theodore | i put myself back in the narrative

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Dorcas Meadowes
Dorcas Meadowes
MessageSujet: theodore | i put myself back in the narrative   Jeu 10 Mai - 15:48

❝ now when you think of Late nights with me there in your bed, True ride or die, that's what you had (...) And when you think of My body on yours, don't forget Once I would've died for you, baby. I loved you, I loved you, I loved you But that was then ❞


L'échec était un phénomène auquel Dorcas commençait à s'habituer. Chaque journée au Ministère sans une arrestation en était un, chaque affrontement de l'Ordre qui se terminait aux urgences de Sainte-Mangouste en était un. Sa vie privée était un désastre qui avait dépassé depuis longtemps le simple stade de l'échec. Elle s'était faite au fiasco, quelle qu'en fût sa forme. Elle oubliait, rangeait la défaite cuisante dans un coin de sa tête, et elle avançait. Pourquoi s'attarder sur les débâcles qui l'entouraient ? Elle n'avait pas le temps pour les regrets, pas plus qu'elle n'en avait pour les remords. Il fallait continuer à avancer, à se battre chaque jour, qu'il s'agisse de sourire froidement aux présumés mangemorts qu'elle croisait au Ministère ou de leur courir après accompagnée de l'un ou l'autre de ses camarades de l'Ordre. Il fallait avancer et c'était exactement la raison qu'elle avait fourni à Dumbledore lorsque ce dernier lui avait demandé – ordonné, toujours – de redoubler d'efforts avec Lewis. Elle avait refusé d'abord, tenté d'expliquer ensuite. Le vieux n'avait rien voulu entendre, évidemment. Il fallait qu'elle trouve une solution, avait-il dit, elle était pleine de ressources et elle pouvait y arriver, avait-il assuré. Dorcas ignorait d'où cette confiance lui venait mais il avait réussi, en à peine quelques phrases bienveillantes, à la lui communiquer. Du moins jusqu'à ce qu'elle se retrouve seule avec ses pensées et ses souvenirs. Grosse erreur que de laisser ce vieux fou la convaincre de quoi que ce soit. Il feignait toujours de leur donner les clés de la réussite quand, vraiment, il se contentait de quelques directives et de leur laisser à tous, elle comme les autres, le soin de trouver comment s'en sortir.

Elle n'avait pas réussi à recruter Lewis la première fois, pour d'excellentes raisons d'ailleurs, elle n'allait certainement pas réussir à la deuxième tentative. Dumbledore semblait pourtant sûr du contraire, alors elle s'était laissée tenter. Avait réfléchi dans le calme relatif de son bureau – elle s'était interdit, depuis des années, de se pencher de près ou de loin sur le cas de Theodore Lewis une fois passée la porte de son appartement. Peu inspirée, elle avait fini par le suivre discrètement une ou deux fois – ou quatre, mais personne n'était là pour compter et elle ne faisait que son job après tout. Avait noté ses habitudes, ses allées et venues, ses promenades avec son chien, le nom de ses voisins. D'autres détails aussi, plus intimes – plus malsains. Combien il avait l'air seul, éteint. La manière dont il souriait à cette boule de poils hyperactive. La pénombre dans laquelle était systématiquement plongé son appartement lorsqu'il rentrait – l'absence de sa femme, donc. Elle avait songé à sonner chez lui, une fois, avant de se raviser. Elle avait déjà tenté cette approche, à Sainte-Mangouste, lorsqu'elle les avait enfermé dans son bureau, et ça avait foiré de manière spectaculaire. Il fallait essayer autre chose, plus en douceur. Plus en public, surtout. Chez les moldus, donc, puisque c'était parmi eux qu'il semblait avoir pris l'habitude de se perdre lorsqu'il ne passait pas la nuit attablé à son bureau ou en compagnie de son chien.

Aussi impulsive qu'elle fut, Dorcas savait parfaitement que toute opération méritait un minimum de préparation, parce qu'on ne pouvait pas lancer dans l'inconnu au moins un vague plan. Ici, sa seule préparation s'était résumée à enfiler une robe qui n'attirerait pas l'attention pour les mauvaises raisons avant d'aller avaler un firewhiskey au Chaudron en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Traîner là-bas, même pour cinq minutes et une dose de courage liquide, ainsi apprêtée lui avait rappelé la petite sauterie du Nouvel An, ce qui n'avait fait qu'emplifier son malaise. Elle savait où elle allait, oui, au sens propre du terme mais elle ne savait pas vraiment elle allait comme ça. Tout le monde s'accordait à dire, elle la première, qu'elle manquait terriblement finesse. Sa dernière entrevue avec Theodore en était une preuve criante de vérité. Tenter une approche plus douce semblait être une meilleure idée, sur le papier. Dans la pratique, c'était plus compliqué – et encore, c'était un euphémisme.

Elle avait retrouvé sans mal le petit pub où elle l'avait vu entrer la semaine précédente mais, une fois de plus, Dorcas s'attarda à l'extérieur, une main nerveuse refermée sur une cigarette qui se consumait toute seule. Il fallait qu'elle entre, elle le savait, ne serait-ce que pour s'éviter des problèmes avec les types un peu louches qui l'observaient de l'autre côté de la rue avec un intérêt vaguement effrayant. Fébrile, elle finit par entrer et, après un rapide coup d'oeil, retrouva sa cible, assis au bar. Il était bien plus simple de penser à lui en termes d'objectif, de but, de mission, beaucoup, beaucoup plus simple. S'armant d'un sourire et carrant les épaules, Dorcas traversa le pub pour prendre place aux côtés d'un Lewis qui ne s'attendait sans doute pas à la trouver là. « Teddy, toi ici, mais quelle surprise, glissa-t-elle sans se départir de son sourire, tu m'offres un verre ? » C'était une mauvaise, très mauvaise idée. Et le pire, dans tout ça, c'était qu'il s'agissait de la sienne. Personne n'était venu lui suggérer d'user de ses charmes, non. Elle était arrivée à cette conclusion toute seule. Pathétique.


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Theodore Lewis
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MessageSujet: Re: theodore | i put myself back in the narrative   Jeu 10 Mai - 20:45

Il aimait aller se perdre chez les moldus. Peut-être parce que malgré ce que tous les Serpentards de sa promotion pouvaient penser, il les aimait, les moldus. Ce n'était pas pour rien qu'il avait fait quelques voyages à l'étranger pour faire du bénévolat parmi eux, aider à soigner les plus malades et les plus démunis. Ce n'était pas pour rien qu'il étudiait de près leurs techniques, leurs méthodes. Les moldus avaient quelque chose à lui apporter, et il espérait bien le leur rendre. Les moldus avaient cette logique fascinante qui manquait parfois au monde sorcier. Les moldus pouvaient expliquer leur existence et donner un sens à tout, qui lui manquait parfois à lui. Et quand il n'avait pas le courage de se retrouver seul chez lui, il rentrait rapidement promener son chien, le déposait ensuite chez ses parents pour ne pas qu'il soit seul, et transplanait au chaudron baveur dans ses habits les plus communs possible, pour s'enfuir aussi vite dans les rues moldues de Londres.

Les bars moldus avaient cet avantage que aucun de ses anciens camarades adeptes de la pureté du sang ne risquait de l'y trouver. Sauf cachés sous un masque et bien décider à tuer du moldu. Oh non, il ne se faisait guère d'illusions sur le nombre de ses anciens "amis" qui devaient avoir rejoint les rangs des mangemorts. Il ne les avait que trop bien connus lors de ses années à Poudlard, eux et leurs discours toxiques. Discours qu'il n'avait jamais remis en cause, trop bien installé dans sa lâcheté. Trop bien installé avec sa tête dans le sable. Meh, il avait suffisamment l'occasion de s'en vouloir, ce n'était pas pour ça qu'il était allé se perdre dans ce petit bar perdu au fin fond de Londres. Non, il était là pour boire du bon whisky. Boire et ne pas trop penser. Discuter avec le patron ou les piliers de bar ne manquant pas à l'appel.

Ça aurait été possible. Pour sûr. Il l'avait déjà fait. Boire dans un bar moldu et déconnecter son cerveau de la réalité du monde sorcier. Surtout dans ce bar là, où il se sentait étrangement chez lui. Ça aurait été possible, mais pas avec Dorcas qui débarquait dans sa vie. A nouveau. Comme si l'épisode à Sainte-Mangouste n'avait pas eu lieu. Pour un peu, il se demanderait s'il n'a pas halluciné cette engueulade. Il la regarda un instant, le visage fermé, tentant de déterminer si elle se foutait de sa gueule, s'il s'agissait d'une blague... Non, il ne l'avait pas hallucinée à l'hôpital. Il connaissait Dorcas, et cette façon de débarquer comme si tout allait bien entre eux. Même s'il aurait préféré ne pas s'en souvenir.

Il laissa échapper un soupir et d'un mouvement de la main fit signe au barman de servir un verre à la demoiselle à ses côtés et de re-remplir le sien. Certes, il n'avait pas envie de lui parler, mais il n'était tout de même pas si rustre que ça. « Alors tu as retravaillé ton pitch de la dernière fois? » Son ton était légèrement moqueur, mais pas méchant. Son regard quant à lui s'était perdu dans les bouteilles qui meublaient le mur devant lui, comme s'il ne voulait pas la regarder. Comme si se tourner vers elle marquerait le début d'une réelle conversation, d'un échange, d'une engueulade, de quelque chose. Il n'était pas sûr d'avoir l'énergie de la supporter. Et il ne pouvait pas cette fois-ci se contenter de la mettre à la porte, il n'était malheureusement pas chez lui. Mais il n'avait pas envie de s'énerver. Pas envie de s'expliquer. Pas envie de reprendre là où ils s'étaient arrêtés. Pas envie de remuer, encore une fois, le couteau dans la plaie.


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Dorcas Meadowes
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MessageSujet: Re: theodore | i put myself back in the narrative   Mar 22 Mai - 23:46

Si leur dernière rencontre lui avait appris quelque chose, c'était bien qu'elle ne devait pas surestimer ses capacités face à Theodore. Ou, plutôt, sous-estimer l'effet qu'il avait toujours sur elle. Elle s'était plu à penser qu'il ne pouvait plus l'atteindre, qu'il n'avait pas la moindre influence sur son comportement et elle s'était lourdement trompée. Dorcas avait perdu ses moyens bien avant l'inattendue et ô combien vicieuse qu'il lui avait servi et elle n'était pas assez pleutre pour le nier, même mentalement. Lorsqu'il était parti, elle l'avait confiné dans un coin de sa tête, lui et tous leurs souvenirs, en se promettant de ne plus y penser et si, déjà à l'époque, cette solution bancale manquait clairement de maturité, elle avait réalisé récemment qu'il s'agissait d'une grossière erreur. Il avait fait partie de sa vie trop longtemps, s'était installé dans son quotidien sans qu'elle s'en aperçoive, elle qui se félicitait pourtant de garder tout le monde à distance. Il était arrivé avant qu'elle ne comprenne l'amère réalité des départs et des disparitions, et la perte de sa mère avait anesthésié la douleur sourde que l'absence de Theodore avait provoqué. Mais il était là, fantôme bien réel d'un passé que Dorcas aurait préféré oublier. Il était là et, comme à son habitude, il lui résistait. Toutefois, ce n'était plus ses baisers qu'il fuyait, ce n'était par pur esprit de contradiction qu'il se dérobait. Ce n'était plus un jeu et Dorcas avait du mal à contenir la rage que lui inspirait sa bêtise mais elle était résolue à essayer. Et, lorsqu'il indiqua au barman de la servir d'un bref signe de main, elle songea que ce n'était peut-être pas une mauvaise décision, convaincue, naïvement peut-être, qu'il s'agissait d'une première victoire. À croire que l'optimisme enfantin de Dumbledore était contagieux.

Nulle trace d'animosité dans le ton qu'il lui servit et elle se surprit à sourire, presque par réflexe, le temps d'une seconde, peut-être deux. Sa main se crispa sur son verre mais Dorcas s'efforça de se détendre. Il s'agissait là d'un exercice difficile, vaguement malsain aussi mais puisqu'elle était capable de résister à l'envie de s'attaquer physiquement aux mangemorts qu'elle croisait à visages découverts au Ministère, elle pouvait aussi certainement se laisser aller ici aussi. Ce n'était qu'un bar, qu'une mission et elle n'avait aucun compte à rendre à qui que ce soit, excepté le vieux fou qui l'avait mise sur le cas. Elle n'était même pas obligée de réfléchir, ni même de repenser à tout ça une fois que ce serait fini, alors qu'est-ce qu'un sourire pouvait bien changer ? Tout, peut-être. La méthode douce, Meadowes, la méthode douce. Dorcas se redressa, finalement, et se tourna un peu plus vers Lewis qui fuyait toujours son regard. « Ça dépend. Qu'est-ce que tu as envie d'entendre ? » minauda-t-elle, luttant contre l'envie de lever les yeux au ciel, irritée par son propre manque d'imagination. Elle jouait à un jeu dangereux mais une partie d'elle, certainement masochiste, faible mais pourtant bien là, avait envie de savoir jusqu'où, vraiment, elle pouvait aller. Jusqu'où elle voulait aller.


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Theodore Lewis
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MessageSujet: Re: theodore | i put myself back in the narrative   Jeu 31 Mai - 17:19

Qu'est-ce qu'il avait envie d'entendre? La question lui arracha un soupir. Son regard se perdit un moment dans le fond de son verre. La réponse n'était pas aussi simple qu'il le pensait avant de la revoir. Qu'est-ce qu'il avait envie d'entendre, qu'est-ce qu'il avait envie de lui dire... Avant de l'avoir revue, il aurait eue  un avis tranché, des mots durs, un semblant de colère à évacuer... De l'espoir peut-être aussi. Peut-être. Maintenant il ne savait juste pas pourquoi elle s'acharnait à revenir dans sa vie. Leur précédent échange lui avait suffit à lui, et il n'avait aucunement envie de se faire du mal en remuant le couteau dans la plaie. Une fois lui avait suffit. Le goût amer qui lui était resté dans la bouche depuis la dernière fois lui avait suffit. L'expression sur le visage de Dorcas, face à lui, lui avait suffit. Le fait qu'elle ai hanté ses rêves les deux nuits suivantes également. Définitivement, il se serait passé de son retour dans sa vie. Celle-ci n'avait certainement rien de parfaite mais elle lui suffisait telle qu'elle était.

Qu'est-ce qu'il avait envie d'entendre. Qu'elle l'avait aimé autant que lui avait pu l'aimer et qu'elle avait eu le cœur brisé pendant des années après qu'il soit parti sans se retourner? Non. Il n'était pas si égocentrique. Qu'il lui manquait autant qu'elle lui manquait et qu'elle n'avait rien de mieux à faire de sa nuit que de la passer avec lui? Non plus. Si son cœur ne pouvait s'empêcher de manquer un battement à l'idée de se remettre avec elle, ne serait-ce que quelques heures, il savait pertinemment qu'il ne le voulait pas réellement. Leur réalité aujourd'hui n'avait plus rien à voir avec ses souvenirs sûrement sublimés par le temps passé. Qu'est-ce qu'il avait envie d'entendre. Qu'elle et ses compagnons suicidaires de l'ordre avait désespérément besoin de lui et de ses talents sans commune mesure? Non. Il était réaliste. Et il n'avait pas grand chose à faire de ce qu'elle pouvait lui dire sur l'Ordre, le marasme politique actuel, le danger terrible que représentaient les mangemorts. Non. Il n'avait pas envie de l'entendre. Faire le sourd et se contenter de soigner les blessés qui passaient le seuil de l'hôpital lui suffisait bien comme ça.

Il avala une gorgée de whisky avant de poser enfin ses yeux sur elle. Il ne gobait pas une seconde la douceur du ton, ni une quelconque volonté de bien faire de sa part. Elle lui avait prouvé lors de leur dernière rencontre qu'elle n'avait pas changé. Elle était toujours cette idéaliste intransigeante. Elle n'avait toujours aucun respect pour lui. Et il avait beau envie de croire le contraire, il préférait ne pas se faire d'illusions. « Ce que tu en penses, je suppose. » Oh non, il n'avait pas envie d'entendre ce qu'elle en pensait. Elle le lui avait déjà dit la dernière fois, ça. A quel point c'était une mauvaise idée de s'adresser à lui, qu'elle ne lui faisait pas confiance une seconde, mais qu'elle se pliait aux ordres de l'autre dingue, parce qu'elle n'avait pas le choix. Alors pourquoi il avait dit ça? Probablement parce qu'il lui manquait une case. Et qu'il n'avait pas envie de l'entendre être mielleuse. Si elle réalisait qu'elle n'avait rien à foutre là, ça finirait peut-être plus vite. « J'en ai rien à foutre de ce que le vieux fou t'as demandé de me dire. Ou de tes discours sur le danger et la bonne chose à faire. » Il haussa les épaules. A vrai dire, il ne voyait pas bien comment elle pouvait le convaincre. « Je ne suis pas intéressé par ce que tu as à me vendre. Mais donne-toi à fond, comme ça tu pourras aller dire à ton grand chef que je t'ai officiellement envoyée balader. » Qu'elle en finisse, et qu'elle sorte de sa vie, histoire qu'il puisse passer à autre chose encore une fois, faire semblant d'avoir oublié à nouveau le son de sa voix, son odeur, et ce foutu sentiment qu'il avait eu à une autre époque, d'être chez lui quand il était dans ses bras.


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Dorcas Meadowes
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MessageSujet: Re: theodore | i put myself back in the narrative   Dim 17 Juin - 19:10

Elle avait clairement tendu le balai pour se faire battre avec cette question mais tenter de garder la main ne l'avait guère servie la dernière fois. Et même si elle refusait de l'admettre, Dorcas commençait à friser dangereusement le désespoir avec cette mission. Était-elle prête à tout tenter pour réussir ? Probablement, oui. C'était dangereux, quand on connaissait la tendance de Dorcas pour les excès de zèle et son besoin irrépressible de parvenir à ses fins, surtout lorsqu'il s'agissait d'avoir raison. Elle tressaillit en croisant son regard, sentant sa détermination flancher. Elle aurait donné cher pour savoir ce qui lui traversait l'esprit et s'assurer qu'il n'avait aucune idée de l'effet qu'il avait toujours sur elle ─ seulement la legilimancie n'avait jamais été son fort, hélas. Elle détourna le regard, perturbée par sa réponse. Comme si ça l'intéressait vraiment, de savoir ce qu'elle en pensait, elle. Comme si il était décidé à lui laisser une chance de s'expliquer, ha. Dorcas faillit répliquer avec amertume mais par bonheur, Lewis ne semblait pas décider à en rester là. Bien sûr que non, il fallait renchérir, frapper plus fort, plus dur. Quel imbécile. Avait-il oublié d'où elle venait, elle aussi ? Qu'elle avait grandi en tâchant de rendre coup sur coup ? Combien de problèmes et d'heures de retenue ça lui avait attiré ? Elle se tourna à nouveau vers lui, secouant la tête sans y croire. Lui lancer ce genre de défis n'avait rien d'une bonne idée et ça, Theodore aurait dû le savoir. Le cœur tambourinant dans sa poitrine, elle se pencha vers lui, une main posée sur sa cuisse. « Je pense que c'est une très mauvaise idée, souffla-t-elle, si proche qu'elle pouvait presque effleurer sa joue de ses lèvres, qu'aussi doué que tu puisses être, tu n'es pas fait pour travailler en équipe, parce que tu n'écoutes personne, Teddy » Le diminutif, autrefois affectueux, roula sur sa langue avec une facilité déconcertante. « Mais tu n'as pas envie d'écouter qui que ce soit, pas vrai ? C'est pour ça que tu vis seul ? C'est pour ça qu'elle est partie ? » continua-t-elle, consciente d'avoir franchi une limite. Trop tard pour reculer pourtant et elle éprouvait un plaisir malsain à foncer droit dans le mur. Lui faire mal, une dernière fois. « Ou est-ce que tu as fini par lui dire que tu rentrais tard parce que tu préférais t'envoyer en l'air avec moi plutôt qu'avec elle ? » Elle savait que c'était plus que ça ─ que ça avait été plus que ça ─ mais l'évoquer si vulgairement minimisait la douleur et les regrets. Un peu, du moins. Suffisamment pour les rendre supportables.


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