu es parfaite. Veux voir la suite ... :hug: :cute: :l: (tous ces smiley je les envoie bien sûr à toi, pas à Cora.--> :spell: )


† When my family thinks hhat I'm safe in my bed, from night until morning, I am stretched at your head. Do you remember the night we were lost in the shade of the blackthorn and the chill of the frost.
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Kieran Walsh
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Lun 15 Jan - 9:51

T'es belle mais t'es vilaine :plz: :a: :bleh: :meep:


:l: :l: :l: :l:


† And if you whisper like that...  if you want me like this, and if you need me like that, it was dead long ago but it's all coming back to me, it's so hard to resist and it's all coming back to me, I can barely recall and it's all coming back to me now
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Antonin Dolohov
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Lun 15 Jan - 18:08

Rebienvenue ! Très belle fiche et en plus Ruby Rose en avatar :cutie: :l:
Il nous faudra un lien si ça te dit :niark:


lost in the darkness.
We find delight in the most loathsome things.


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Cora Prince
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Lun 15 Jan - 19:41

Merci, merci, merci et merci :l:

Je suis ravie de voir que Ruby Rose convainc, parce que je suis en adoration complète devant elle depuis quelques semaines, et j'hallucine de ne pas l'avoir vue avant son rôle dans Pitch Perfect !

Je suis carrément pour un lien, très cher Dolohov, et plutôt deux fois qu'une (je ressors les expressions de ma grand-mère, be ready) parce que c'est quand même pour interagir avec vous que j'avais envie d'un personnage comme Cora ! Alors, à très vite sur ta fiche de lien ! :red:
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Severus Snape
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Lun 15 Jan - 20:15

Tiens, c'est la famille ça, non ?

WELCOME BACK, j'te préfère comme ça d'ailleurs :like:

*retourne dans son trou*


i'm the shadow
behind the sun.



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Kieran Walsh
MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   Lun 15 Jan - 21:46

Fiche Validée !

Je meurs :plz: Tu es parfaite et je t'aime ok :bleh: et évidemment que je valide et je veux un lien /me pousse son armée vers toi :bleh: WELCOME IN THE DRAMA



Maintenant que le plus dur est passé, voici quelques conseils pour poser tes valises sur le forum. Je t'invite dans un premier temps à aller recenser ton avatar dans le registre maintenant qu'il est validé. N'oublie pas non plus de te familiariser avec le système des points et à aller lire les annexes si ce n'est déjà fait.

Tu peux également et dès à présenter ouvrir ta fiche de liens et créer jusqu'à trois scénarios si tu en as besoin. Si tu as encore la moindre question à propos du forum, je suis toujours disponible par mp. Et, bien évidemment, la chatbox et le flood sont à ta disposition de jour comme de nuit !

Bon jeu sur FLOO POWDER !  :cute:  


† And if you whisper like that...  if you want me like this, and if you need me like that, it was dead long ago but it's all coming back to me, it's so hard to resist and it's all coming back to me, I can barely recall and it's all coming back to me now
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MessageSujet: Re: cora » i'll take back what's mine   

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cora » i'll take back what's mine
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