there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto

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Alecto N. Carrow
MessageSujet: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 18:47

alecto nick carrow

ϟ Âge : 23 ans et en route pour de grandes choses
ϟ Nationalité : anglo-galloise, fière et implacable
ϟ Métier : officiellement, barmaid et très douée pour son métier, préparer une boisson ou une potion est après tout très similaire. informatrice de voldemort, elle note tout ce qui se dit dans le bar, ici, les murs ont des oreilles. préparatrice illégale de potions et drogues, pour les clients qui le souhaitent ou les malheureux qui en font les frais.
ϟ Ancienne maison : serpentard, l'évidence, pas l'ombre d'un doute. la pureté de son sang ne l'aurait pas autorisée à se mélanger aux traîtres des autres maisons
ϟ Sang : sang-pure, membre d'une espèce en voie de disparition à cause de la bourbe qui tente de s'y mélanger

ϟ Avatar : Lady Gaga

Affiliation : La question a-t-elle besoin d'être posée ?
Jamais, tu ne t'es posée la question.
L'évidence.
Le chemin parfait, tracé. A suivre sans hésiter.
Les mangemorts.
Conviction. Envie. Famille.
La seule option possible.

Baguette : Le bois sombre, presque noir, joliment marbré d'une brun froid, l'ébène dans toute sa splendeur obscure et fascinante. On ne peut pas ne pas la remarquer, la belle baguette de 29,5 cm qui ne plierait pour rien au monde, avec sa pointe fine, presque aiguisée, renfermant un ventricule de dragon. Même le sang n'oserait tâcher un ouvrage aussi précieux.

Miroir du Riséd : Il est là, évidemment. Mais dans la pénombre. Amycus lâche ta main et te laisse avancer. Pour une fois, tu es au premier plan.
Tu es belle dans cette tenue. Rayonnante. Et tu as réussi, on peut le lire dans ton regard. Tu peux presque sentir le goût de la victoire sur le bout de ta langue. Un goût âpre, un goût de sang, un goût de joie. Plus personne n’osera questionner ta supériorité, plus personne pour s’interposer. C’est grâce à toi que vous avez réussi.
La lignée est sauve, le péril n’est plus.
Ils te regardent avec envie. Une foule compacte, sans visages, mais tu sais qu’ils sont là pour toi.
Cela te va. Tu ne cherches pas à être aimée, leur admiration teintée de jalousie te suffit.
Tu n’as plus ce trou au creux de l’estomac, tu es entière et victorieuse.


Épouvantard : Solitaire et diamant en goutte d’eau, or blanc 18 carats.
Sourire immense dont l’intensité ne faiblit pas.
Maquillage discret mais élégant, parfaitement exécuté.
Chignon compliqué et bien en place, adoucissant les traits de ton visage.
Tout est parfait.
Un tablier sans faux pli, autour de la taille.
Prête à cuisiner de bons petits plats avec amour.
Impatiente de retrouver ton très cher époux, le rayon de ta journée, ta raison de vivre.
Regard vide.
Tarte aux pommes et suicide intellectuel.
Silence, il n'y a que le silence.


Amortentia : Jasmin, odeur entêtante, la Sienne. Celle que tu souhaites oublier aussi ardemment que tu l’as aimée. La Première. Parfum qui fait tourner la tête, parfum qui t’as fait tout renier, pour quelques heures. Parfum qui a failli te faire basculer. Trop pur pour des gens comme eux. Moment de vie et d’espoir pour l’avenir entre les murs ancestraux de Poudlard. Rien ne reste si ce n’est son parfum, qui te hante. C’est le rappel de tes faiblesses.
Asphodèle, première potion de Mort Vivante. La satisfaction de la création quand le lilas devient presque blanc. Etat de complétude. Tu as pris l’habitude de saupoudrer tes inventions de quelques flocons de racine d’asphodèle, signature de l’artiste sur ses chefs d’œuvres.
Herbe mouillée des matins où vous alliez jouer dehors, inconscients de la menace qui planait déjà sur la pureté sorcière. L’âge de l’innocence, il y avait lui, il y avait toi, vous n’étiez qu’un. Pas de notes, pas de réussites, pas d’échecs, seulement une entité de bonheur entier quand tout se vivait par deux.


Compétences magiques
Chaque sorcier commence le jeu avec 40 points de compétences magiques, à disposer comme il le souhaite entre les différentes compétences listées ci-dessous. Ces points pourront influencer le jeu, et il est possible d'améliorer chaque compétence au fur et à mesure du jeu. Vous trouverez ici un guide des compétences magiques pour vous aiguiller un peu sur leur impact in RP et vous permettre de mieux les attribuer.

Duels : 9/10
Potions : 9/10
Métamorphose : 4/10
Sortilèges : 8/10
Légilimancie : 0/10
Occlumancie : 5/10
Quidditch : 1/10
Divination : 4/10

ϟ Pseudo/prénom : Cécile ϟ Âge : 20 ansϟ Fréquence de connexion : Tous les jours rapidement et rp les week-end ϟ Ce personnage est : un scénario ϟ Où nous avez-vous connu : Il m'a été recommandé par Lucius himself ϟ Le mot de la fin : promis, Alecto fait un peu peur et elle aime la torture, mais moi je suis gentille  :a:  


Dernière édition par Alecto N. Carrow le Mer 31 Jan - 15:13, édité 15 fois
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Alecto N. Carrow
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 18:47

hogwarts: a history


2h47, elle te regarde.

Des comptines enfantines te reviennent, tandis que tu la berces lentement.

Plénitude maternelle.

Son frère s’est endormi, sans un bruit, sans problèmes.

Mais elle ne te quitte pas du regard, semblant absorber tout ce que tu dis.

D’une main douce, encore un peu tremblante de fatigue, tu caresses sa joue. Les billes bleues du nouveau-né ont pris une belle teinte dorée.

Sourire.

Ce sera votre petit secret.

Des pas approchent dans le couloir.

« Ma jolie, ton père va arriver. Je vais avoir besoin que tu sois très sage et que tu ne fasses pas de bruit. Je vais rester avec ton frère et toi, et je m’assurerai toujours que vous soyez heureux et en sécurité. C’est promis. »

L’enfant referme ses paupières.

La porte s’ouvre.







7h06, un frisson te parcourt le corps.

Dans la pénombre du petit jour, tu le cherches un instant avant d’être rassurée par le bruit de sa respiration à la périodicité parfaite. Rapidement, ton rythme respiratoire s’adapte au sien et te calme.

Sans un bruit, tu te glisses hors de la chambre.

Tu aimes le silence du matin.

Dans la salle à manger, Trixy t’attend avec ton petit déjeuner. Après s’être incliné devant toi, l’elfe de maison s’apprête à sortir.

« Trixy, tu sais où est Papa ? »


En évitant ton regard, la créature t’indique le bureau fermé par une lourde porte en bois.

Tu lui souris et bois ton thé.

7h22, petite souris qui se faufile dans la maison encore endormie.

Amycus se réveille toujours après toi, alors tu t’occupes.

Tu t’entraînes à marcher sans faire craquer le vieux parquet du couloir. Tes pas feutrés te mènent jusqu’à l’antre paternelle. La pièce interdite.

Par le trou de la serrure, on peut apercevoir le bureau massif. Une grande bibliothèque orne un des murs, et les livres anciens semblent vouloir s’en échapper.

Aucune trace de ton père.

Tu sens ton ventre qui se contracte et ta gorge qui se serre.

Lentement, pour retarder l’échéance, tu te retournes.

Il est là.

Tu n’es pas la seule à avoir appris à ne pas te faire repérer dans cette maison.

Il ne sert à rien de protester ou de tenter de négocier. La règle est immuable.

Tu avances jusqu’à être à sa hauteur et prends une grande inspiration.

Ploc.

Une petite goutte ronde.

Ploc.

Ploc.

Tu portes la main à ton nez, d’où s’échappe un léger filet de sang.

Tu essayes de te faire minuscule, invisible. Ne pas pleurer. Ne surtout pas pleurer.

Mais tu as oublié de penser à quelque chose de beaucoup plus important. Te contrôler. Tu sais que c’est trop tard, toujours la même sensation quand ça arrive.

Les petites mèches blondes éparpillées sur ton visage après la gifle sont devenues rouges. Comme les petites gouttes sur le sol.

« Je suis désolée Papa, je vais me contrôler, c’est promis ! »

Sans un mot, sa main attrape ton bras avec force et il avance.

« Non, je jure que je ne recommencerai plus. »

Tes suppliques ne sont que des murmures désormais. Tu essayes de bouger le moins possible pour limiter la douleur sur ton poignet.

« Je vais m’entraîner avec Maman, elle a dit qu’elle allait m’aider que j’aurais plus besoin de me cacher. »

La porte grince en s’ouvrant.

Tu cries.

Comme si ça allait changer quelque chose.

Lentement, en articulant chaque mot, pour être certain que tu en comprennes chaque syllabe, il parle enfin.

« Les Carrow ne font pas de magie sans baguette, tels des vulgaires créatures. Tant que tu continueras, tu ne seras pas digne de la famille. Comme ta mère. »

Tandis que tu entres dans la pièce sans fenêtre, il assène sa dernière carte.

Echec et mat.

Tu es perdue.

« Ta mère est morte. C’est la dernière fois que tu mentionnes son existence. »

Porte qui se referme.

Clic.

Un tour de clé.

Clic.

Deux tours de clé.

8h06, Amycus doit être en train de se lever.







10h33, le temps de faire votre entrée officielle dans le monde sorcier est enfin venu.

Papa a longtemps douté de ton potentiel magique, malgré ton insistance à lui montrer les signes que tu présentais. Puis Amycus a enfin montré les siens, et Papa se mit à voir ce que tu lui présentais. Contrairement à ce qu’il avait laissé entendre, tu ne serais peut-être pas la honte de la famille après tout.

Selon les règles de la maison Carrow, les enfants doivent rester le plus possible protégés de tout contact néfaste avec des né-moldus ou autres sangs mêlés jusqu’à leur entrée à Poudlard, afin que leur croissance magique ne souffre d’aucune entrave. L’arrivée de vos lettres respectives, signait le premier pas vers le monde extérieur.

Un monde à deux, un monde à vous.

Soudain multiple et sans fin.

Du silence au vacarme.

Suivant autant que possible les pas rapides de ton père, tu observais le chemin de traverse d’un œil nouveau. Si tu l’avais déjà emprunté à ses côtés auparavant, c’était principalement en tant que passage vers l’allée des embrumes où il aimait se rendre.

Mais cette fois-ci, vous étiez à l’honneur.

Tu avais brandi fièrement ta liste avant que celle-ci ne finisse par terre, car tout cela était sans importance selon ton père.

Tout pouvait être livré directement chez vous.

Sauf une chose.

Ta baguette.

L’objet sacré, qui représentait tout entier la supériorité sorcière. Avec elle, tu serais pour toujours changée, et élevée par l’esprit et le corps.
Tu essayes d’absorber le moment qui passe, pour le capturer de la façon la plus précise possible.

Le visage d’Amycus, fier et déterminé, qui sait si bien poser un masque de calme absolu sur l’éruption d’excitation qui se déroule en lui. D’un léger sourire, il te transmet un peu de sa confiance.

La cacophonie ambiante, des cris, des bruits, claquements, froissements. Des rires.

De la vie.

Partout, de la vie.

Comme si, au manoir, le temps s’écoulait différemment, avec flegme pour ne surtout pas perturber l’ordre établi et le bois centenaire. Filtre désaturé et ambiance tamisée, silence assourdissant. Routine militaire, ne pas faire de vague, ne pas se faire remarquer, ne pas trop exister.

Un miaulement.

Tu tournes la tête et plonge ton regard dans celui du félin. Lac de montagne entouré par une forêt enneigé.

Tu sens ton corps prêt à s’adapter.

Brusquement, tu rabats ta cape sur tes cheveux et rejoins rapidement ton père qui a continué à avancer sans toi, avant qu’il ne remarque.

Un instant, tu envisages de lui parler de l’animal, mais avant que tu puisses ouvrir la bouche, il t’interrompt.

« Cache mieux ton visage que ça, tu es ridicule avec cette mèche blanche. Tu n’es même pas capable de te contrôler correctement et tu veux un animal. Toujours à me surprendre, Alecto. »

Tu aperçois enfin la devanture.

Avec toute la solennité dont il est capable, ton père pousse la porte, laissant passer Amycus. Tandis que tu t’engages à ton tour dans la boutique révérée, son bras te bloque le passage.

« Je n’aime pas les surprises. Amycus va passer en premier. Occupe ce temps là pour revenir à la normale. »

Tu acquiesces sans un mot. Il te préfère silencieuse.

A l’extérieur du magasin, tu trouves un endroit où t’asseoir. Tu arrives quasi toujours à contrôler les transformations spontanées, mais tu as encore du mal à en enlever les effets en temps voulus quand certaines t’échappent.

« Bonjour, est-ce que tu sais où est la banque Gringotts ? On m’a dit que je devais aller changer de l’argent là-bas. »

Tu te relèves pour te retrouver à sa hauteur, pour mieux l’examiner.

Elle a l’air d’avoir ton âge. Ses habits sont étranges mais tu aimes son sourire.

Rapidement, tu lui expliques comment s’y rendre. Ses yeux s’illuminent.

« Merci beaucoup, on se reverra à Poudlard je suppose, alors à bientôt ! »

Tu la regardes partir, le nez en l'air, s'arrêtant à chaque boutique pour tenter d'en découvrir le contenu, émerveillée de tout.

Cacophonie cérébrale.

Puis le silence.

Lourd et pesant.

Souffle coupé.

Il est là. Tu as appris à sentir sa présence.

Avant de te retourner, tu prends soin d'effacer toute trace de couleur dans tes cheveux et tu plaques un sourire parfait sur ton visage.

Le masque est en place.

« Je te laisse 5 minutes et je te retrouve en train de parler à une sang de bourbe. De mieux en mieux Alecto, vraiment de mieux en mieux. »

Tête baissée, tu murmures des excuses et entre enfin dans le magasin.

Tu te rends compte que tu as oublié de lui demander son nom.







12h51, d’un pas saccadé, tu quittes la Grande Salle sans te retourner.

« Alecto, attends ! »

Tu accélères, en direction des escaliers tournants.

« Alecto, tu ne peux pas m’éviter pour toujours. »

La portion d’escalier se met enfin en marche, mais elle a le temps de monter dessus. Bloquées.

« Pas ici. »

Tu attrapes son poignet fermement et l’entraîne dans un couloir vide.

Boum.

Boum.

Boum.

Ses doigts enlacent les tiens.

Odeur de jasmin.

Silence.

« Alecto, regarde-moi. »

Ton cœur se remet à tambouriner dans ta poitrine. Il semble prêt à détruire ta cage thoracique avant de s’envoler. Ce serait peut-être plus simple. Qu’il parte, loin, très loin.

Mouvements oculaires erratiques. Sol. Couloir. Main. Sol.

Elle.

Respiration irrégulière.

« Je sais ce que tu ressens, moi aussi, j’ai peur. Mais on va trouver une solution. Ce qu’il s’est passé, c’était réel, je le sais. »

Tressaillement de ses lèvres parfaites. Rien qu’à les regarder, il te semblerait sentir le fantôme de leur contact sur les tiennes.

Si tu fermais les yeux, si tu le voulais, tu te souviendrais de ses boucles qui caressent ton cou, du velours de sa peau au creux de tes reins. Yeux dans les yeux.

Opération à âme ouverte.

Alors que tu sens tes entrailles qui se déchirent, tu détournes le regard.

Erreur de débutante, ne pas regarder l’ennemi dans les yeux.

« Ose me dire que tu ne ressens rien pour moi. Ose me dire que c’était rien. »


Tu as toujours cru que tu prouverais ta valeur avec des ASPIC quasi parfaits. Naïveté touchante d’enfant.

Ici est ton épreuve.

Tu as failli. Mais la repentance est possible et marquera pour toujours ton allégeance à la cause.

Mâchoire qui se contracte. Regard qui se fait d’acier.

« Je ne ressens rien pour toi. Ce n’était rien pour moi. Je m’ennuyais, tu étais une distraction facile à obtenir. »

Faire abstraction de la douleur. Seul moyen de la faire disparaître.

Une Carrow est destinée à de grandes choses et rien ni personne ne peut se mettre en travers de ce chemin.

On peut lire le désespoir dans ses yeux. L’incompréhension.

Sans un mot, tu empruntes méthodiquement le même chemin qu’à l’aller.

« Tu mens. Je sais que tu mens. »

Sa voix se brise en un sanglot.

« Tu me penses stupide, mais je sais que t’as juste peur. Tu peux encore prendre la bonne décision. »

Ton cœur se brise en mille morceaux.

Ce n’est pas assez. Il te faut une décapitation propre et nette.

Il faut anéantir tout espoir.

Il faut qu’elle te haïsse.

Tu penses à ton père.

Alors tu ris.

Tu ris pour rompre le silence qui te crie dans les oreilles.

Rire acide.

Qui s’infiltre partout et empoisonne.

« Ta naïveté est touchante. »

Tu ne te retournes pas.

Il faut lui montrer qu’elle n’est rien. Ou peut être lui cacher tes larmes.

« Tu peux continuer à rêver si ça te fait plaisir, mais j’ai déjà perdu assez de temps comme ça. Il est grand temps que j’aille me décrasser de toute la bourbe que tu as déposée sur moi. »

En t'éloignant, tu essuies ton visage et tente de cacher la mèche dont tu sais que la couleur vient de passer au blanc.








14h03, après-midi morne et habituelle.

Peu de clients, c’est le calme avant la tempête de ton service du soir.

Tu regardes avec dégoût ceux qui traînent sur les tables du fond, ombres d’eux-mêmes, corps sans dignités et sans fierté. Du sang moldu coule dans leurs veines, tu le vois à leur déchéance. Corruption sanguine perfide et insidieuse, détruisant étape par étape la grandeur sorcière.

Tu ne déteste pas ton travail, au contraire. Les fumées persistantes, la lumière tamisée et les vapeurs d’alcools te calment et t’apaisent. Te permettent de te concentrer, de prévoir. Ce n’est que temporaire, qu’une façade.

Tes plans sont plus grands qu’aucun d’entre eux, pauvres âmes ravagées, ne pourrait l’imaginer. Ce n’est pas le moment pour toi de travailler au Ministère, ou à un poste plus exposé.

Créature du l’ombre, tu apprécies ta tranquillité.

Quelques sourires affables valent bien de pouvoir conserver ta liberté. Ce n’est peut-être pas l’endroit le plus réputé, et si les conventions sociales t’importaient plus, tu pourrais même avoir honte de travailler dans un endroit si peu digne de ta grandeur.

Mais pour l’instant, tu n’as pas besoin qu’ils sachent.

Tu sais que tu pourrais les tuer un à un, lentement, en prenant soin qu’ils souffrent, si tu le voulais. Tu es plus intelligente que ça et tu sais que la victoire se gagnera sur le long terme, en infiltrant leurs rangs.

Louve parmi les brebis stupides, tu récoltes les informations indispensables à la cause.

Tes yeux se font doux, ta moue innocente, ta chevelure angélique. Changements subtils de ton visage, pas assez importants pour qu'ils les remarquent, juste assez pour qu'ils aient envie de te faire confiance. Tu glousses quand les employés du Ministère te font un compliment, rougis, même, s’il le faut.

Et surtout, tu écoutes. Tu prends note. Tu retiens et tu compiles.

Un éclat de rire et de verres, interromps ta pensée.

Instinctivement, ton poing se resserre et se dirige vers ta baguette.
Un homme te hèle et titube vers toi pour te faire comprendre qu’il faut le reservir.

Inspiration. Expiration.

Commissures qui s’écartent.

Il hurle désormais, sous prétexte que tu es trop lente.

Sourire ravageur.

Tu jettes un rapide coup d’œil autour de toi, les autres clients ne lui prêtent pas attention. Parfait.

Rapidement, tu l’attrapes par les épaules et le rassois. Avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, ton doigt a effleuré ses lèvres.


« Tut, tut, tut. C’est à moi de parler maintenant. »


Tes yeux deviennent entièrement noirs.

Tu t’amuses à observer sa réaction, sa gorge se serre, ses pupilles se dilatent. Il se liquéfie littéralement devant toi.

Bien.

« Ce n’est pas très gentil de déranger les honnêtes sorciers quand ils travaillent durement. Alors tu vas te lever, gentiment, et partir. Et sois gentil, ne reviens pas. Cela me mettrait très en colère, et je ne pense pas que tu aies très envie de voir ça, si ? Tu as envie que je m’énerve ? »

Tout en parlant, tu as sorti ta baguette, que tu caresses lentement, sans le quitter des yeux.

Il déglutit bruyamment, secoue la tête et quitte précipitamment la salle.

Ils ne sont plus que 3, à une table. Ils n’ont rien commandé depuis 45 minutes, et tu as des choses plus intéressantes à faire que le baby-sitting. Tu as déjà écouté, et leur conversation est tellement banale que tu n’auras aucune information à faire remonter. Tu leur annonces que le bar ferme pour le reste de l’après-midi, encaisse leurs consommations et verrouilles la porte derrière eux.

14h25, tu as 3 heures avant de devoir rouvrir pour les clients habituels.
Ça te suffira.

Tu empruntes la porte de la réserve, déverrouilles le passage que tu as créé et pénètres dans la petite salle au sous-sol.

Là où le plus important se passe.

Ton atelier à potions.

Atelier à poisons.








12h34, la nuit est tombée depuis bien longtemps.  
Dans l’allée sombre et brumeuse, un éclairage public clignote péniblement. Ils ne sont même pas capables d’éclairer leurs rues correctement.

Tu es prise de frissons.

Un œil non avisé pourrait confondre ta réaction avec de la peur. Mais c’est bien plus fort que cela. C’est du dégoût.

Tu vérifies autour de toi, personne ne t’a suivi.

Adossée contre un mur, tu calmes ta respiration. Avec l’habitude, les transformations plus complètes se font rapidement. Tu sais exactement qui tu vas être ce soir.

Chaque fois, suffisamment différente pour ne pas être reconnue.

Tu n’es plus Alecto. Oh non, pas ici, pas dans un endroit aussi immonde et infesté de vermines.

Tu deviens Nick. Tu deviens Nyx, aussi, suivant l’envie.

Au creux de la nuit, tu deviens autre, tu changes de forme, tu évolues. Personne ne sait ni ne doit savoir. Pas encore.

Tu avances dans ton projet, tu en es sûre, mais tu as encore quelques doutes sur un des dosages et il te faut vérifier cela.

Dans le reflet d’une vitre crasseuse, tu vérifies ton apparence.

On te trouvera belle. Fascinante avec tes nouveaux yeux bleus, choisis pour que l’on s’y perde.

Femme fatale. Littéralement.

On dirait l’une d’entre elles avec ton t-shirt trop grand au nom d’un de leurs groupes pensant faire de la musique.
Caméléon vénéneux.

Tu entres, l’endroit est bruyant, plein de fumée, de musique et de rires.

Comme à chaque fois, tu hésites, tant chaque seconde en leur présence te donne envie de hurler. Mais tu sais que tu es ici à l’œuvre pour une cause plus large que toi. C’est le futur sorcier qui est en jeu.

On te sous-estime. Chez les tiens mais aussi ici.

Tant mieux.

Connaître l’ennemi, l’infiltrer de l’intérieur pour comprendre le meilleur moyen de le faire souffrir, là est ta mission.

Les voir, heureux, te donne envie de vomir. Tu te réconfortes en les imaginant, agoniser un à un, supplier pour ta miséricorde.

Tu repères ta proie du jour.

Elle danse, insouciante.

Alors, tu danses avec elle. Tu fais semblant de comprendre ses références moldues, tu joues la femme mystérieuse, tu l’intrigues, tu la charmes.

Pour la cause.

Il ne te faut pas longtemps pour qu’elle accepte de rentrer avec toi.

Si naïve.

2h48, tu la regardes dormir. Nue et vulnérable, elle dort pourtant paisiblement. Si tu arrivais à oublier son sang impur, tu pourrais peut-être te laisser attendrir. Mais cela n’arrivera pas.

Tu prends une douche pour enlever tout résidu de sa peau sur la tienne, tu effaces ses baisers, tu oublies ses caresses.

Méticuleusement, tu ranges tes habits moldus et retrouve ton apparence usuelle.
Nyx séduit, Alecto détruit.

Tes potions sont prêtes.

Sans un bruit, tu t’assois à côté d’elle en lui caressant les cheveux.

Tandis que ses yeux commencent à s’entrouvrir, tu lui fais respirer les vapeurs bleus qui sortent d’une de tes fioles.

« Tu ne vas plus pouvoir parler maintenant, on ne voudrait pas que tu te mettes à crier et que tu réveilles les voisins après tout. Si tu survis, je te laisserai partir et tu ne te souviendras de rien, c’est promis »

Tu évites de plonger dans ses yeux paniqués et tu rajoutes un peu de racine d’asphodèle dans ta potion.

Tu espères qu’en augmentant le dosage, les effets seront plus rapides.
Sans la regarder, tu lui fais avaler toute la dose avant d’aller t’asseoir un peu plus loin en attendant que le poison agisse.





When you light a candle, you also cast a shadow.
ANAPHORE


Dernière édition par Alecto N. Carrow le Mar 30 Jan - 23:52, édité 9 fois
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Fabian Prewett
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 19:02

YAAAAAAAAAAAAAAAAAY :cutie: :l: :l:
Ce scénario :hola:
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Elena Yaxley
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 19:10

Bienvenueeeee :l:
Ton vava me terrifie, j'adoooore !
Courage pour ta fiche :cutie:


† When my family thinks hhat I'm safe in my bed, from night until morning, I am stretched at your head. Do you remember the night we were lost in the shade of the blackthorn and the chill of the frost.
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Antonin Dolohov
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 20:02

Bienvenue sur le forum !
Ton début de fiche ... :bave: hâte de lire la suite :red: :red:


lost in the darkness.
We find delight in the most loathsome things.


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Severus Snape
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 20:52

Nice !!!! :D J'aime beaucoup !
Bienvenue :red: :red: :red:


i'm the shadow
behind the sun.



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Alecto N. Carrow
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 22:02

Merci, vous êtes trop mimis :plz:


When you light a candle, you also cast a shadow.
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Dorcas Meadowes
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Ven 26 Jan - 22:37

CE SCÉNARIO EST SI COOL et en plus tu as gardé Gaga :cutie: bienvenue parmi nous, j'applaudis tous tes choix so far et j'ai hâte de lire la suite :l:


(i wanna hold your hand)
now we're picking fights and slamming doors, magnifying all our flaws, and i wonder why, wonder what for, why we keep coming back for more? is it just our bodies? are we both losing our minds? is the only reason you're holding me tonight 'cause we're scared to be lonely? do we need somebody just to feel like we're alright? is the only reason you're holding me tonight?
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Narcissa Malfoy
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Sam 27 Jan - 13:20

Bienvenuuuuue :hola:

Tu as gardé Gaga :cutie: Joli début de fiche, je rejoins Dorcas, hâte de voir la suite :l:
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Dorcas Meadowes
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Mer 31 Jan - 12:25

J'ai tout luuu :cutie: reste à attendre l'avis de @Narcissa Malfoy :l:


(i wanna hold your hand)
now we're picking fights and slamming doors, magnifying all our flaws, and i wonder why, wonder what for, why we keep coming back for more? is it just our bodies? are we both losing our minds? is the only reason you're holding me tonight 'cause we're scared to be lonely? do we need somebody just to feel like we're alright? is the only reason you're holding me tonight?
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Narcissa Malfoy
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Mer 31 Jan - 14:38

maaaah c'est si joliment écrit et tu soulèves tellement de pistes intéressantes :cutie: pouaaah j'adore :l:
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Kieran Walsh
MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   Mer 31 Jan - 15:04

Fiche Validée !

Well, je ne sais pas trop par où commencer omg :cutie: Déjà, c'est superbement bien écrit, ça se lit véritablement comme du petit lait et avec le suspens de découvrir la suite :cutie: Ensuite, le personnage est vraiment trop bien interprété, tu es juste et honnêtement, ça m'a fait froid dans le dos à un moment :cutie: BREF, trop de feels à la lecture de cette fiche :red: Je valide donc avec plaisir et te souhaite de bien t'amuser pamis nous avec ce chouette personnage :l:

Maintenant que le plus dur est passé, voici quelques conseils pour poser tes valises sur le forum. Je t'invite dans un premier temps à aller recenser ton avatar dans le registre maintenant qu'il est validé. N'oublie pas non plus de te familiariser avec le système des points et à aller lire les annexes si ce n'est déjà fait.

Tu peux également et dès à présenter ouvrir ta fiche de liens et créer jusqu'à trois scénarios si tu en as besoin. Si tu as encore la moindre question à propos du forum, je suis toujours disponible par mp. Et, bien évidemment, la chatbox et le flood sont à ta disposition de jour comme de nuit !

Bon jeu sur FLOO POWDER !  :cute:  


† And if you whisper like that...  if you want me like this, and if you need me like that, it was dead long ago but it's all coming back to me, it's so hard to resist and it's all coming back to me, I can barely recall and it's all coming back to me now
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MessageSujet: Re: there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto   

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there is the darkness of lovers, and the darkness of assassins. it becomes what the bearer wishes it to be, needs it to be. - alecto
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