Corban ≈ Remember those walls I built.

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Corban Yaxley
MessageSujet: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 10:58

Corban Yaxley

ϟ Âge : Les années marquent. Le coin des yeux qui s'étiole, se tire. Trente neuf marques comme les trente-neuf années déjà passées à écumer la terre et ses merveilles.  ans
ϟ Nationalité : Il n'y a aucun doute possible, même si peu d'importance est accordée aux papiers moldus, tu es un sujet de Sa Majesté. Britannique.
ϟ Métier : Les aléas de la diplomatie internationale, voilà bien un sujet que tu maitrises jusqu'au bout. D'autres murmures s'élèvent, disant que ta préférence est ailleurs, à la Justice Magique par exemple. Cette ambition n'est pas folle mais réprimée, pas impossible mais compliquée alors dans les méandres de la Coopération Magique Internationale tu tisses tes fils.
ϟ Ancienne maison : Il ne peut y avoir que le vert et l'argent comme horizon. Avant même que ce vieux chapeau crasseux ne prenne position sur ta tête, tu savais déjà quelle maison allait être la tienne, c'était une évidence, une tradition familiale comme il en existe tant. "Serpentard un jour, Serpentard toujours" jetée comme une maxime faisant état de loi.
ϟ Sang : Le doux liquide carmin s'est préservé, des années, des centaines d'années durant, le sang ne s'est jamais vu entaché par d'inférieurs êtres, il y a la Magie, toute puissance, qui domine et qui préserve le statut. La fierté qui émane d'un sang-pur est reconnaissable entre des centaines d'autres : il aura le pas lourd et la tête haute, l'assurance d'être toujours le meilleur car de sa famille, il est fier.

ϟ Avatar : Michael Fassbender

Affiliation : Les Ténèbres. Profonds, enserrants. Ils sont là, tout autour, ils tissent des toiles immenses dans les méandres de ton esprit, ton âme est ravagée par le mal qui ronge chaque parcelle de joie.
La Magie Noire est un horizon, un but à atteindre. Il n'y a que cela qui compte : rendre le Maître des Ténèbres heureux car il est le sorcier le plus puissant de tous les temps et s'il faut passer par son adoration pour qu'enfin le sang retrouve sa véritable position dans la société sorcière et bien qu'il en soit ainsi.
Il n'y a pas plus décourageant que de voir les sangs-de-bourbes accéder à des postes qui dépassent le statut même de ce qui fait un sorcier. Il n'y a rien de plus sale et hideux que de voir ces gens se pavaner avec l'idée qu'ils sont des mages et des sorcières à part entière, ils ne sont que des ersatz de la magie, des accidents, des voleurs, des êtres indignes en tous les cas de porter ce poids sur de frêles épaules.

Par choix et par conviction, Lord Voldemort s'est présenté comme la plus belle optique pour réussir à assoir enfin la magie à sa véritable place et pour renvoyer dans les enfers ceux qui osent s'en prétendre digne. Les traitres à leur sang devront être particulièrement châtiés, voilà ta profonde conviction.  

Baguette : C'est une baguette très rigide d'environ trente-trois centimètres. Elle se compose d'une plume de phénix et se voit enrober d'un magnifique bois d'if. Cette baguette est la même depuis ce jour d'été, avant l'entrée à Poudlard, où tu es venu l'acheter chez ce bon vieux Ollivander. Elle est particulièrement puissante dans les sorts d'attaque mais pas vraiment adaptée pour les métamorphoses.

Miroir du Riséd : L'évolution souhaitée et même tellement désirée qu'elle en devient une obsession c'est sans aucun doute d'accéder un jour à la direction du département de la Justice Magique. C'est devenu un crédo, une force de vie, une motivation même pour se lever le matin et se perdre des heures durant dans des traités de magie internationaux où l'ennui est roi. Ce poste te permettrait de désorganiser les traques de mangemorts et d'accéder aux plans des aurors.  

Épouvantard : La déchéance. C'est une vaste peur, profonde, ancrée si profondément qu'elle est inextricable. Amalgame d'abandons passés et de craintes de voir les fondations d'une vie plus stable qu'auparavant s'effondrer comme un vulgaire château de cartes. Cette peur est là, moteur des destinés. L'image est fugace, trop peut-être, mais bien violente. Pauvre, seul et sans pouvoir, même pas celui de pouvoir mettre fin à ses jours face à ce manque cruel d'utilité. L'horreur ultime. Son nom trainé dans la boue, ses enfants éloignés, mariés à des nés-moldus. Sa femme aux bras d'un autre, comme il fut autrefois, dans d'autres temps devenus immémoriaux.

Amortentia : L'odeur des friandises sorcières qui rappelleront toujours les moments heureux d'autrefois, au temps de l'innocence. Ces friandises, dévorées à la pelle dans d'immenses sourires, le sucre appelant inexorablement le sucre. Triste mélodie d'une dépendance inavouée. L'odeur de la fiante de hiboux aussi qui rappelle d'heureux souvenirs dans la volière de Poudlard, à torturer de pauvres nés-moldus, jamais de choses marquantes pour la peau, mais compliquées à vivre. La troisième odeur est non des moindres, c'est celle de la peur. La peur possède une odeur, c'est un fait. Et cette odeur, tu es particulièrement doué pour la reconnaître. Nectar des dieux, elle distille ces saveurs dans l'air avec une telle grâce que cela en devient malpoli. De cette odeur, tu pourrais en tomber amoureux.

Compétences magiques
Chaque sorcier commence le jeu avec 40 points de compétences magiques, à disposer comme il le souhaite entre les différentes compétences listées ci-dessous. Ces points pourront influencer le jeu, et il est possible d'améliorer chaque compétence au fur et à mesure du jeu. Vous trouverez ici un guide des compétences magiques pour vous aiguiller un peu sur leur impact in RP et vous permettre de mieux les attribuer.

Duels : 10/10
Potions : 8/10
Métamorphose : 3/10
Sortilèges : 10/10
Légilimancie : 1/10
Occlumancie : 2/10
Quidditch : 4/10
Divination : 2/10

ϟ Pseudo/prénom : RedDragon/Yoann ϟ Âge : 23 ans ϟ Fréquence de connexion : Tous les jours normalement  ϟ Ce personnage est : un scénarioϟ Où nous avez-vous connu : Bazzart  :plz:  ϟ Le mot de la fin : :red:  


Dernière édition par Corban Yaxley le Ven 6 Avr - 16:29, édité 7 fois
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Corban Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 10:59

hogwarts: a history



Chapitre 1 : C'était mieux avant.
Froid. Le vent déchirant la moindre parcelle de peau libre. La nuit est tombée depuis longtemps et aux alentours, il n'y a rien. Rien qu'un murmure puissant, sifflant. Le vent est tel qu'on penserait à un roi guerrier, battant sans discussion tous les prétendants au trône.
Immuable.
Créature folle ignorant tout de l'Humanité qui s'échine à le faire fuir. Au loin, des hurlements déchirent maintenant le silence relatif. On entend quelques rafales de cris qui frappent le vent et s'y mélangent. La vague invisible foudroie et amplifie le bruit.
Un homme marche dans le sillage de la petite tempête qui s'est levée plus tôt dans la journée. Doucement. Ses pas claquent sur le sol. Sa longue robe s'envole, recouvre presque son visage, dévoile des chevilles musclés où de longues chaussettes remontent.

Ses cheveux, impeccablement dressés sur le crâne, se dressent un peu plus, luttant eux-aussi comme les incongruités venteuses du soir. L'homme marche encore quelques pas, faisant résonner la rue si calme. Du coin où il se tenait, un rat s'encourt, volant presque, bondissant. Les pas de l'homme se rapprochent puis s'éloignent à nouveau quand il tourne au coin de la rue dans une quinte de toux puissante.
Clac clac font les pas.
Mélodie douce, berceuse aux allures de marche funèbre. Son bras droit se tend dans une parfaite coordination, on dirait les premiers pas d'un ballet parfaitement réfléchi. Au bout de sa main, comme un divin prolongement, un morceau de bois d'une trentaine de centimètres s'agite.
Le portail devant lequel il se tient bascule alors. Lentement, délicatement. Avec une grâce surprenante. Les grilles sont insensibles au vent alors qu'elles auraient dû être projetées comme de vulgaires morceaux de papier tant les assauts sont d'une rare puissance.
L'homme ne prend pas la peine de se retourner quand les deux massives grilles enchainent le chemin inverse et se claquent dans un bruit grinçant. D'où il se tient les hurlements parviennent plus forts encore. Pourtant, d'un pas tranquille, il se dirige vers deux nouvelles portes, obstacles se dressant sur son chemin comme les plaies sur l'Egypte.
D'un geste dédaigneux, sans même relever la tête, il fait s'ouvrir les deux battants.
A l'intérieur, les cris sont encore plus puissants, ils prennent naissance dans le sol et se répercutent sur les murs, ils rebondissent au plafond et viennent cogner les oreilles avec une telle force que l'homme est déconcerté. Il cligne des yeux et accélère le pas en direction du très grand escalier.
Le Manoir est faiblement éclairé mais suffisamment pour qu'il puisse voir ses pieds et au devant.

Alors que son pied gauche, sa jambe d'appui, se pose sur le palier du premier étage, une femme en tenue de bonne sort de la pièce à sa gauche et se retrouve presque nez-à-nez avec lui. Dans ses bras, elle tient un tas de couvertures. Quelque chose semble si blottir avec une force innocente. Un sourire déforme les traits de la jeune femme lorsqu'elle voit le sorcier. « Monsieur ! Vous avez un fils » dit-elle en tendant le paquet qu'elle tenait dans les bras. D'où il est, l'homme se met à sourire en attrapant son enfant. Le bébé, incapable de comprendre ce qui se déroule sous ses yeux neufs, gazouille. «Mon petit Corban, tu ressembles tant à ta mère.»L'homme caresse le visage de son fils et s'engouffre dans la chambre avec lui, de là où parviennent encore les reniflements d'une jeune femme fatiguée.  

Chapitre 2 : Wonderwall.

Un cliquetis régulier. L'horloge bat la mesure, chaque seconde, insensible au monde qui l'entoure, son ballet est reproduit à l'exacte. C'est une beauté sensitive. Dans la vitrine derrière le bureau massif, elle règne en parfaite monarque. «N'oublie jamais que tu es un sorcier et pas n'importe lequel.» L'homme est assis. Il porte sur son front son âge grandissant, ses rides déforment ses yeux, le coin de sa bouche aussi. Devant lui, posé sur le bois, un verre d'une boisson ambrée. Il la porte aux lèvres en fermant les yeux, savourant chaque goutte comme si c'était sa dernière boisson.«Tu es un sorcier de sang pur. Ta famille, vois-tu, n'a pas cédé au sexe facile et aux amourettes interdites. Ta famille a placé la pureté et la préservation de la Magie avant tout»dit l'homme en faisant tournoyer le fond de boisson qui lui reste.

Gamin intimidé par la situation, tu n'oses parler. Tu regardes ton père avec de petits yeux, tordant les doigts de ta main droite dans ta main gauche, profitant de chaque moment de silence pour glisser un peu plus en avant. Les yeux de l'homme dardent vers toi, puis à ta gauche et à ta droite dans un mouvement infi, habituel. Tu prends le temps de détailler le paternel, son regard est froid et tiré, ses cheveux commencent à s'enfuir, eux aussi. La cape violette qu'il porte est de première qualité, à peine gamin que tu connais déjà la différence entre une bonne et une mauvaise étoffe. Trop ample pour son corps maigre et fatigué, elle pend un peu partout autour de lui, créant un effet curieux, on dirait qu'il flotte, ses chaussures étant recouvertes, elles aussi, de la cape.
Tes yeux n'osent se fixer car ils n'osent regarder les siens. Il tape trois coups sur la table. Après un crac à peine audible se matérialise une créature hideuse, repoussante. Elle est vêtue d'un drap noué comme une toge d'autrefois, blanche au départ elle est aujourd'hui d'un gris morne et fade. La créature au nez conséquent et aux oreilles démesurées se fend immédiatement d'une révérence.«Sers moi à boire ! Et Dépêche-toi.»hurle t-il à l'elfe de maison. Ce dernier, effectuant une nouvelle révérence se hâte d'attraper la magnifique carafe en cristal. Alors que la créature vaque à ses occupations, le paternel fait face à son rejeton silencieux. «Ne laisse personne prétendre que le sang n'a aucune importance. Car le sang fait tout, mon fils. Il permet de créer un ordre, une hiérarchie. Il y a les sangs-purs et les autres. Les êtres supérieurs d'un côté et les inférieurs de l'autre.»Il renifle en attrapant au vol le verre que tente de poser l'elfe de maison. Il en avale deux gorgées à pleine bouche. Puis de son laïus impeccable, il reprend la suite. «Reste-là, saleté !»balance t-il à l'elfe en pointant un coin de la pièce d'un doigt fatigué. « Les êtres inférieurs doivent le respect aux êtres supérieurs. Et tu as le droit de vie ou de mort sur ceux-là. » Il attrape sa baguette. «Viens-là.»dit-il en regardant le serviteur forcé. La créature s'approche, sans se douter ou en ne laissant rien paraître. «Tends ta main.»l'elfe le fait. D'un mouvement de bras, pointant sa baguette sur la main de l'elfe, il brise les doigts de la créature dans un hurlement déchirant.
Te tenant à quelques centimètres à peine, tu frémis. L'elfe hurle à la mort, tenant ses doigts brisés dans une main à peine plus saine. Le paternel se met à rire, sa langue frémissante, ses traits semblant même plus jeunes. Il frappe dans ses mains, se tortillant sur sa chaise comme un gamin à la parade. «Bien que dénuée de valeur, traite mieux cet elfe que tu traiterais un né-moldu car de sa condition au moins, lui est conscient. Et maintenant, dehors.»D'un geste de la main, voilà que tu es congédié.

Chapitre 3 : L'homme qui rêvait d'être un sorcier.
Le train s'était arrêté dans un vacarme fou. Le hurlement avait été dur à supporter pour tes si précieuses oreilles. Tu n'aimais pas cela, vraiment pas. Alors que tu étais déjà installé dans le hall du château, à attendre qu'un professeur vienne conduire la masse d'élèves vers la cérémonie.
C'était un moment fou, il parait.
Tes parents n'avaient eu de cesse d'en parler, encore et toujours. C'était ce qui faisait d'un sorcier un élève de Poudlard à part entière. Le hall était froid, traversé par d'immondes courants d'air, il y régnait une odeur aux relents humides qui déplaisait fortement à tes narines. L'endroit était majestueux, certes, mais pas véritablement grandiose. C'était un hall conventionnel, classique.
Lorsque le professeur revint enfin, dans sa robe chatoyante et dans ses chausses qui semblaient confortable, il avait un sourire béat aux lèvres comme s'il allait annoncer la meilleure nouvelle qu'il soit possible d'annoncer. Au lieu de cela, il se contenta d'un signe de main en direction du groupe et il enclencha un pas automatique, il semblait sautiller tant il jetait son corps en avant.

Après quelques mètres seulement, deux immenses portes aux couleurs dorées se tinrent devant toi et les autres, comme la porte vers la destinée. Magnifique création érigée là en maîtresse silencieuse. D'un autre sourire encore plus prononcé, le professeur si prolixe quelques temps plus tôt qui s'était transformé en automate silencieux poussa les battants. Les portes se mirent à basculer sur leurs gonds, doucement, délicatement. Alors s'ouvrit devant tes yeux ébahis une immense salle où quatre grandes tables déjà pleines d'élèves se tenaient. L'endroit était magnifique, de l'estrade où se tenait ce que tu supposais être le corps enseignant au plafond ensorcelé, tout resplendissait. Malgré le nombre d'élèves et de professeurs présents, le silence était lourd, trop même.
La troupe de nouveaux élèves s'engouffra avec discipline dans la gueule ouverte des deux portes. Elles basculèrent de nouveau sans un bruit. On entendit seulement le claquement des serrures.

Après que le professeur de métamorphoses qui s'était chargé de l'escorte et qui avait Dumbledore pour nom - nom dont tu connaissais les prouesses, celle d'avoir vaincu Grindelwald par exemple- ait terminé son laïus sur le prestige de Poudlard et ses maisons et après un regard entendu avec celui qui dirigeait le château, déjà assis sur son lourd fauteuil d'or, le professeur commença à égrainer les noms par ordre alphabétique. Non sans passer par une assommante chanson venue du Choixpeau où il était question de choix et d'apparences déconfites. A chaque fois que le vieux Choixpeau donnait le nom d'une maison, la table en question semblait prise d'une frénésie folle.
Dans ta tête déjà, le choix du chapeau allait être d'une clarté indifférente, ce serait Serpentard ou ce ne serait rien. Il n'était pas question d'atterrir dans une autre maison. Poufsouffle et Gryffondor en tête. Même si Serdaigle s'était illustrée par le nombre d'érudits dans ses rangs, ça ne serait franchement pas du goût des Yaxley, tous passés par Serpentard depuis des générations entières. Fiertés dominatrices.  
Dérouler la liste prit un temps fou. Tellement longtemps que tes pieds ne supportaient même plus d'être là, à ne rien faire. Tu avais initié un mouvement de balancier pour répartir le sang dans chaque jambe quand enfin on entendit rugir le patronyme tant attendu. Il ne restait plus que quelques élèves à répartir. Une poignée.

Doucement, pour être certain de ne pas te prendre les pieds dans ta robe et pour souffler un peu, tu te diriges vers le tabouret qui semble d'un coup trop haut, comme une montagne dressée entre toi et tes études futures. Comme une insurmontable épreuve de courage. Pourtant, ton corps s'y hisse rapidement. A peine les mauvaises coutures du Choixpeau sur le crâne qu'il s'exclama «Aucun doute : Serpentard !» Un souffle et des applaudissements. Un sourire aussi béat que celui du professeur sur le visage.

Chapitre 4 : Du rififi pour nés-moldus.


La neige frappait Poudlard avant tant d'avidité qu'on aurait pu penser à un assaut réfléchi, à une guerre expresse comme il s'en était joué dans le monde moldu. Les nazis avaient mordu la poussière au terme d'un blitz pénible et harassant. Aujourd'hui les élèves mordaient la poussière aussi tant les flocons n'épargnaient personne.
La Magie était si puissante et si présente alors même que personne ne pensait à en faire usage contre la poudreuse trop présente où les chevilles s'enfonçaient avec une aisance trop particulière. Les cheveux aussi, c'était quelque chose sous les tentatives de noyade qu'imposaient les flocons difformes et bien trop gros.
Le pire dans tout cela, c'était les autres élèves qui semblaient unanimes : la neige, c'était bien.

Tous les jours ou presque avaient lieu d'immenses batailles qui prenaient place dans le parc mais qui s'étendaient à la cour intérieure et même aux couloirs dans le hall que le concierge passait son temps à récurer en pestant contre ces maudits sorciers de premier cycle.
Fuyant les bagarreurs armés, des groupes entiers de premières années se réfugiaient dans des endroits improbables. A la suite de ces groupes, un autre se lançait souvent. Des serpentards de cinquième années. Deux semblaient les meneurs. Il y avait Arthur tout d'abord puis toi, un peu plus frêle mais tout aussi assuré.
Evidemment, ce n'était pas pour jeter des boules de neige aux visages de ces gamins apeurés que vous suiviez les premières années mais plutôt pour s'amuser un peu, pour terrifier ceux qui n'avaient rien à faire à Poudlard : les nés-moldus.
En ce moment même, c'était tout le but de cette petite poursuite. Très rapidement, les premières années furent à bout de souffle et s'échouèrent en haut de la volière. C'était un endroit parfait, confiné. Les gryffondors étaient aussi rouges que les écussons qu'ils portaient brodés sur les robes noires. «Non ! Pitié, s'il vous plait !» dit le plus petit d'entre eux, il semblait aussi le plus hardi collant ainsi parfaitement au descriptif mélioratif de sa maison.
Tes lèvres se tordent dans un rictus impoli puis c'est un fou-rire qui prend le groupe de serpentards. Certains frappent même leurs mains en riant, d'autres font mine de se plier comme si l'hilarité était impossible à contrôler. Vastes soubresauts d'une colère folle.  

Puis les rires cessent comme ils sont venus. Silencieuse, la volière n'est déchirée que par les hiboux ensommeillés qui bruissent un peu, une aile battante ou les yeux ouverts par un inhabituel vacarme. «Comme c'est mignon !» dis-tu d'un air supérieur. «De la pitié ? Je n'en ai aucune pour les voleurs de magie, sang-de-bourbe.» Ta baguette se lève et le gamin déjà déstabilisé tombe à la renverse. Ses maigres fesses craquent lorsqu'elles entrent en contact avec la dureté de la pierre. Ses mains glissent dans la fiente de hiboux, délicate et merveilleuse odeur qui restera à jamais inscrite dans les tréfonds de ta mémoire olfactive.
Le groupe d'adolescents est de nouveau hilare, cette fois, le fou-rire se prolonge, dure quelques minutes entières. Les mines des jeunes enfants sont tirées, on se penserait à un enterrement. C'est cela même qui provoque une nouvelle crise de rires quand la première se tasse.
Une quinte de toux te secoue. Elle déchire les côtes si violemment que c'est presque douloureux. Le gamin qui s'est effondré dans la fiente est en larmes, elles coulent comme l'alcool dans une taverne.

C'est une extrême joie de voir cela. Plus même qu'une joie, c'est une jouissance qui secoue les pieds et remonte dans le corps comme l'adrénaline au petit matin après une vulgaire séance de sport. Les visages hilares n'arrivent plus à se figer tant l'attention est perdue. Le gamin qui s'est vautré lamentablement pleure encore. Ta baguette fait un nouveau tour sur elle-même. Et son pantalon glisse. Quelle bonne idée que les professeurs ont eu d'apprendre les sortilèges informulés aux élèves. Pour une fois que tu mènes la danse.
Cette fois, l'assistance est tellement hilare que le bruit a réveillé quelques oiseaux, qui, furieux d'être ainsi sortis de la torpeur où ils étaient plongés se mettent à tournoyer violemment. Certains poussent même des cris effarés pour faire fuir les prédateurs en robes de sorciers. «On dégage ?»demande-tu aux autres mais la question s'adresse surtout à Arthur, ton meilleur ami.

Chapitre 5 : Magie noire et noire Magie.


Un stéréotype. Une situation commune, déjà mirée, trop peut-être. D'un neo-classicisme craintif et abrutissant. Fresque inondée. Le son est humide. On dirait qu'un torrent se déverse aux environs, créant un vacarme à peine supportable pour les oreilles humaines, furent-elles celles d'un magicien chevronné. L'homme contemple, se ressource. On dirait presque qu'il médite, là, dans sa robe carmine, d'une beauté certaine. Des fils d'or en bordent les côtés. Nul doute qu'il s'agit d'un mage fortuné.

Puis un pop, à peine perceptible et le décor change. L'horizon s'étiole, la cascade s'est volatilisée dans un souffle, gommée comme si elle n'avait été qu'une divagation d'un esprit trop encrouté pour discerner la réalité du mensonge le plus cruel. Le bon grain et l'ivraie se perdant dans les méandres d'une union inutile et fatiguée.
Les grandes cimes arborées ne sont plus, elles aussi, que de lointaines idées folles, perdues. A la place des grands espaces verts où vivaient certainement des milliers d'animaux : du plus beau guépard aux pattes velues d'araignées silencieuses, il n'y a plus rien que le silence d'une cave plongée dans une pénombre si importante que les yeux n'arrivent à se focaliser sur quelque chose, ils tentent d'accrocher la fameuse ligne sans y parvenir.
L'humidité.

Ca sent l'humidité.
C'est une odeur qui prend aux tripes.
C'est une odeur affreuse.
C'est une odeur suffocante.


Elle est là, dans l'ombre, elle diffuse son odeur comme un thé brûlant. De petits champignons prennent naissance sur les coins de la pièce, une toile d'araignée d'une grosse circonférence se secoue au rythme du vent qui s'engouffre par la toute petite fenêtre présente, le carreau est cassé.
Une table et une chaise se tiennent devant. Ton corps frissonne.
Ta baguette qui appuie sur ton ventre au travers de la poche intérieure de ta cape te rassure.
Tu es pourtant en territoire conquis.
Dans cet endroit même où s'était déroulé des centaines de séances d'une agréable teneur. Agréables ? Certainement pas pour ceux qui avaient eu l'honneur de prendre place sur la chaise en bois inconfortable.
C'était une simple chaise de bois aux pieds instables, sur la table, juste devant, comme imbriquée, on pouvait y voir des tas de griffures. Il fallait y voir ici la lecture d'une douloureuse escapade.
Tes pieds t'y guident. Mécaniquement. Tes fesses s'y posent. Délicatement. Un grand sourire se dessine sur tes lèvres pendant que tes doigts effleurent les marques faites par ceux qui ne peuvent plus témoigner. Des centaines défilèrent ici. Tes yeux se ferment; ton regard se durcit. Les souvenirs. Emergents.

C'était une journée bien plus chaude que celle là. La cave était parfaitement organisée et rangée. Aucun champignon ne poussait sur les recoins, rien n'avait meilleure odeur que cet endroit là. Il flottait dans l'air un mélange de fraises sauvages et de fruits de la passion. Une ampoule était fixée au plafond et se balançait au bout d'une corde. La lumière projetait des ombres dansantes sur les murs.
La petite fenêtre était parfaitement propre, le carreau brillait même. Au travers, un soleil de plomb dardait par l'entrouverture. Des poussières en suspension flottaient tranquillement un peu partout. Aucune toile d'araignée ne venait polluer l'endroit. C'était une chambre presque stérile. Derrière un petit rideau, on trouvait une bibliothèque aux livres épais et aux tranches inquiétantes. On pouvait lire des choses comme "de la Magie noire à la noire Magie : histoire et initiation."

Tu pénètres dans la pièce en tapotant dans les mains. Sur la chaise qui semble moins fatiguée, plus jeune, un type est vautré. Ses traits sont tirés, ses rides sont déformés, sous les yeux des larmes sèches. Au coin des lèvres, de vieilles croûtes qui formaient des cratères sur une peau autrefois lisse. Antonin serait fier pensais-tu en voyant le visage tuméfié du type. Antonin, ton formateur, ton ami. Celui qui t'avais initié à cette délicieuse magie où les bornes n'étaient pas connues.


A ce souvenir, ton cœur se fend. Des souvenirs arrivent et repartent, ils frappent le cerveau comme la pluie bat le pavé. Andromeda. La plus horrible humiliation de toutes. Alors que les fiançailles devaient avoir lieu à Noël 1970, la promise s'était entichée d'un sang-de-bourbe et s'était déconfiée. Alors que les rumeurs avaient frappé à ta porte et à celles de tes beaux parents bien avant cet évènement, personne, surtout pas toi n'avait jugé bon d'y apporter un intérêt. Sauf quelques hiboux envoyés à la hâte à Poudlard où elle menait encore des études. La différence d'âge n'avait alors aucune importante, seule venait à compter l'union d'une Black et d'un Yaxley. Prêt à dominer le monde et les sangs-purs, à imposer ta volonté. Deux fortunes ainsi unifiées pouvaient ouvrir toutes les portes fermées. Au diable Crouch Sr et ses sbires.
Lorsqu'elle avait décidé de trahir en s'amourachant d'un né-moldu rencontré au château, ta vie s'était arrêtée.

Humilié comme jamais.
Pendant quelques temps, plus rien n'avait eu de saveur. Puis Arthur Selwyn avec qui tu entretenais toujours une profonde amitié avait trouvé la solution : sa sœur devait prendre épousailles. Et quoi de plus parfait qu'une union entre un Yaxley vigoureux et dans les bonnes grâces du Lord et une Selwyn. Loin d'être dégoûtante, elle était même plutôt jolie. C'était une connaissance, l'amitié avec Arthur, les évènements mondains : tout cela formait un ensemble de raisons qui avaient poussé à la rencontre.
On célébra l'union en grandes pompes quelques mois seulement après la proposition. Ce fut une fête agréable où on oublia bien évidemment le nom d'Andromeda Black. Désormais tabou.

Dans ton ambitieux combat, Elena est une force. C'est certain. Elle est là, toujours, dans l'ombre. Un héritier de la fortune Yaxley a déjà vu le jour. Magnifique petite chose, si fragile. Un mariage heureux, du moins en apparence. Il ne reste plus alors qu'à offrir au Lord un Ministère de la Magie en déconfiture. La tête du département de la Justice Magique ne serait pas de trop et pour cela tu le sais, c'est Bartemius Crouch Sr qui devra se retrouver sur cette chaise de tortures. Tôt ou tard.








Dernière édition par Corban Yaxley le Ven 6 Avr - 16:35, édité 49 fois
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Antonin Dolohov
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 11:27

:morsmordre:

:red: :red: :red: :red: :red: :red: :red:

CORBAN :red: :red: :red:
comme je te l'ai dit, je suis vraiment très très heureuse que ton choix se soit porté sur lui :plz:

Bienvenue parmi nous :fire:
et bon courage pour le reste de ta fiche :sirius: :l:


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Elena Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 11:56

MAIS MAIS MAIS :red: :red:
QUELLE JOIE !! C'est merveilleux, je suis toute joie (et tu es de toute bôôôôté, c'est vraiment triste qu'Elena ne puisse pas t'aimer avec ce magnifique visage !) !!!
J'adore ton style !

bienvenue et bon courage pour ta fiche :l: :cutie: :woohoo: :cute:


† When my family thinks hhat I'm safe in my bed, from night until morning, I am stretched at your head. Do you remember the night we were lost in the shade of the blackthorn and the chill of the frost.
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Arthur Selwyn
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 15:38

Aaaaaaaaah :red::red::red:

Un autre mangemort dans nos rangs ! Et quel choix :bave:

Bienvenue parmi nous <3 On aura beaucoup de plaisir (a) Arthur et Corban devaient traumatiser tout Poudlard lorsqu'ils y étaient ! :face: :arrow:


THE GRAVEYARD IS ALIVE

Black crows break the silence. The garden of the dead's alive tonight and you can't stop it. Just enjoy it.
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Corban Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 17:25

Merci beaucoup :cutie: :cutie:
J'ai hâte de RP avec vous trois :impero: :cutie:
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Ted Tonks
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 21:14

Bienvenuuuuuuuuue :cutie:



Spoiler:
 


ABSENTE TOUT LE MOIS D'AVRIL (Ted, Emma, Annabel, Brianna, Moody)
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Nina Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 21:53

OOOOOH :cutie: bienvenue parmi nous, ton arrivée fait visiblement des heureux :gneheh:


❝ i got issues and chips on both of my shoulders, reputation precedes me and rumors are knee-deep the truth is it's easier to ignore it, believe me
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Andromeda Tonks
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Jeu 5 Avr - 23:06

yaaaay :cutie:
Contente de te voir enfin débarquer :red:


comfortably numb
There is no pain you are receding. A distant ship's smoke on the horizon. You are only coming through in waves. Your lips move. But I can't hear what you're saying

(c) Myuu.BANG!
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Iris Greengrass
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Ven 6 Avr - 14:59

Bienvenue! Cette story, ce Corban... You rule! :fire:
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Corban Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Ven 6 Avr - 16:37

Merci à vous ! :oskour: :admin2:
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Andromeda Tonks
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Ven 6 Avr - 20:10

Fiche Validée !

Quelle superbe plume :cutie: hâte d'écrire avec toi :l:

Maintenant que le plus dur est passé, voici quelques conseils pour poser tes valises sur le forum. Je t'invite dans un premier temps à aller recenser ton avatar dans le registre maintenant qu'il est validé puis à aller jeter un œil aux demandes et listes en tout genre, comme pour le métier de ton personnage. N'oublie pas non plus de te familiariser avec le système des points et à aller lire les annexes si ce n'est déjà fait.

Tu peux également et dès à présenter ouvrir ta fiche de liens et créer jusqu'à trois scénarios si tu en as besoin. Si tu as encore la moindre question à propos du forum, je suis toujours disponible par mp. Et, bien évidemment, la chatbox et le flood sont à ta disposition de jour comme de nuit !

Bon jeu sur FLOO POWDER !  :cute:  


comfortably numb
There is no pain you are receding. A distant ship's smoke on the horizon. You are only coming through in waves. Your lips move. But I can't hear what you're saying

(c) Myuu.BANG!
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Corban Yaxley
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Ven 6 Avr - 20:48

Merci pour les compliments et la validation. :cutie:
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Kieran Walsh
MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   Lun 16 Avr - 11:38

J'ai même pas souhaité la bienvenue comme il convenait à mon voleur de femme :wut: :wut: :wut: :wut: :wut: JE L'AURAIS UN JOUR, JE L'AURAIS :wut: :sad: :facepalm:
Bon sinon, superbe fiche :cutie: Bienvenue sur le forum :l:


† And if you whisper like that...  if you want me like this, and if you need me like that, it was dead long ago but it's all coming back to me, it's so hard to resist and it's all coming back to me, I can barely recall and it's all coming back to me now
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MessageSujet: Re: Corban ≈ Remember those walls I built.   

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Corban ≈ Remember those walls I built.
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