A Not So Sweet Talk - Elethur

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Elena Yaxley
Elena Yaxley
MessageSujet: A Not So Sweet Talk - Elethur   Mar 20 Mar - 9:27

Les fins rayons de soleil traversent les rideaux voilés pour se répandre dans la grande bibliothèque. La poussière s’envole discrètement et le silence règne. Une fraîcheur agréable se fait ressentir sur la peau de la femme assise sur le divan au centre de la pièce. Les jambes repliées pour protéger ses pieds nus du froid et accoudée sur le rebord du canapé, Elena se perd dans sa lecture. Seule autre pièce qui lui appartient, exceptée pour sa chambre, cette immense salle regorge d’ouvrages. Rien de moldus bien entendu, mais elle se contente des livres de sorcellerie et de tout ce qu’elle peut lire. Il faut bien combattre l’ennuie d’une manière ou d’une autre, et le shopping ne suffit pas. Surtout depuis le nouvel an. Ou plus rien ne semble la faire sourire, pas même son fils et les petits plaisirs de la vie. La nourriture revêt un goût de cendre pour ses papilles, l’odeur de ces pièces vides la dégoute. Ça sent la peur et la mort. Alors, Lady Yaxley - nom qui tire un rictus de dégoût sur son délicat visage - se plonge dans les ouvrages théoriques et les aventures romanesques. Tout pour éviter de penser à une certaine personne, à une certaine rencontre. Sur un terrain dangereux, a slippery road, qu’Elena ne peut se permettre d’emprunter. Surtout pas maintenant, alors qu’Antonin Dolohov s’est donné le droit d’éduquer son fils de la plus vile des manières. Elle se sent plus seule que jamais. Peut-être parce que pour une courte soirée elle s’est sentie revivre ses vingt ans, quand elle était encore douce et heureuse. Naïve aussi. Et ce n’est que le lendemain que ce grand gouffre, là où devrait se trouver son palpitant, s’est fait ressentir au centuple. Elle est allée voir son fils endormi, déposant un léger baiser sur son front, une larme coulant sur sa joue. Puis, est retournée dans son lit, attendre son mari qui ne manqua pas de lui rendre un visite conjugale, heureux de la réussite de cette nuit macabre. Welcome 1978. Les années passent et sa peau se fane, mais son cœur ne dégèle pas. Car le seul qui a la capacité de le faire battre ce cœur flétri, n’est pas là.

La main qui ne tient pas le gros livre relié en cuir, caresse le pendentif à son cou. Ses ongles peints nacrés tapotent sur les pierres de myosotis à l’intérieur desquelles reposent les cendres de ces lettre jamais envoyées. Les mots sous ses yeux, écrits à l’encre noire, se mêlent et s’emmêlent dans son esprit qui semble s’échapper par la fenêtre entrouverte.  Elena pousse un soupir mais persévère. Elle ne peut se permettre toutes ces échappées en pensée ou dans la réalité. Elle ne peut laisser sa faiblesse de cœur prendre le dessus sur ses devoirs. Elena a vendu son corps en échange de la vie de Brianna et Kieran. Seulement un instrument dans une machination qui la dépasse, elle ne peut que se résigner à cette vie de malheur pour quelques instants de bonheur fugaces et qui la laissent toujours plus brisée. Secouant la tête, comme pour chasser ces noirceurs qui essaient de l’envahir depuis plusieurs semaines, elle n’entend pas d’abord les bruits de pas qui claquent sur le carrelage puis craquent sur le parquet. Ces pas qu’elle reconnaîtrait entre milles et qui ne signalent rien de bon pour les avoir maintes fois entendues ; quand il a appris pour son histoire d’amour, ce matin où il lui a fait comprendre qu’elle devait rapidement donner un héritier à Corban, et toutes les autres fois d’aussi loin qu’elle se souvienne. Qui n’ont rien à voir avec le pas calme et serein d’auparavant, quand il la protégeait, quand il la considérait telle une princesse. Comme si sa vie n’était pas assez misérable, Son esprit se vide pas instinct, plus aucune pensée sur Kieran, plus aucun souvenir de l’Augurey. Ces pas lourds sur le sol ne signifient qu’une seule chose, Arthur Selwyn est ici pour elle, et il n’est pas heureux. Il la trouvera bien vite, alors elle fixe son regard sur son livre, ne pas montrer sa peur à un homme qui semble jouir de telles émotions. Ne pas montrer sa faiblesse, puisqu’il a déjà si peu de considérations pour elle. A l’intérieur, Elena tremble. Mais son visage reste de marbre tandis qu’elle attend que l’immense porte en bois s’ouvre et que son frère entre avec fracas.


† When my family thinks hhat I'm safe in my bed, from night until morning, I am stretched at your head. Do you remember the night we were lost in the shade of the blackthorn and the chill of the frost.
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MessageSujet: Re: A Not So Sweet Talk - Elethur   Lun 26 Mar - 0:11

Furieux contre sa soeur qui s'avère bien incapable de gérer son fils comme une femme digne de son rang, Arthur transplane directement devant le manoir qu'elle occupe avec Corban, un bon ami à lui. C'est d'ailleurs grâce à l'aîné des Selwyn si Elena est exactement devenue la femme que le patriarche a toujours voulu qu'elle soit puisqu'il l'a rapidement poussée dans les bras d'un mangemort chevronné et d'un homme de bonne famille. La réputation des Selwyn vaut bien plus qu'un amour partagé entre une Sang-Pur et un bâtard, il n'a de cesse de le répéter à Elena qui semble enfin comprendre ce à quoi il fait allusion. On ne peut pas vraiment dire qu'elle soit vive d'esprit - à moins qu'elle soit simplement affreusement bornée - puisqu'elle en aura mis du temps, avant de se formater au mode de vie des Selwyn. Même si sa soeur lui donne l'impression de s'être désormais rangée du bon côté, Arthur n'est pas du genre à lui offrir une liberté qu'elle pourrait prendre pour acquise : il compte bien lui montrer qu'il est le maître de la famille et qu'elle se doit d'obéir aux ordres qu'il pourrait lui donner. En ce qui concerne son mariage avec Yaxley, Arthur n'a rien à dire et il se contente de laisser son ami gérer sa vie comme bon lui semble. Or, lorsque la famille Selwyn est impliquée, l'aîné se permet aisément d'intervenir et n'hésiterait probablement pas à remettre Yaxley à sa place si ce dernier osait s'interposer.

Entre l'amour et la haine, il y a Arthur.

Le mangemort lève les yeux au ciel et ouvre la porte à la volée d'un coup de baguette magique. Il ne prend pas la peine de s'annoncer puisqu'il sait déjà que Corban n'est pas à la maison. Aden est peut-être endormi, mais à bien y réfléchir, Arthur s'en fiche pas mal, de le réveiller. Le petit garçon a beaucoup de chance de les avoir comme modèles, Corban, Antonin et lui-même, et Arthur est persuadé qu'il a encore beaucoup à apprendre. Selon ce que son ami lui a appris quelques heures auparavant, ses inquiétudes se révèlent fondées et il compte bien rectifier le tir avant qu'il soit trop tard.

Le manoir est silencieux et le bruit de ses pas lourds sur le parquet résonne autour de lui en un écho agréable aux oreilles. Il peut presque ressentir les tremblements d'Elena sans même la voir. La dénicher n'est pas franchement un défi puisqu'il la trouve souvent dans la bibliothèque, concentrée sur un livre puisqu'elle n'a visiblement rien d'autre de plus intéressant à faire. Arthur ne se rappelle plus de la dernière fois où il s'est plongé dans un bouquin. Sa dernière année à Poudlard, probablement. Et encore.

Il pousse la lourde porte sans prévenir, sa baguette toujours bien calée dans le creux de sa paume.

« Je pensais que tu avais appris, mais visiblement, je vais devoir te surveiller davantage. »

Sans crier gare, Arthur s'infiltre dans l'esprit de sa soeur, mais fait rapidement face à un mur impossible à franchir malgré la concentration dont il fait preuve. Elena s'avère particulièrement douée pour verrouiller ses pensées et ce talent ennuie profondément son aîné.

Il rompt la distance qui les sépare en quelques pas, lui agrippe le bras de sa main libre et serre.

« Je pensais aussi que je t'avais déjà dit que tes pensées ne devaient jamais demeurer secrètes, Elena ? Pas pour moi. »

Il resserre davantage sa prise sans la quitter des yeux, finit par la relâcher avant de libérer le bureau d'un coup de baguette afin d'y poser les fesses.

« Je prendrais bien un verre de whisky. »

Sa demande n'en est pas une, c'est un ordre qu'il lui lance alors qu'il jette un coup d'oeil circulaire autour de lui.
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Elena Yaxley
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MessageSujet: Re: A Not So Sweet Talk - Elethur   Dim 8 Avr - 15:57

Le doute n'est pas permis lorsque la porte s'ouvre à la volée, et son frère apparaît, le visage dur et fermé qu'elle lui connaît tant. Disparu le petit garçon qui lui offrait des broches et des peignes d'argent, aujourd'hui il y a l'homme et ses mariages de cendre, et ses colères imprévisibles. Même pas de salutation en guise d'un Hors-d’œuvre, son frère passe directement au plat de résistance, la subtilité n'ayant jamais été son fort, cela n'a rien de bien d'étonnant. A coup de menaces et d'une infiltration inefficace. Elena en pousserait presque un soupir de soulagement, mais pour avoir déjà subi par centaine la foudre et la torture d'Arthur, Miss Yaxley n'en fait rien. Elle reste de marbre et ressert sa prise sur le livre qu'elle n'arrivait pas à lire et ne peux décemment pas continuer. Cachant ainsi un tremblement, réflexe mu par des souvenirs trop intense d'une « discussion » similaire des années auparavant. « Bonjour Arthur. » S'il ne fait preuve d'aucune once de sympathie envers elle, cela ne signifie pas pour autant qu'Elena peut se comporter de même. Obéissance et docilité sont les maîtres mots de leur relation pour le moins asymétrique et remplie d'une myriade d'émotions putrides. L'intrusion mentale se fait sentir, comme si une âme tentait d'écraser la sienne pour en découvrir chaque recoin, chaque minuscule secret. C'est une barrière infranchissable qui l'affronte, repoussant la tentative infructueuse. Elle sait que cela ne l'énervera que plus encore, mais tout vaut mieux que le dévoilement de ses pensées les plus intimes, de ses souvenirs les plus récents. Car, la découverte de son escapade, parenthèse heureuse dans un monde violent, n’entraînerait qu'une chute où la seule fin, serait sa mort, et la leur. Et cela, lui est aussi insoutenable que le regard qu'Arthur Selwyn lui porte en cet instant.

« Que me vaut le plaisir de ta ... » Les mots se coincent dans sa gorge lorsque une main puissante et meurtrière – Elena n'a aucun doute sur la question – l'agrippe par la bras. Ce blanc bras délicat bientôt prendra la couleur bleutée des marques laissées par ses doigts. Un peu plus fort, et il pourrait lui casser le bras, elle le sait. Ce ne serait peut-être pas la première fois. Un cri tente de s'échapper de ses lèvres tremblantes, mais ses dents les mordent jusqu'à ce qu'une perle de sang apparaisse. Pas qu'elle veuille lui cacher sa douleur, elle en est bien incapable. Mais la dernière chose qu'elle souhaite, c'est que son fils l'entende et vienne voir ce qu'il se passe. Il a bien assez souffert comme cela pour une éternité, si elle peut le protéger d'une nouvelle session d'apprentissage, tant mieux. Et tant pis pour elle. « Et je pensais t'avoir assez prouvé que tu pouvais me faire confiance sans avoir besoin de violer mon intimité... » Elena prend une voix peinée alors que ses yeux s'abaissent en signe d'une tristesse feinte, elle aurait pu être actrice si les sorciers s'adonnaient à de tels métiers. Bien que l'aristocrate aurait préféré entreprendre un métier bien plus à sa convenance et à son standing que ceux des moldus. Mais sa maîtrise de la tromperie est devenue comme une deuxième nature, comme un masque qu'elle a même de plus en plus de mal à enlever. Seul l'alcool qu'elle laisse couler de plus en plus souvent dans son sang, lui permet de se retrouver en présence de la vraie Elena, quoi que cela puisse bien vouloir dire, car elle-même ne sait plus. Est-elle l'amante et la mère d'un enfant cachée, l'idéaliste et déterminée à protéger sa famille aux grands talents de sorcière qu'elle n'a jamais pu mettre à profit ? Ou bien la mondaine aux talents d'organisatrice de bal en compétition avec Narcissa Malfoy, dévouée à son mari, à son fils, à la cause ? Un mélange des deux sans aucun doute, car malgré tout, Elena ne s'est jamais enfuie de ce monde qu'elle hait tant.

Se déplaçant jusqu'à une étagère où repose les différentes bouteilles hors de prix, les plus rares breuvages, elle prépare un whisky de sa main d'experte, habituée à servir son mari et ses amis en cape sombre et regards pénétrants. C'en est presque ironique, alors qu'elle avait longtemps renâclé à l'idée d'être serveuse dans le bar de Kieran si jamais elle réussissait à s'échapper de sa prison dorée. Elle se rapproche de son frère, le verre à la main « Comme tu l'aimes. ». Aussi conciliante que possible elle ne cache pas ses prunelles claires à sa vue, après tout elle n'a rien à cacher n'est-ce pas ? Pourtant, ce regard dévie bien rapidement et elle s'en retourne jusqu'à l'étagère se servir une coupe d'hydromel, il n'est même pas douze heures, mais il faut bien passer le temps. « Que puis-je pour toi Arthur ? » N'étant pas née de la dernière pluie, elle s'attend aux remontrances concernant sa rencontre plus que désastreuse avec Antonin Dolohov, mais elle n'en dit mot, et attend sagement.

Debout de peur qu'il s'énerve si elle s'assoit, immobile de frayeur qu'il la pétrifie d'un geste si elle s'agite.


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MessageSujet: Re: A Not So Sweet Talk - Elethur   Dim 15 Avr - 23:12

L'aîné Selwyn fronce légèrement les sourcils lorsque sa cadette tente de le convaincre de sa bonne foi et de sa franchise. De manière générale, accorder sa confiance n'est pas chose facile pour le mangemort, mais Elena lui a prouvé à maintes reprises qu'elle est encore une enfant qui ne peut malheureusement pas être laissée seule. Corban est là pour la maintenir sur le droit chemin, mais son ami s'avère un peu laxiste parfois en ce qui a trait à sa femme. Il lui donne probablement un peu trop de liberté pour son propre bien - et celui des Selwyn - et même si Elena s'amuse à jouer la parfaite petite femme au foyer, Arthur n'est pas dupe et il ne compte pas la laisser gâcher cette réputation qu'ils ont mis si longtemps à bâtir.

« Ah oui, Elena ? Je peux te faire confiance ? Tu ne m'as pas encore convaincu. »

Arthur la connait suffisamment pour savoir qu'elle est passée maître dans l'art de dissimuler ses réels sentiments et de jouer la comédie, si bien qu'il ne se laisse plus facilement berner par la fausse affliction de sa soeur. Elle est probablement déçue de constater qu'il ne lui fait pas davantage confiance, mais comment peut-il ne serait-ce que la croire alors qu'elle a déjà perdu beaucoup de son estime en mettant au monde une bâtarde ?

Il ne la quitte pas des yeux, fait tourner habilement sa baguette entre ses doigts.

« On sait tous les deux que tu ne m'as jamais rien caché. N'est-ce pas ? »

Ironie, bien sûr. Arthur fronce légèrement les sourcils lorsque sa soeur se dirige vers l'armoire afin d'y dénicher ce qu'il lui a demandé et relève la tête, sourire sadique aux lèvres.

« Tu n'as pas d'esclave, pour ça ? »

Il a eu vent, bien sûr, de la mort presque tragique de leur elfe de maison, mais il se plait aujourd'hui à rappeler ce souvenir à Elena. Lorsqu'il s'agit de donner une leçon ou bien de montrer efficacement certaines conséquences des actes passés, Antonin se débrouille assez bien et lui fait même concurrence. Si Arthur ne s'en est jamais réellement pris à Aden, c'est bien parce que l'enfant ne lui en a jamais laissé l'occasion et le mangemort soupçonne Elena de lui en avoir glissé un mot ou du moins, de l'avoir prévenu de se tenir tranquille en sa présence. Le petit garçon l'étonne, d'ailleurs, puisqu'il semble déjà comprendre ce qui l'attend avec Arthur s'il dépasse les bornes. En tout cas, s'il ne le savait pas, il a maintenant obtenu un aperçu particulièrement douloureux avec Dolohov.

Pour ce qui est de l'elfe de maison, Arthur doit admettre qu'il ne lui avait jamais vraiment porté attention, du moment qu'il effectuait exactement ce qu'on lui demandait sans faire d'erreurs. Après tout, servir une grande famille sorcière est un privilège et non pas un choix ou un droit acquis.

Il prend une gorgée de whisky alors que sa soeur remet entre ses doigts le verre qu'elle vient tout juste de remplir et il l'observe alors que cette dernière semble presque pétrifiée sur place. Cette frayeur, Arthur s'en nourrit et il s'amuse doucement à faire tournoyer le liquide ambré, ses iris clairs toujours posés sur la silhouette de sa soeur alors qu'elle lui demande maintenant ce qu'il attend d'elle. Un léger rire glacial quitte ses lèvres et le mangemort se redresse légèrement contre le bureau, retrouve la poigne ferme de sa baguette magique.

« Apparemment, tu élèves ton fils avec une dose de laxisme qui ne plait à personne. Corban est peut-être un peu trop mou pour te tenir tête - après tout, tu as bel et bien la tête dure - mais j'en ai vu d'autres. » débute-t-il en sachant pertinemment que son ami ne lui en tiendra probablement pas rigueur. « Aden est peut-être un Yaxley, mais il est aussi un Selwyn. Et je ne tolérerai pas que tu bousilles toutes les chances qu'il a de devenir quelqu'un d'important, tu m'entends ? »

Il se relève entièrement et s'approche de sa soeur, glisse sa baguette sous son menton alors qu'il la fait reculer contre le mur de la pièce.   

« Tu m'entends, Elena ? Ton fils ne doit pas nous faire honte. Ou plutôt ... Il ne doit pas me faire honte. Puisqu'on sait tous les deux que tu as perdu ta fierté il y a longtemps. »
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Elena Yaxley
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MessageSujet: Re: A Not So Sweet Talk - Elethur   Mer 2 Mai - 18:53

La haine de son frère se déverse sur elle en une rivière glacée. Trop habituée à survivre plutôt qu’à vivre. A se cacher, à dissimuler, à subir. Elena accepte les paroles blessantes. Ces mots qu’elle n’aurait jamais supporté entendre lorsqu’elle était une enfant – et encore moins venants de la bouche de son frère – elle les accueille presque avec fierté aujourd’hui. Seconde nature des Selwyn, la fierté l’emporte sur tout le reste. Mais c’est aussi ainsi qu’elle sait qu’elle n’a pas totalement abandonné. Qu’elle peut encore apprécier une part de son être bien qu’elle se haïsse depuis des années. Seul un sourcil soulevé peut montrer la colère qui bouillonne en elle. Ses pensées sont limpides et calmes et ne peuvent rien laisser transparaître. Tout comme son visage aussi lisse que de la pierre, exceptées pour les quelques rides qui commencent à peine à se montrer. Elle baisse simplement la tête, et supporte la violence verbale. Tant que ce n’est que cela.


« Je pensais que tu ne voudrais pas être dérangé par un elfe de maison. Et puis, il est vrai que nous manquons cruellement de personnel. Mais j’imagine que tu es déjà au courant. » Je suis sûre que Dolohov a accouru à tes pieds pour te raconter toute l’histoire. Cette pensée amère qui ne la laisse pas un instant tranquille depuis cette fâcheuse entrevue avec le frère Dolohov. La femme de Yaxley -  car qu’est-elle d’autre aux yeux de la haute société – se ronge les sangs depuis lors. Tiraillée entre le bonheur que son fils ne soit pas encore aussi tordu que tous les autres, mais inquiète, angoissée même à l’idée des répercussions autres que pécuniaires que cette entrevue allaient forcément créer. Au moins un qui l'écoute toujours. Mais pas assez, combien de fois lui a-t-elle répété de ne jamais faire quoi que ce soit qui pourrait lui attirer les foudres de son oncle et de ses amis. Si elle n’avait pas été aussi bien élevée, Elena aurait pu se ronger les ongles. Sauf qu’elle se souvient encore des remontrances acerbes de sa mère et du sort pervers utilisé pour que cette habitude disparaisse à tout jamais.

Mais là n'est pas le moment de se replonger dans son passé, alors que le présent apporte déjà son lot de souffrance. Et pourquoi ? Pour avoir osé aimer. Longtemps Elena a cru qu'il était normal de séparer les gens, elle pensait même qu'il aurait dû y avoir des castes selon la pureté du sang et bien sûr la place dans la société. Et puis cette illusion de blanc et de noir, de bien et de mal, de bons et de mauvais, s'est brisée. Comme elle avait pu être idiote de croire qu'elle se trouvait du côté des justes et du vrai. Comme elle avait pu être stupide d'espérer pouvoir un jour s'échapper de cette emprise. Emmêlée dans ses pensées, Elena en oublie presque d'écouter son frère mais se ressaisit rapidement. Il lui serait très malvenu d'augmenter la colère de son frère alors qu'il se contente de lui parler pour le moment. Pourtant, lorsqu'il évoque son fils, la seule personne qui la retient encore, qui l'empêche de se donner la mort ou de disparaître, la sœur se transforme en la mère lionne qu'elle peut être parfois. Sans élever la voix, sans montrer sa colère. D'une douceur à en surprendre plus d'un, Elena ose se lancer. Après tout, elle n'est pas la sœur d'Arthur Selwyn pour rien. « Comment Antonin pourrait-il savoir que je fais preuve de laxisme, alors qu'il n'a pas laissé une seule chance à Aden de s'expliquer. Il a tout juste six ans, ce n'est qu'un enfant c'est normal de faire des bêtises. Toi même tu en as fais quand tu étais un jeune garçon. Et oui, peut-être que je lui ai appris à respecter les elfes de maison et à ne pas les tuer, mais parce que cela coûte cher de s'en procurer et que je veux lui inculquer l'importance de l'argent, qu'il ne pense pas que tout lui est dû et qu'il ne devienne pas un paresseux profiteur. » La voix de la blonde se fait plus forte à mesure qu'elle prend de l'assurance. C'est un discours qu'elle a répété des centaines de fois, et qu'elle maîtrise à la perfection. « Il me paraît aussi tout naturel que notre fils sache se comporter en société et qu'il puisse dissimuler ses réelles pensées et inclinaisons quand il sera à l'Ecole, seulement pour ne pas attirer les regards sur notre famille. Après tout, il ne faudrait pas qu'il se comporte comme le frère d'Antonin ou comme un de ces minables qui ne vous arrivent pas à la cheville. Vous êtes à un moment crucial de la Cause. Il serait embêtant que tout soit détruit car personne n'a appris à un enfant à faire attention. Tu ne penses pas ? » Le flot de paroles s'arrêtent enfin et elle se force à reprendre sa respiration. Concentrant tout son être sur le battement de cœur et le rythme de sa respiration, Elena ose lever les yeux et observer son frère de front.

Seules les prochaines secondes lui diront si il aurait mieux valu qu'elle se taise. Mais son frère est si imprévisible, qu'Elena ne sait jamais complètement sur quel pied danser. Pas aussi facile à berner que Corban, pas aussi prévisible qu'Antonin. En un instant, en une seconde, il pourrait la tuer, d'un simple coup de baguette. Le plus injuste, c'est que la belle ne pourrait pas même se défendre, non pas parce que ses capacités sont inférieures à celles de son frère, Elena était une élève très douée et aurait fait une sorcière merveilleuse. Mais comment se défendre quand on ne sait quand le coup va partir, comment se protéger quand on peut être frappé à n'importe quel moment. Arthur pourrait même lancer sur elle un sort mortel alors qu'elle lui tourne le dos. Elle le sait. Et en de très rares occasions, elle l'espère.



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MessageSujet: Re: A Not So Sweet Talk - Elethur   Dim 17 Juin - 17:06

Un sourire narquois étire les lèvres du mangemort lorsque sa soeur confirme que le manoir Yaxley manque bel et bien de personnel. Lorsque Dolohov lui a raconté sa visite ici, Selwyn n'était pas très surpris de constater que son ami avait perdu patience en laissant libre cours à sa frustration. L'elfe de maison s'était probablement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment et avait servi de leçon afin de prouver au petit Aden ce qui peut se produire lorsque des mangemorts sont en colère. Il faut bien que le gosse l'apprenne un jour ou l'autre.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Pourtant, le sourire insidieux du mangemort laisse présager qu'il sait exactement de quoi elle parle et Arthur connait suffisamment sa soeur pour savoir qu'elle verra clair dans son jeu. Ça l'amuse, toutefois, et il se contente de l'observer, sa baguette légèrement abaissée sur le thorax de la femme, se réjouit du malaise provoqué chez sa soeur. Depuis le temps, il a appris à déchiffrer ses gestes, sa respiration et même le plus faible mouvement de nervosité. Il devine l'anxiété provoquée par sa présence alors qu'elle marche sur des oeufs et qu'elle tente de calmer son esprit déjà échauffé par de belles paroles qu'il connait pourtant trop bien. Elena a une facilité d'élocution déconcertante et elle pourrait probablement berner beaucoup de gens en ayant l'air particulièrement sûre d'elle, mais le mangemort n'est pas dupe, lui, et il sait reconnaitre les mots dénués de sens, les propos exagérés pour faire bonne figure.

Il demeure silencieux lorsque sa soeur essaie de lui expliquer la raison pour laquelle elle élève son fils de cette façon et l'aîné Selwyn ne bouge pas d'un poil jusqu'à ce qu'elle ait entièrement terminé de déblatérer les conneries qu'elle aime bien lui répéter. Il n'admettra jamais qu'elle n'a pas tout à fait tort et que ce n'est pas forcément une bonne idée d'avoir des enfants stupides et incontrôlables. D'ailleurs, c'est probablement l'une des raisons pour laquelle Arthur Selwyn n'a pas encore de descendance. Trop compliqué. Trop chiant. Trop désespérant de voir que sa progéniture n'est pas à la hauteur de son nom. Il est difficile, aussi, et il n'a pas encore réussi à dénicher la femme parfaite pour poursuivre la lignée des Selwyn. Contrairement à sa soeur, Arthur  ne se jettera pas sur la première venue simplement parce qu'il commence à se faire vieux. Sa soeur était assez jeune lorsqu'elle est tombée enceinte de son enfoiré d'amant, mais ce n'est pas pour autant qu'Arthur lui pardonne son manque de jugement. Heureusement, l'enfant née de cette union ne porte pas le nom des Selwyn et ne pourrit donc pas leur réputation presque sans tâches. Cet écart de conduite aurait pu leur coûter très cher et l'aîné ignore encore à quel moment ils ont perdu Elena, à quel moment ils ont dérapé avec elle pour qu'elle en vienne à se laisser manipuler de la sorte par un homme indigne d'être un sorcier.

Il prend une nouvelle gorgée de whisky, à quelques centimètres du visage d'Elena, ne quitte pas sa soeur des yeux alors que cette dernière relève enfin ses prunelles claires sur lui. Si Arthur n'est pas dupe quant aux réelles pensées de sa cadette, il doit admettre qu'elle a appris à bien se défendre face aux propos acérés qu'il peut lui lancer parfois. Il décide donc d'évoluer dans le même sens que la blonde, pour le moment.

« Des bêtises, j'en ai faites. Et j'ai payé, aussi. La torture forge le caractère. »

Un rire néronien quitte ses lèvres et Selwyn termine d'une traite le liquide ambré avant de déposer le verre vide sur le bureau. Il range sa baguette dans la poche intérieure de sa robe de sorcier, s'approche une nouvelle fois de sa soeur sans néanmoins la toucher.

« N'oublie jamais que tu es une Selwyn avant tout. Je me fous pas mal de la réputation des Yaxley, mais la nôtre ... Tu l'as déjà déshonorée une fois, ne t'avise pas de recommencer. » 

Il plante son regard dans le bleu des iris de sa cadette, finit par reculer sans la quitter des yeux. S'il y a bien une chose qu'Arthur Selwyn apprécie sur cette Terre, c'est bel et bien la torture, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser de lui, torturer sa soeur n'a jamais été une partie de plaisir. Il en a pris l'habitude, bien sûr, mais Elena ne lui a jamais vraiment laissé le choix puisque leur propre père n'est plus en état de la ramener lui-même dans le droit chemin.

« J'aimerais bien voir mon neveu. Va le chercher. »  
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