[TW] A Bad Education - Dolena

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Elena Yaxley
Elena Yaxley
MessageSujet: [TW] A Bad Education - Dolena    Ven 2 Fév - 18:05

Elle se trouve dans sa chambre encore, en plein milieu de l'après-midi, devant sa maquilleuse en bois, occupée à terminer les boucles de sa coiffure. Préférant de loin utiliser une brosse à la façon moldue pour tromper l’ennuie et se donner l’impression d’un semblant de résistance à sa vie tracée par un autre. Appliquant une touche de laque pour fixer ses blonds cheveux dont les boucles souples retombent délicatement sur ses épaules, Elena repense à sa rencontre avec Kieran. Ces retrouvailles impromptues lui ont laissé un goût doux-amer dans la bouche et au fond de la gorge. Remettant en question toutes ces années qu’elle a passées à se convaincre du bien fondé de son choix, de l’infaillibilité de sa décision et de l’inutilité de ses sentiments dans l'histoire. Les Sang-pur n’épousent pas les fils de moldus, elles ne s’échappent point à pas feutrés, lorsque le crépuscule apparaît, pour rejoindre les bras et les draps d’un autre que celui qu’on lui a choisi. Aussi beau et séduisant puisse-t-il être, aussi amoureuse qu’elles soient. C’est pourtant tout ce qu’elle a fait. Un papillon de nuit attiré par les éclats du soleil. Une …

Un bruit sourd se fait entendre au premier étage, sa main se fige alors dans ce geste futile qui résume à merveille sa vie de paresse et de torpeur. Un nouveau bruit, comme un objet lourd projeté sur le sol en marbre aussi solide que froid. Inquiète, Elena se relève d’un mouvement fluide et alerte, sa baguette - trop peu utilisée à son goût - déjà dans sa main. Elle quitte sa chambre, sans prendre la peine de refermer la porte et descend les escaliers aussi vite que lui permettent sa robe d’intérieur dont les volants bleutés épousent les courbes de ses hanches, ainsi que les petits talons qui claquent sur chaque marche. Le bruit recommence encore, et la jeune femme est tiraillée entre peur et excitation. Enfin une rupture plus que bienvenue avec son ennuie quotidien, avec un peu de chance ce sera même l'occasion pour elle de se servir de sa baguette. Tandis que ses pas l’amènent devant la double porte massive qui mène au petit salon, Elena s’interroge. Peut-être est-ce son mari qui s’entraîne avec ses amis si « sympathiques », ou un cambrioleur cherchant à leur dérober tableaux et statues – bien qu’elle se demande qui arriverait à entrer par effraction dans la demeure chargée de boucliers de protections et charmes d’invisibilité. De plus, son mari est supposé être parti effectuer quelques achats obscurs, si ce qu'il lui a dit est vrai - ce qu'Elena se contrefiche de découvrir. L’espace d’un instant, d’une seconde, elle imagine Kieran aussi alcoolisé qu’elle l’était le soir du Nouvel An, en train de passer par les grandes vitres ouvertes et retomber dans un fracas en plein centre du salon. Mais cette pensée est chassée de son esprit aussi vite qu’elle arrive.

Ce n’est pas un duel qui s’offre à ses yeux bleus lorsque la porte s’ouvre sous l’action de son poignet. Ni un cambrioleur, et certainement pas Kieran. Ce qu’elle voit à la place lui glace le sang. Sa longue baguette torsadée à la main, pas tout à fait dressée, mais prête à passer à l’action si nécessaire, Elena avance de quelques pas dans le petit salon de style anglais. Celui réservé aux discussions entre hommes après vingt heures et aux visites de courtoisie. La lèvre retroussée et son regard bien plus froid que de coutume, donc arctique, elle s’élance vers Aden, son fils d’à peine 6 ans. S’agenouillant à ses côtés, elle le prend dans ses bras et lui caresse doucement ses courts cheveux d’une blondeur comparable à celle de sa mère. Avant de se tourner vers l’infâme responsable – sans grande surprise – de l’état déplorable de son garçon. Nul autre qu’Antonin Dolohov, meilleur ami de son frère, mentor de son mari, et son plus grand tourmenteur. Sans Selwyn, pas un doute que le Russe les aurait tués en apprenant son écart de conduite. Mais le grand frère d’Elena savait se faire respecter ou écouter, ce qui leur avait évité la mort. Malheureusement, pas les tortures mentales qu’ils subissent de la bouche du mangemorts, ni apparemment son incroyable capacité à s’immiscer dans chacun des aspects de sa vie. Et Ms Yaxley ne sait pas qui elle doit le plus détester : son frère pour l’avoir emprisonnée puis vendue, son mari qui se montre toujours aussi faible et conciliant devant son mentor, le mentor susnommé pour se délecter autant de sa souffrance ? Ou elle-même, pour tout ce qu’elle a fait, et tout ce qu'elle a causé ?

« Antonin » le prénom siffle entre ses dents blanches malgré son apparence doucereuse. Elle le sait impétueux et colérique mais ne peut empêcher la rage qui bouillonne, le sang qui lui monte à la tête et son ventre qui se tord lorsqu’elle voit son fils en piteux état et le russe debout, responsable pour sûr des larmes silencieuses qui glissent le long des joues d’Aden. « Corban étant sorti, puis-je savoir ce que tu fais chez moi, seul, avec mon fils ? » Son explication a intérêt à la rassurer même si Elena est persuadée que ce sera tout le contraire.« Et surtout, pour quelles raisons Aden est-il sur le sol, en larmes ? » un sourire aussi tranchant que la lame d’un couteau prend possession du visage très pâle d'Elena, prête à en découdre déjà, au moindre petit geste de sa part. Car ce n’est pas Elena la traîtresse, ni l’amante d'un sang-mêlé, et encore moins l’ombre qu’elle est devenue ces derniers temps, qui s’adresse ainsi au mangemort. Ni même la Elena apeurée de vingt ans.

C'est une femme, au cœur refroidi par la dureté de la vie, par les choix impossibles qu'elle a dû faire, par les nuits pleines de doute et les jours emplis de solitude. C’est une mère. La mère qu'elle n'a pas pu être pour Brianna


Dernière édition par Elena Yaxley le Dim 25 Mar - 15:54, édité 1 fois
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Antonin Dolohov
Antonin Dolohov
MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Dim 11 Fév - 11:20

De l’agacement ou de l’amertume, le ténébreux Russe ne savait pas ce qui était le plus fort. Peut-être bien que les deux se mêlaient, le rendant d’une humeur particulièrement exécrable depuis deux jours déjà. Il s’était sans aucun doute reposé sur ses lauriers après le succès de l’attaque au Chaudron baveur ; ou peut-être était-ce un relâchement de sa part. Il espérait que ce n’était pas la seconde option, car Bellatrix Lestrange viendrait lui rire au nez si c’était bien le cas. Cependant, Dolohov ne pouvait s’empêcher de remettre en question ses méthodes, un peu trop douces apparemment. Peut-être qu’il s’agissait d’une explication plausible aux deux échecs consécutifs qu’il avait dû subir : le premier, lors de sa mission avec la fille Carrow ; le second à Pré-au-lard, lorsque le roux et sa copine avaient débarqué de nulle part. Rien que d’y repenser, son sang ne fit qu’un tour et il sentit sa baguette vibrer de colère dans sa poche intérieure. À force de faire attention à son image publique, il semblait bien que le Russe était devenu un peu trop conciliant, que ce soit à l’égard de ses ennemis ou de ses alliés. Les membres de l’Ordre du phénix se permettaient des tours qui laissaient à penser qu’ils ne le prenaient plus tellement au sérieux. Son demi-frère avait l’audace de s’adresser à lui en faisant des sous-entendus qui lui déplaisaient fortement. Des yeux extérieurs auraient pu dire que le Russe s’en faisait pour un rien ; deux échecs face à l’immensité des pertes dont il était le responsable. Pourtant,  Dolohov savait que c’était sa place de favori auprès du Maître qui était en jeu. Les Malfoy et autres opportunistes n’hésiteraient pas, s’ils sentaient un fléchissement de sa part. Par ailleurs, Dolohov ne connaissait que l’excellence, de part son éducation à Durmstrang. Se contenter de la débâcle n’était définitivement pas satisfaisant.

« Je te laisse, Corban. Je préfère ne pas t’accompagner ; tu sais très bien à quel point j’ai les Burke en horreur » lâcha le Russe à l’attention de Yaxley, qui attendait une réaction de sa part. Les Burke avaient beau être des sangs-purs, Dolohov les classait en bas de sa liste. Peut-être même juste au dessus des traîtres à leurs sangs, tels que les Prewett et compagnie. Il s’agissait probablement d’une insulte au nom des Burke, mais soit. Il ne les appréciait pas, d’autant plus qu’il était obligé de côtoyer l’une de leurs femmes au Département des mystères, ce que Dolohov exécrait d’autant plus. Alors il abandonna avec plaisir Corban à ses sombres besognes, et comme prévu, il transplana au manoir des Yaxley, où ils devaient se retrouver pour discuter un peu plus tard. Son ami avait tellement confiance en lui que cela ne le dérangeait pas que Dolohov traîne chez lui à sa guise pendant ses absences. Depuis son arrivée en Angleterre, il y avait déjà plus de vingt ans, le Russe avait passé tellement de temps dans ce manoir qu’il n’hésitait plus à passer le pas de la porte dès que l’envie se faisait.

Il passa le seuil de la porte sans un bruit, aussi silencieux qu’une ombre. Dolohov n’avait pas envie de se retrouver face à la doucereuse maîtresse de maison pour le moment. Il n’avait pas la patience de supporter son hypocrisie, la seule arme qui restait à la femme de Corban pour contrer ses attaques personnelles. Les pas du Russe le menèrent dans le petit salon, où ils discutaient souvent meurtre et torture, mais pas seulement. Car les Sangs-purs n’y discutaient pas seulement de leur prochaine victime ; lieu d’échanges plus importants. Comme l’éducation du petit Yaxley par exemple, qu’il découvrit à son arrivée dans la pièce devant un armoire ouverte, la tête fourrée à l’intérieur. Dolohov esquissa un sourire mauvais devant ce spectacle. Il retira son manteau d’hiver et l’accrocha consciencieusement au porte-manteau.

Aden Yaxley était l’une des préoccupations de Dolohov. Un autre problème dont il avait décidé de s’occuper, parce qu’il y avait bien trop de traîtres ces derniers temps. Et il n’était pas dans l’intérêt du Russe de laisser filer un Yaxley dans l’autre camp. Le Russe s’installa confortablement dans l’un des fauteuils, de telle manière à faire face au petit fouineur. « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi » se demanda-t-il en haussant le ton pour attirer l’attention de la petite tête blonde. Aden se redressa presque immédiatement, pris sur le fait. La peur se mêlait à la panique sur son visage poupin, alors qu’il découvrait son oncle Antonin confortablement installé et la baguette prête à l’emploi. « Endoloris » finit par articuler le bras droit de Voldemort, sans aucune hésitation dans sa voix. Il aurait pu lancer le Sortilège impardonnable sans un mot. Il préférait cependant observer l’effroi de sa jeune victime. Un mot. Neuf lettres. Rien de bien méchant en apparence. Et pourtant, le petit Yaxley se tordait de douleur. Il s’échoua au sol dans un grand fracas, incapable de supporter la force du Sortilège. « Si tu te permets de fouiller dans les affaires de ton père, évite de te faire attraper » conseilla froidement le Mangemort, en se levant du fauteuil. Le jeune garçon hocha la tête, des larmes silencieuses coulant sur ses joues rouges.

Son face à face avec le gamin fut de courte durée. Dolohov leva les yeux en voyant Elena débarquer dans la pièce, dans un numéro de mère inquiète plutôt convaincant. Elle s'agenouilla auprès de son fils, toujours aussi froide, toujours aussi tranchante. De son côté, le Russe resta impassible face à son intervention inopinée, qui contrariait la petite leçon que le Mangemort souhait donner au gamin Yaxley. « Je suis venu pour boire du thé, voyons » répondit-il avec un sarcasme non dissimulé. « Quant à ton fils, et bien... disons qu'il bénéficie d'une leçon particulière aujourd'hui. Tu peux retourner à tes occupations, Elena. Aden n'a certainement pas besoin de ta sollicitude de mère. » Un poison. La présence de la Selwyn n'était qu'un poison pour ce futur soldat de Voldemort. Dolohov ne la laisserait pas faire. Il n'était ni son frère, ni son mari. Il n'éprouvait aucuns remords à l'éloigner, de gré ou de force. « Je veux bien que tu nous envoies ton elfe de maison pour servir ce fameux thé. » Une mise en garde tacite, afin qu'elle sorte du petit salon et qu'elle abandonne son enfant, comme elle savait si bien le faire.



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Elena Yaxley
Elena Yaxley
MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Sam 17 Fév - 9:29

Elena ne supportait jamais la présence de Dolohov dans sa maison, seul endroit qu’elle aurait voulu résistant à l’envahisseur. Il aurait été pourtant naïf de croire qu’elle avait son mot à dire dans la question. Elle avait bien essayé une fois, alors que Corban était dans un bon jour, d’user de la seule arme qu’elle avait à sa disposition avec lui. Usant de ses charmes, elle tenta de lui faire comprendre qu’il valait mieux éloigner Aden des réunions impromptues et longues qui se tenaient dans le petit salon, mais aussi des réprimandes violentes qu’il aurait pu subir. Car il n’était encore qu’un petit enfant et qu’il était de leur devoir de le protéger de la dureté du monde extérieur. Tout cela avec de grands yeux inquiets et de belles caresses. Et cela fonctionna. Pour un temps.

Pas assez de toute évidence, puisque Dolohov se permet de prendre ses aises, de venir chez eux lorsque l’envie le prend, et apparemment de donner des leçons corsées à un enfant qui n’est pas le sien. Elena comprend bien ce qu’il entend par particulières pour en avoir fait les frais à maintes reprises de la baguette de son propre frère. Aux tremblements de son fils, à la façon toute singulière que les larmes ont de couler sans bruit, elle sent, elle sait ce que le Russe lui a fait. Et son instinct de protection bouillonne d’autant plus. Dans un effort surhumain pour ne rien laisser transparaître de sa fureur, elle répond calmement « C’est plutôt Aden qui n’a rien à faire ici. Il sait que c’est interdit d’entrer dans le petit salon, n’est-ce pas mon chéri ? » D’un geste presque imperceptible, Elena rapproche d’elle son fils qui s’est relevé et remet en place une mèche de ses cheveux fins. Cheveux d’ange. Aden hoche la tête, maintenant qu’il tourne le dos à son précepteur improvisé il se permet de renifler doucement et de s’excuser. « Et si tu allais chercher Fizzly, tu lui demandes de faire le thé préféré de notre invité et de l’apporter dans le Petit Salon ? » Son fils hoche vivement la tête, sans doute soulagé de pouvoir s’éclipser ne serait-ce que pour un moment, et se dirige le plus prestement possible en direction de la sortie. Elena se relève ensuite et passant une main dans ses cheveux – pour vérifier que sa coiffure est toujours en place – elle ajoute « Quelle piètre hôtesse je ferais si je laissais un invité errer seul dans ma demeure. Surtout quelqu’un d’aussi à l’aise avec mon fils. » C’est presque une menace, c’est au moins un avertissement qu’elle fait passer tout bas de peur que son fils, encore présent, les entende. Elle aimerait être partout ailleurs qu ‘ici dans cette pièce chargée de tant de complots morbides, partout ailleurs qu’avec lui, qui la regarde toujours comme si elle était inférieure, comme si elle ne méritait même pas qu’il lui accorde son attention, comme si elle faisait partie du décors. Et c’est sans doute la vérité dans ce regard qui la révulse tant. Ou bien elle imagine tout cela. Ce ne serait pas la première fois.

« Je ne voudrais cependant pas te retenir, cher Antonin. Comme tu le sais sans doute, Corban est parti faire quelques emplettes et il risque de ne pas revenir avant un bon moment. » Elena se pose tout en candeur sur un des grands fauteuils en cuir, aussi inconfortable que froid. Elle est chez elle, et veut lui montrer qu’il n’est pas en position de force. Bien que cela ne berne personne, de par son statut de femme et ses erreurs passées cela fait longtemps que madame Yaxley a été écartée de tout… Elle s’est souvent demandée pourquoi les grandes familles aimaient tant les murs froids et les meubles ostentatoires. Cela complimente assez bien leur cœur ceci dit. Elena lui fait face, le regard dur et le sourire discret. Elle ne le quitte pas des yeux et se montre aussi imperméable que possible à toute intrusion mentale qu’Antonin Dolohov pourrait tenter, magique ou verbale. Elle enfonce dans son esprit tout souvenir qu’il pourrait tenter de percer pour l’utiliser ensuite contre elle. Envolée la soirée du nouvel an passée en compagnie de Kieran. Disparues les nouvelles informations apprises sur sa Brianna. Elle se fait aussi dure qu’un mur de marbre pour qu’aucune de ses capacités de légilimancie –dont il dispose forcément – ne puisse grappiller la moindre information que le Russe pourrait ensuite divulguer à Corban, ou pire, à son frère. Dans son esprit, ce sont des arrangements floraux qui l’envahissent, des conversations futiles avec Narcissa Malfoy, voire des images mentales qui pourraient le mettre mal à l’aise. Tout pour prévoir une possible invasion du Russe.

Après tant d’années en territoire ennemi, Elena en est devenue prévoyante, peut-être un peu paranoïaque.


† When my family thinks hhat I'm safe in my bed, from night until morning, I am stretched at your head. Do you remember the night we were lost in the shade of the blackthorn and the chill of the frost.
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Antonin Dolohov
Antonin Dolohov
MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Lun 26 Fév - 11:25

Dire que Dolohov n’appréciait pas Elena Yaxley était un sacré euphémisme. Certes, il s’agissait d’une femme très belle. Il aurait pu l’avouer volontiers si quelqu’un s’aventurait à lui poser la question un jour. Elle avait hérité des traits les plus saillants de sa lignée, et il se dégageait une classe digne des Sang-purs. Sa chevelure dorée, son regard bleuté envoûtant, sa ressemblance avec Nina Yaxley était absolument frappante, quand bien même la femme qui se tenait devant lui n’avait acquis ce nom de famille qu’à la suite de son union avec Corban. Sur ce terrain-ci, le Russe ne pouvait se montrer de mauvaise foi. Cependant, le passif de la jeune femme venait ternir ce tableau de beauté avec une telle violence, qu’à cet instant, elle ne lui inspirait que du dégoût. Son apparence n’était pas à même d’éclipser l’odieuse réalité de ses actes. Elena n’était qu’une traîtresse, à son sang, à sa famille. Il aurait presque pu la classer dans la même catégorie que la Black déchue, si ce n’était pour le choix encore plus détestable de cette dernière qui avait fini par s’unir à un Sang-de-bourbe. La Yaxley avait osé se mêler avec la plèbe, un Sang-mêlé de la pire espèce. Elle avait bafoué l’autorité de sa famille, mais aussi et surtout celle de son frère. Pour le ténébreux Russe, elle n’était qu’un mélange de honte et de déshonneur avant tout. Si ce n’était pas pour l’amitié qu’il portait à ses deux amis de longue date, il n’aurait pas hésité une seule seconde à user de son instrument létal pour effacer toute trace de cette femme de la surface de la terre.

Et pourtant, le Mangemort se retrouvait forcé de la croiser trop souvent, que ce soit aux événements mondains ou dans la maison de son ami. Elle s’accrochait à son mari, comme si elle avait de l’affection pour lui, alors que Dolohov savait pertinemment que c’était un autre qui occupait son esprit. Il devait tolérer sa présence, se taire sans faire la moindre insinuation. Pourtant, son ingérence dans des affaires qui ne la concernaient pas le mettait hors de lui. Installée confortablement sur le fauteuil en cuir, un masque de froideur au visage, Elena ne se doutait probablement pas qu’elle avait choisi le mauvais moment pour continuer le jeu d’hypocrisie auquel ils s’adonnaient ordinairement. « Aden. Do. Not. Move » gronda le Russe d’une voix forte. Il soutenait le regard de la femme de Corban, sans ciller. « Tu n’iras pas demander à l’elfe de maison de faire du thé, parce que ce n’est pas à toi de le faire. » Le garçon se stoppa net dans son élan, encore fébrile en raison de la torture qui venait de lui être infligée. Il mettait un peu trop de temps à se remettre du Doloris, ce qui ne manqua pas d’agacer Dolohov un peu plus. Pour devenir le digne héritier des Yaxley, le gamin avant encore beaucoup de chemin à faire. « Tu vas l’appeler d’ici, sans sortir de cette pièce. Maintenant. ». Le teint livide, le gamin accorda un rapide coup d’œil à sa mère, comme s’il cherchait son approbation. « Je ne me répéterais pas deux fois, Aden » claqua le Mangemort, l’influence de cette femme sur celui qui représentait l’avenir glorieux des Sangs-purs le dérangeant outre mesure. Il ne s’adressa pas à elle pour le moment, ignorant totalement ses douces provocations, auxquelles il répondrait bien assez tôt.

Le teint livide, Aden finit par s’exécuter. D’une voix faible, il prononça le nom de l’elfe de la famille, qui apparut immédiatement dans le Petit Salon. « Oui Maître Aden ? » s’enquit l’être magique d’une petite voix aiguë. « Que puis-je faire pour vous ? » Sous l’œil attentif du Mangemort, le gamin finit par répondre. « Tu… tu peux préparer le thé préféré de… de… d’Oncle Antonin, s’il-te-plaît ? » Dolohov leva les yeux au ciel devant cet échange affligeant. Un Sang-pur qui s’adonnait à la politesse à l’égard de moins que rien. Quelle honte.

« Tu vois, chère Elena, c’est pour cette raison que je me permets d’être à l’aise avec ton fils, sous ce toit que tu considères comme étant le tien, semble-t-il…? » Dolohov s’avança de quelques pas, se rapprochant dangereusement de la femme et de son fils, sa baguette toujours en main. « S’il-te-plaît ? Aden, à qui crois-tu t’adresser ? À un de tes semblables peut-être ? C’est Corban qui sera absolument enchanté d’entendre que tu partages les idéaux de ce vieux fou de Dumbledore. » Rien qu’à cette idée, un rictus méprisant se dessina sur le visage du Mangemort. « Tu as beaucoup de chance d'être tombé sur moi. Tu vois, jeune homme, je suis un peu plus... rationnel que ton Oncle Arthur. Ta mère pourra te le confirmer à l'occasion, puisqu'il semble que tu l'écoutes consciencieusement. » Sous-entendus que le gamin ne saisissait sûrement pas, mais qui étaient destinés à l'influente mère de famille.

Dolohov se rapprocha encore un peu plus d'Elena, avant de se pencher vers elle. Une proximité qui aurait pu être troublante, si le Russe ne méprisait pas tellement la Yaxley. « N'est-ce pas, Elena ? » Il ne cherchait aucunement son approbation. Jamais. « Les couronnes de fleurs ne te sauveront pas, ni toi, ni ton fils » ajouta le Mangemort dans un murmure sinistre et vague. Une référence claire au fait que Dolohov n'arrivait pas à infiltrer l'esprit de la femme de Corban comme il aurait souhaité le faire. Une menace déguisée ? Peut-être bien, parce que ce n'était certainement pas ses talents en matière d'Occlumancie qui arrêteraient le Mangemort. Ce dernier attrapa la boîte de cigares cubains qui se trouvait sur la table basse à côté du fauteuil, avant de se redresser. Il en sortit un, déjà coupé au préalable, puis reposa la boîte à sa place. « Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi, Aden ? » se demanda-il à haute voix. Portant le cigare à ses lèvres, le Russe l'alluma méthodiquement à l'aide de sa baguette magique, en tirant dessus avec application. Il expira une épaisse fumée en direction d'Elena, sans daigner tourner la tête pour lui épargner la forte odeur du tabac. Bien entendu, Dolohov avait déjà sa petite idée sur la manière de gérer la situation, ce qui ne plairait sûrement pas à la maîtresse de maison. Il en jubilait par avance.



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Elena Yaxley
Elena Yaxley
MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Mer 7 Mar - 14:58

Elena aurait dû penser que le russe n’accepterait pas aussi facilement l’échappatoire qu’elle venait de fournir à son fils. Malgré sa détestable inclinaison pour la torture, la violence et sans aucun doute la mort, Antonin Dolohov n’était pas un idiot. Il aurait fallu être de très mauvaise foi pour ne pas le remarquer, tout comme il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer ses choix vestimentaires impeccables et sa beauté magnétique. Ce charme presque animal était cependant gâché par ses idées puristes dépassées et son dévouement à cet homme qu’Elena n’avait pas encore rencontré tout en espérant que cela n’arrive jamais. Et c’était des frissons de dégoût qui la parcourait lorsqu’elle entendait sa voix ou qu’elle observait ses yeux aussi glaciaux que les paysages de Russie.

Pourtant, elle a pensé qu’elle s’en sortirait, qu’elle pourrait protéger son adorable fils de la cruauté sanguinaire du mangemort, sinon elle ne se serait jamais assise. Sa main se resserrent sur sa délicate baguette, dans un geste silencieux et qu’elle veut discret. Son visage reste de marbre, mais une rage encore plus forte s’empare de son cœur. S’il fallait utiliser une image, l’on dirait qu’Elena voit rouge à l’instant où son fils se fige et tourne son visage de nouveau apeuré vers sa mère, cherchant du réconfort auprès de cette femme qu’il croit encore forte et indépendante malgré la faiblesse dont elle faire preuve quotidiennement. Il la voit avec les yeux de l’amour. Elle pousse un léger soupire et oblige ses lèvres à s’étirer en fin sourire alors qu’elle hoche de la tête, signe d’acceptation et de résignation. Telle une mère à l’affut du danger, elle fixe la créature qui cherche à les acculer dans un coin, prête au moindre signe de violence à user de représailles magiques. Frère et mari tout deux absents, Elena se sent moins prise au piège, et en cet instant fou, dans son esprit embrumé par une rencontre impromptue dans un bar vide, elle se dit qu’elle pourrait s’en sortir si elle le faisait disparaître, personne ne le regretterait, personne d’importance en tout cas. Cette pensée est vite remplacée par une couronne de fleur qu’elle a créé il y a quelques temps déjà. C’est inutile, après tant d’années sans pouvoir s’entrainer en dehors du confort de sa chambre, Elena ne doit plus autant briller en duel, surtout face à un homme tout à fait versé dans ce style de magie.

Il n’y a rien d’autre à faire que de laisser son fils appeler Fizzly, leur petit elfe de maison, encore tout jeune comme l’atteste sa voix de ténor, la maîtresse de maison s’attend au pire et le pire voit le jour lorsque Aden utilise un vocabulaire si poli auprès de ce qui est – aux yeux de tous – un simple esclave dont le seul but est de contenter la famille Yaxley. Ses yeux se ferment malgré elle alors qu’un sentiment de frayeur apparaît en son sein. Se mordant la lèvre plus fort que de raison, elle se méprise à avoir tenter de lui apprendre les bonnes manières, le respect envers cette créature intelligente. Elle s’en veut et peut-être même qu’elle voudrait s’énerver contre ce fils qui l’écoute, et qui est trop naïf et bien trop jeune pour comprendre les enjeux qui se jouent dans cette pièce. C’est sans surprise pour la blonde qu’Antonin se rapproche de son fils qui est maintenant tout près d’elle, sa petite main tremblante accrochée à la robe de sa mère. Le ton de sa voix sonne comme une menace et bien pire, et la prise sur sa baguette se renforce un peu plus, un nombre impressionnant de sort défile dans sa tête et Elena s’imagine lancer un Tarrantallegra sur le Russe pour le contempler dans une danse effrénée. Son sourire se fait mauvais lorsqu’il continue son monologue acerbe et qu’il se penche jusqu’à se retrouver presque nez à nez avec elle. Ce rapproché la dégoûte et ses mots la traversent comme une flèche. Elena sait tout à fait à quel point les mots peuvent blesser, aussi acides et acérés qu’une lame d’un couteau. « Ce n’est pas à toi de faire l’éducation de mon fils, quelle que soit la punition que tu veux lui infliger, elle ne te revient pas. Tu n’es pas son père. » Elle murmure d’abord ces mots choisis avec soin, tout doit être soupesé avant d’être prononcé, car s'il est aussi lunatique que son frère - et Elena sent que tel est le cas - alors elle marche au bord du précipice et un rien pourrait la faire tomber dans le vide. Mais la colère d'une mère dépasse de loin toute la frayeur de la femme, et repousse au loin la lâcheté dont elle a pu faire preuve par le passé. « Pour cela, il faudrait d’abord que tu trouves une femme qui accepte de t’épouser. » Elle aussi peut appuyer sur la corde sensible, quand on fait partie du décor, on apprend à observer en silence et emmagasiner la moindre des informations que l’on peut détecter. Comme le jeu de séduction que Dolohov a commencé envers Nina, la cousine de Corban. Comme les résistances de la jeune blonde.

« Mon fils, mon éducation. » Ajoute-t-elle en se levant, forçant ainsi Antonin à reculer s’il ne souhaite pas la toucher. Prenant plus d’assurance à mesure que ces mots dangereux quittent ses lèvres. Même lorsqu’il sort un de ces ignobles cigares cubains que ces hommes adorent tant, et qu’il souffle une longue fumée blanche et malodorante à son visage, Elena ne cille pas. « Pourtant les couronnes de fleurs semblent très efficaces à l'instant. » Puisque tu n'arrives pas à lire en moi, ses yeux bleus semblent vouloir dire. Elena mentirait si elle disait ne pas être effrayée par ses menaces. Mais elle ne veut pas lui montrer l'effet que ses mots lui font, il n'aura pas cette victoire. Et il peut choisir de s’en prendre à elle, la rabaisser, la malmener, elle est habituée. Mais jamais, elle ne le laissera porter un seul coup physique ou magique sur le corps et l’esprit délicat du seul être qui l’aime encore. « Tu ne feras rien d’Aden. Si tu veux profiter de ce petit salon pour te détendre ou faire Salazar sait quoi, pas de problème. Mais tu ne toucheras pas mon fils, Dolohov. » Dans sa colère, le nom lui échappe dans un rictus de mépris, et Elena voudrait porter une main à sa bouche et rattraper cette faute de goût, cette erreur de langage qui pourrait lui coûter sa vie, mais c'est trop tard, les mots sont sortis et le Russe les a forcément entendu. Tant qu'il ne s'attaque qu'à elle, se persuade-t-elle en attendant les représailles de l'imposant et terrifiant homme qu'elle vient d'insulter. « Je suis désolé, oncle Antonin » S’interpose alors le jeune garçon, bien plus courageux qu’il n’y parait, « Je n’aurais pas dû parler ainsi à cette créature. » Une expression de surprise passe sur le visage d’Elena, « Aden. Ne parle pas quand on ne te l’a pas demandé. » Elle aurait voulu qu’il se taise, qu’il se fasse oublier et que la colère du meilleur ami de son frère ne se retourne que contre elle. Elle peut supporter un doloris, elle l’a déjà fait. Mais son fils est bien trop jeune pour subir une telle torture. « Mais maman…. » Elle l’attrape fort par les épaule et le fait passer derrière elle, le protégeant de tout son corps, bien moins impressionnant que celui de l’homme qui lui fait face dans ce petit salon qui paraît si chargé d’émotions négatives. « Ne. Le. Touche. Pas. » Elena insiste sur chaque mot, une main qui fait barrage entre son fils et Dolohov et l’autre qui pointe presque sa baguette vers lui.

« Où est-ce que je dois poser le thé de monsieur ? » C’est ce moment que choisit Fizzly pour apparaître dans un bruit de poussière qui explose, les yeux baissés et son petit corps qui tient un plateau d’argent sur lequel repose le « thé préféré d’oncle Antonin ». Merlin, la situation empire à chaque seconde qui passe.


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Antonin Dolohov
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MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Ven 23 Mar - 17:06

Elle avait beau être acerbe et glaciale envers lui, ses remarques n’eurent aucun effet sur le Russe. Ses paroles ne lui faisaient ni chaud, ni froid. Elena se débattait, tel un oiseau en cage, une vaine tentative de provoquer un ami proche de son geôlier, de le faire sortir de ses gonds. S’il n’était pas totalement dénué de sentiments, il aurait même pu avouer que la Selwyn lui faisait pitié, ses provocations se heurtant à une montagne d’indifférence le plus souvent. Un cœur froid comme celui d’Antonin Dolohov n’en avait rien à faire de ces remarques, sur l’absence d’une femme à ses côtés, et par voie de conséquence, l’absence d’héritier pour reprendre le trône de l’illustre famille Dolohov. Il s’agissait d’une affaire interne, sur laquelle il ne s’épancherait certainement pas à l’ennemie assise en face de lui. Un sourire méprisant aux lèvres, le Russe prit une taffe de son cigare cubain, avant de lui répondre. « L’intérêt que tu portes à ma vie privée me touche vraiment, Elena, tu n’as même pas idée. Ne t’en fais pas pour moi, une femme, j’en trouverais une. Et je ferais attention à ce qu’elle n’ait pas les mêmes travers que… certaines. Il semblerait qu’être une Sang-pure ne soit plus suffisant ces dernières années. » Il pensait à Elena en l’occurrence, mais le Russe ne souhaitait pas non plus se retrouver avec une compagne du genre de la Carrow par exemple.

Alors que la maîtresse de maison se relevait du fauteuil, continuant de proférer ses pseudo-avertissements qui faisaient intérieurement grimacer le Mangemort, ce dernier ne bougea pas d’un seul millimètre. Il lui rendait la tâche ardue, délibérément ; celle d’éviter un contact entre eux, deux Sangs-purs qui se vouaient une haine particulièrement profonde, sans jamais l’évoquer ouvertement, toujours sous-entendue. Cette proximité passagère ne manqua pas de s’afficher sur le visage du Russe, profondément dégoûté par cette femme. Le simple fait qu’elle ait été dans les bras d’un sang-mêlé, qui plus est avec ce Walsh, lui donnait des envies de meurtre. Puis en croisant son regard, en la dévisageant de ses yeux sombres emplis de sombres desseins, il retrouvait dans ses traits des similitudes avec celui que le Mangemort considérait comme l’un de ses plus proches amis. Arthur Selwyn était le seul rempart qui protégeait encore cette femme souillée, une traîtresse ayant préféré un impur à sa propre famille. Un déshonneur. « Figure-toi, chère Elena, que tu n’as absolument pas l’exclusivité sur l’éducation de ton fils, et fort heureusement d’ailleurs. On ne voudrait pas que les Yaxley se retrouvent avec les mêmes problèmes de désertion que certaines autres familles. » Tout le monde en parlait, sans jamais citer le nom des concernés. Pourtant, les Blacks comptaient déjà deux traîtres, la Black mariée à un Sang-de-bourbe, et l’héritier déchu qui s’était retrouvé à Gryffondor. Et Dolohov, bien que ne partageant aucun lien de parenté avec Aden, refusait d’imaginer que le fils de Corban s’engagea dans la même voie. Il était l’avenir de leur cause ; la prochaine génération de Sangs-purs ayant pour mission de défendre leurs idéaux, leur position dans cette société où n’importe qui se permettait de remettre en question leur position. « Corban m’a personnellement demandé de m’occuper de l’éducation de son fils. Et je m’y tiens, d’autant plus lorsque je surprends son héritier en train de fouiller dans les affaires de son père, tel un vulgaire voleur de bas étage. Je me demande bien de qui Aden tient ce comportement. Sans aucun doute, la même personne qui lui apprend à être poli avec des Elfes de maison. » Il porta son cigare à ses lèvres, en faisant quelques pas de côté. Son fils, son éducation ? Dolohov eut envie d’éclater d’un rire sinistre, en entendant de telles paroles progressistes de sa part. Il se demandait si Elena pensait sérieusement qu’ils la laisseraient s’occuper d’Aden, sans la surveiller. Elle avait beau avoir réussi à charmer son mari, Selwyn et Dolohov seraient toujours derrière lui, et Corban leur prêterait toujours une oreille attentive, plus attentive qu’aux doucereuses paroles d’une femme qui ne pouvait plus tomber enceinte depuis plusieurs années déjà. Elena continuait à s’opposer aux moindres paroles de Dolohov, comme si se retrouvait seul face à lui l’encourageait à bafouer son autorité. Devant son fils, qui buvait les paroles prononcées dans le petit salon, déchiré entre une mère qu’il adorait et son tuteur effrayant qui pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. La patience du Mangemort s’étiolait devant un tel manque de respect.

Dolohov s’arrêta net, lorsqu’il l’entendit prononcer son nom de famille d’un ton empli de colère. À la manière de ces résistants qu’il abhorrait tellement. Sa tête se tourna mécaniquement vers la femme aux cheveux blonds, qui se tenait toujours aussi droite et fière. S’il ne pouvait lire son esprit, en raison de ses talents en matière d’Occlumancie, le Mangemort pouvait tout de même lire l’effroi dans ses yeux. Celui d’avoir prononcé son nom, telle une insulte, au lieu de s’en tenir à son habituelle hypocrisie. Les doigts du Mangemort se resserrèrent autour de sa baguette magique, toujours en main. Il sentait une violente animosité s’insinuer dans les moindres recoins de son être, et il se retenait avec peine de ne pas régler le compte de cette femme dans l’instant, dans ce petit salon richement décoré. Un tombeau somptueux pour une traîtresse éhontée telle qu’Elena Selwyn, devenue Yaxley. Et puis le fils s’interposa, dans une tentative d’adoucir le courroux du Russe. Des excuses futiles, à présent que le point de retour était franchi. Mère et fils se protégeaient mutuellement, comme s’ils pensaient pouvoir échapper à la rage irascible d’un homme tel qu’Antonin Dolohov. Disparus, les sourires fallacieux et l’irritation mêlée à l’amusement. Rien de tel à présent, et la discussion venait clairement de prendre une toute autre tournure. Elena qui lui donnait des ordres, protégeant Aden de tout son être. Cependant, avant qu’il ne puisse entreprendre quoi que ce soit, l’elfe apparut dans la pièce, avec le fameux thé. Le Mangemort toisait ces trois êtres humains d’un œil sinistre.

Le silence était étouffant, comme le calme avant la tempête.

Endoloris. Le Sortilège impardonnable toucha l’Elfe de maison de plein fouet. La créature n’avait clairement pas choisi le bon moment pour revenir, ni même le bon endroit. Suivre bêtement les ordres d’Aden avait été une erreur fatale. Son petit corps s’affaissa, et de ses mains crochues tombèrent le plateau d’argent et la boisson chaude, dans un grand fracas. « Je n’apprécie pas d’être interrompu en pleine discussion » dit froidement le Mangemort, en s’approchant dangereusement. Parlait-il de l’elfe, qui s’était incrusté dans la conversation, ou bien d’Aden, qui avait ramené ses deux gallions afin de protéger Elena ? Le doute subsisterait sur ce point. Dolohov plia ses longues jambes, afin de s’accroupir au chevet de cet être souffrant encore des conséquences de son Sortilège puissant. Sans une seule milliseconde de réflexion, il vint écraser son cigare sur le front de la créature. Il continua la discussion, comme si de rien n’était. Comme si les cris de douleur de Fizzly n’étaient qu’un bruit de fond sans aucune importance. « Tu fais bien de t’excuser, Aden » continua le Mangemort, en continuant de brûler l’esclave. « J’admire aussi le fait que tu t’interposes entre ta mère et moi. Tu tentes de la protéger, et c’est tout à ton honneur. Elle fait partie de ta famille, et il y a malheureusement quelques Sangs-purs qui ne partagent pas ou plus ce sens de la loyauté. Qui trahissent leur famille, comme s’il existait quelque chose de plus important que les liens du sang. »

Jetant le cigare à présent éteint à côté du corps de l’elfe, toujours en train de gémir, Dolohov se redressa. Croisant le regard de la femme de Corban, une grimace féroce se dessina. « C’est vraiment très étrange, Elena. Pendant un instant, j’ai eu l’impression d’entendre ces gens, ces résistants qui s’opposent à nous, à notre cause. Il n’y a qu’eux pour m’appeler par nom de famille. Ne me dis pas que tu traînes avec des traîtres ? Ce serait très… très fâcheux. » Une fois, mais pas deux avait-il envie d’ajouter. Cependant, le Mangemort évitait de parler ouvertement de la trahison de la blonde. Ni Aden, ni Corban n’étaient au courant, et Dolohov n’avait certainement pas envie que cette information se sache, car il était complice par son silence. « Aden, sais-tu ce que l’on fait aux traîtres ? » Sans laisser le temps au fils Yaxley de répondre, une lueur verte fusa depuis sa baguette magique, mettant un terme aux souffrances de la créature.



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Elena Yaxley
Elena Yaxley
MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Mar 10 Avr - 12:06

Les mots du Russe sonnent comme la bave d’un crapaud visqueux. L’image aurait pu la faire sourire si la situation n’était pas aussi dangereuse. La blanche colombe n’étant pas tant touchée par ces mots, elle peut s’en montrer fière. S’il la considère comme une moins que rien et comme la déchéance de la lignée des Selwyn, cela signifie qu’elle a au moins réussi à garder le peu d’intégrité qu’il lui reste. En dépit d’années à se renier, à s’oublier. Toutefois, le sang qui coule dans ses veines la pousse à se montrer un peu blessée par de tels propos dont l’insulte est à peine voilée. Assez subtile pour que le jeune Aden ne la remarque pas. Quelle délicatesse de sa part. Car malgré tout, les menaces, les prises d’autorité dont il se permet. Jamais Antonin Dolohov ne mettrait le secret dont il est le complice dans les mains de quelqu’un qui pourrait le rapporter au seul tenu à l’écart, Corban. « Je suis sûre que tu trouveras une femme à ton image mon cher. Il ne faut pas désespérer. Elle doit bien exister ». Cette femme vile et sans cœur ou docile, si désespérée à l’idée de plaire à son époux pour promouvoir une lignée pourrie jusqu’à la moelle. Rien que l’idée crée un frisson dans l’échine de la blonde. Mais elle n’en reste pas moins stoïque, son délicat visage figé sur ses traits tirés par la tension.

En se relevant, c’est une demi-victoire qu’elle savoure. Presque certaine d’apercevoir une once de dégoût lorsque leur corps se frôlent, tout cela parce qu’il a refusé de bouger. Pour lui prouver quelque chose sans doute. Dans un paternaliste effrayant, Antonin s’était mis en tête de se mêler de tout et surtout de ce qu’il ne le regardait pas. Elena lui envoie un sourire un peu plus confiant, un peu plus carnassier. La haine qu’elle ressent pour cet homme semble sans cesse se développer. C’est peut-être ce qui entraînera sa perte, car si la prudence lui manque, si les sous-entendus deviennent paroles acerbes, alors il pourrait user de sa baguette, et le pire c’est que personne ne pourrait réellement la protéger. Son frère dirait sans doute qu’elle a récolté ce qu’elle a semé. Son mari, trop couard devant son ami, n’oserait la réconforter que dans la chaleur de leur lit. Le seul qui aurait pu la sauver lui paraît bien résigné quant à sa destinée. Le cœur se pince en repensant à la rencontre amère, au regard désillusionné de l’amant abandonné, aux caresses qui avaient un goût de poussières et de plaisir trop vite avorté. « Bien sûr, je partage cette responsabilité avec le père d’Aden. Aux dernière nouvelles ce n'est pas toi. C’est donc à Corban que revient le droit de l’élever et de le punir s’il fait une bêtise. » Mais l’évocation d’Andromeda la fait douter quelques micro-secondes, Elena se questionne, est-ce qu’il sait qu’elles se sont parlées dans les toilettes du ministère ? A bien y réfléchir, l’esprit plus embrumé par l’alcool, elle sait qu’il était bien dangereux d’avoir cette discussion à découvert, dans un lieu peuplé d’oreilles malignes. Elle se ressaisit cependant, car elle ne serait sans doute pas là aujourd’hui si quelqu’un de malhonnête les avait entendues. « Corban ne m’a jamais parlé de cette requête dont tu parles. Permets moi d’en douter, car mon mari ne me cache pas la moindre chose. » Les paroles fusent d’une part et d’autre comme un duel sans merci. Entre menaces et insultes déguisées, en passant par quelques petits mensonges exagérés. Tout est bon pour que l’autre plie, détourne le regard, avoue sa défaite pour la bataille, mais jamais pour la guerre. L’air est électrique, et la sang-pur se sent vivre. Ce n’est que dans ces moments de pseudo-révoltes, qu’elle sent le palpitant s’agiter, l’hémoglobine voyager sous sa peau d’albâtre, plus l’attente d’une vie lasse, mais le combat d’une femme qui ne souhaite pas que survivre. « La personne qui lui apprend à être polie avec les elfes de maison est également, celle qui lui apprend l’étiquette et la bonne conduite, celle qui lui apprend à saluer tout le monde quelles que soient ses idées. L’apparence est tout. Une personne de bonne famille cache son mépris derrière une courbette. Il serait dommage qu’un enfant trahisse les idées des parents auprès d’une école ou de professeurs, tu ne penses pas ? » Elle sait cette raison imparable, elle l’espère du moins. Car comment sinon continuer à chuchoter ses idées moins obsolètes que celles de son mari à Aden. Comment lui faire comprendre qu’être brute, qu’être buté, n’a rien de très futé. Le sang est rouge qu’il provienne des elfes de maison, des sangs-mêlés ou du plus tordu des sangs-purs. « Mais je peux comprendre qu’une éducation aussi raffinée et subtile ne soit pas à la portée de tout le monde. » Les cils battent d’une innocente toute hypocrite tandis que l’ignoble reprend une bouffée de son cigare malodorant. La conversation dévie et dérive, le fils qui suit la joute sans un mot est presque oublié par les deux concurrents. Au fond d’elle pourtant Elena sait qu’elle devra bientôt baisser la tête, montrer patte blanche et accepter une défaite.

Pourtant les mots ne peuvent plus se contenir dans son esprit assombri par la colère qui l’envahit. La prudence s’envole par la fenêtre et le nom emplis de dégoût s’échappe de ses douces lèvres. L’effroi s’empare de la femme imprudente, impétueuse et c’est dans une sidération choquante qu’elle voit son fils s’interposer, qu’elle le coupe rapidement, qu’elle passe devant lui dans un effort vain de protection. Il reste muet durant tout ce temps, mais elle peut sentir par leur proximité toute la colère qui le prend, tout l’outrage qu’il ressent. Pourtant l’interdiction sort. Dans un miracle insoupçonné pourtant, l’elfe de maison apparaît. Cela les sauve pourtant, mais pas lui.

Une tempête gronde et s’approche, elle va tout emporter sur son passage.

Fizzly s’écroule de tout son corps, le plateau valse dans la pièce et la théière de porcelaine vient s’éclater dans un fracas assourdissant contre le parquet du petit salon. Il tremble et agonise, une compassion l’envahit car elle sait bien ce que cela fait. La prise sur l’épaule de son fils se raffermit encore, dans une étreinte presque étouffante et qui laissera sans doute une marque. Mais elle l’a vu tenter de faire pas et elle a observé la lumière de folie dans les pupilles claires du Russe. Rien ne doit aggraver la situation. Alors elle se tait et le laisse montrer son pouvoir, montrer sa force et la fausse virilité dont il croit peut-être faire preuve à l’instant. En s’attaquant à plus faible que lui. Elle ferme presque les yeux en voyant le cigare puant s’éteindre sur le front de la créature. Les dents blanches mordent l’intérieur de la joue, un léger goût de ferraille coule dans sa gorge. Tout mais pas un cri.

La tempête se déchaine. Elena, incapable de les protéger.

« Je ne traîne pas avec des sangs-de-bourbe et des traitres à leur sang. » Les mots lui écorchent les tripes, bien plus que le regard qu’il lui lance. Mais a-t-elle seulement le choix ? « Ton nom m’a échappé, tu excuseras une mère un brin trop impertinente, je t’en prie. » Un sourire d’excuse, une voix plus douce, plus contrite. Empêcher que la folie continue. Colmater les erreurs. « On les punit ? » C’est plus une question qui s’échappe du petit corps terrifié qu’elle retient à deux bras maintenant, un chuchotement que le mangemort n’entend même pas, et c’est une terrible réalisation qui s’étend dans la tête de l’aristocrate. « Antonin, s’il te plait, non. » Cela la tue plus que tout le reste de devoir presque le supplier de s’arrêter. Ca la ronge de s’abaisser à une telle faiblesse alors qu’elle aurait pu avoir le dernier mot si ce n’était pour cette erreur stupide, cette erreur de débutante. Mais la lumière verte fuse et le corps sans vie de Fizzly retombe mollement sur le sol comme une poupée de chiffon. Les larmes coulent maintenant sur le visage d’Aden alors que celui d’Elena se glace à nouveau. Aussi froid qu’à son arrivée. « Je pense que la leçon est terminée, cher Antonin. Je suis sûre que tout le monde a retenu la leçon et que personne ne recommencera pas. N’est-ce pas dearest ? » La tête tremblante du blondinet se secoue de haut en bas.

Elena espère que la tempête est belle et bien passée.


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Antonin Dolohov
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MessageSujet: Re: [TW] A Bad Education - Dolena    Ven 20 Juil - 21:17

De la patience, le russe en avait généralement assez à revendre lorsqu’il se laissait entraîner dans les joutes verbales futiles de la femme de Corban. Cela arrivait si fréquemment qu’il avait sans aucun doute développé un seuil de tolérance à son égard. Leurs échanges, ponctués de sarcasme et de paroles doucereuses, ne duraient généralement pas bien longtemps et restaient inoffensifs. Simple moyen de passer le temps. Néanmoins, la situation était radicalement différente à présent et Dolohov n’avait plus vraiment très envie de continuer ce petit jeu étrange. Surtout pas devant Aden, celui qui représentait l’avenir des Mangemorts et qui était en train de se cramponner lâchement aux jupes de sa mère sans contenir les stupides gouttes d’eau qui coulaient de ses yeux. Cette vision l’horripilait, tant elle suintait de faiblesse. Par ailleurs, Elena avait épuisé le peu d'indulgence qu'il pouvait avoir à son égard. Elle se permettait de dire et faire des choses que bien peu osaient faire en présence du russe, si ce n’est un certain frère cadet à l’air revêche... La mère d’Aden enchaînait les affronts sans sourciller, pinaillant sur le moindre mot prononcé par le Mangemort. Ils étaient rares, ceux qui tenaient tête à Antonin Dolohov. Une espère en voie de disparition.

Si ce sentiment n’était pas inconnu de la palette affective réduite de Dolohov, il aurait pu avouer dans un murmure dédaigneux qu’Elena lui faisait véritablement pitié avec ses tentatives d’asseoir son autorité au sein d’une maison qui n’était même pas la sienne. Elle pouvait bien porter le nom des Yaxley et tenir la tête haute ; cela ne changeait rien du tout aux faits. Pire encore, elle n’était pas, et ne serait jamais l’égale de Corban, ou a fortiori de son frère Arthur. Elena n'avait pas la charge exclusive de l'éducation de l'héritier des Yaxley. Le Mangemort avait connu assez de générations de sangs-purs pour savoir que c’était une très mauvaise idée de laisser la Selwyn s’en mêler outre mesure par ailleurs. Preuve en était le tremblement apeuré de l’héritier de Corban. Dolohov ne put d’ailleurs s’empêcher d’adresser un regard condescendant envers le frêle garçonnet. Le tableau était affligeant et il se promit de ne jamais laisser ses propres enfants aux mains de pathétiques gens aux mœurs discutables.

L’ombre d’un sourire médisant se dessina sur les lèvres du Mangemort, alors que la blonde continuait à défendre son honneur, en pensant sincèrement être dans la confidence de son mari. Elle refusait de reconnaître à quel point son avis ne comptait pas face à l’importance que représentaient les perspectives d’avenir du petit Aden. Or un gringalet tassé aux pieds de sa mère ne correspondait pas au profil recherché par les Mangemorts. « Une éducation raffinée ne gardera pas ton fils en vie, Elena. Surtout pas si Aden se retrouve un jour devant le Seigneur des Ténèbres et qu’il se montre aussi… faible » répondit-il d’un ton particulièrement méprisant. « À moins, bien entendu, que tu ne cherches à mettre en danger son fils délibérément, en lui inculquant des valeurs douteuses. Fouiller dans les affaires du chef de famille, est-ce là un exemple de la bonne conduite et de la politesse que tu lui apprends ?  » Ce n’était qu’une question rhétorique à laquelle il n’attendait aucune réponse. Néanmoins, il s’agissait d’une raison supplémentaire pour garder à l’œil la relation d’Aden avec sa mère. La famille Yaxley était tout à fait respectable. Il fallait à tout prix éviter de reproduire les mêmes erreurs que celle des Black, notamment s'il devait un jour faire d'une Yaxley sa femme.

Ce fut une douce musique qui s’éleva dans le petit salon des Yaxley lorsque les suppliques de la femme de Corban atteignirent les oreilles du Mangemort. Ses lèvres achevèrent inévitablement de se tordre en un rictus moqueur, tandis qu’il se redressait sur ses longues jambes. Finalement, Dolohov tirait un certain amusement de cette situation étrange. Il se délecta de cette demi-seconde de vulnérabilité que la belle n'avait pas réussi à dissimuler aux yeux de son ennemi Le masque de froideur usuel re-dessina bien vite les traits de sœur d'Arthur. Certes, l’instant avait été très court. Pourtant, l’impuissance d’Elena avait été bien réelle, et cela malgré sa volonté de tenir tête au russe. « Oh, chère Elena. La leçon ne fait que commencer. Tu m’as prouvé aujourd’hui qu’il était absolument nécessaire de s'occuper de l’éducation d’Aden » finit par répondre le Mangemort, en donnant un léger coup de pied dans la dépouille de l’elfe de maison gisant au sol. « Toutes mes condoléances pour l’elfe d’ailleurs. J’imagine que tu tenais beaucoup à… cette créature. » Le sarcasme qui teintait la voix du Mangemort était peut-être un peu trop évident, mais il n’en avait pas grand-chose à faire. « Aden, Elena. À très bientôt » termina Dolohov, en coupant court à toute discussion ou tout reproche supplémentaire. Il en avait déjà assez entendu. Le russe enjamba le corps frêle du feu serviteur, pour récupérer son manteau. Puis il quitta le manoir des Yaxley, un sourire sombre aux lèvres, contrastant avec son faciès impénétrable en temps ordinaire. Le Mangemort imaginait déjà la tête de son ami et acolyte Arthur, lorsqu’il lui raconterait à quel point l’éducation de son neveu laissait à désirer. Une joyeuse ambiance en perspective au sein de la fratrie Selwyn, semblait-il.



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