Quidditch et bières fraîches [Sebastian]

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Theodore Lewis
MessageSujet: Quidditch et bières fraîches [Sebastian]   Dim 13 Mai - 19:18

Theodore avait beau affirmer que rien de Poudlard ne lui manquait, ce n'était pas tout à fait exact. Alors oui, il faisait de son mieux pour se détacher de ce sale gosse qu'il était à l'époque. Oui, il avait coupé les ponts avec la totalité de ses camarades de l'époque, que ce soit les Serpentards qu'il considérait comme ses amis, ou les autres qu'il avait la mauvaise habitude de martyriser à longueur d'année. Il avait tenté d'effacer avec autant d'efficacité que possible toute relation à son passé, tout souvenir du fait qu'il ai été un sale con. Ces souvenirs remontaient bien assez souvent quand il tombait par hasard sur une personnes qu'il avait connue à l'époque, et c'était fort désagréable. Non, décidement, il n'avait que très peu de souvenirs plaisants de l'époque. Si ce n'était les entraînements, et les matchs de Quidditch.

S'il n'avait pas déjà prévu depuis longtemps de devenir Médicomage, il aurait sans aucun doute pu s'essayer à une carrière dans le Quidditch. Il se défendait en tant que Poursuiveur, c'était sûr. Il aimait son travail, pour sûr, et il ne regrettait pas d'avoir choisit cette voie... Mais le Quidditch lui manquait. Jouer à l'occasion avec ses collègues, ça n'était pas pareil. Principalement parce que aucun n'avait le niveau suffisant pour faire de leurs matchs occasionnels de vrais défis. Les entraînements quasiment quotidiens lui manquaient. Les adversaires dignes de ce nom lui manquaient. Les co-équipiers plus que motivés lui manquaient. Les matchs le laissant haletant et à bout de force lui manquaient.

Alors quand l'occasion de faire quelques passes avec Sebastian s'était présenté, il ne l'avait pas laissée passer. Parce que Seb n'était pas n'importe qui. Seb savait voler, et surtout jouer au quidditch. Quoi de mieux pour passer du temps avec un ami que ça? Pas grand chose. De l'humble avis de Seb. Il avait donc foutu quelques bières dans un sac ensorcelé pour rester bien frais, il avait prévu quelques snacks pour pouvoir de reprendre des forces à un moment, et il avait rejoint Seb sur un terrain de Quidditch improvisé au milieu de la campagne anglaise. Un de ces terrains que les petites équipes des environs utilisaient habituellement pour s’entraîner et qui était libre pour l'occasion. Alors non, ils ne jouaient pas un vrai match, ils n'étaient que deux. Mais cela ne les empêchait pas de passer deux heures à se faire des passes comme des idiots, avant que Theo soit épuisé. Il n'avait plus autant d'énergie que quand il était un gosse, de toute évidence. Probable que les clopes qu'il fumait à longueur de journée n'aidaient pas. Et il était temps de prendre une pause. Ils se posèrent donc, et Theo tendit une bière fraîche à Seb. « Même sur ton temps libre, je te pousse à faire du quidditch... » Parce que c'était son boulot après tout, mais Seb était suffisamment sympa pour ne pas avoir dit non à l'idée de faire du quidditch avec un amateur. Il s'assit sur un des bancs qui ornait le bord du terrain et ouvrit la bière avant d'en avaler une gorgée. La fraîcheur lui fit du bien aussi vite. « Alors, quoi de neuf chez toi? » Parce que non, ils n'avaient pas spécialement pris le temps de parler avant, et la discussion alors qu'ils étaient sur leurs balais respectifs n'avait été que superficielle. Alors maintenant qu'il avait besoin de respirer un peu, il n'était pas contre le fait que Sebastian lui raconte sa vie, en long, en large, et en travers.


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Sebastian Jones
MessageSujet: Re: Quidditch et bières fraîches [Sebastian]   Mar 22 Mai - 10:23

Les premiers mois d'intégration dans un nouveau pays sont toujours un peu compliqués, surtout lorsqu'on a passé les trente premières années de sa vie sans jamais voyager en dehors de compétitions internationales ou de quelques rares vacances bien méritées. Sebastian avait toujours été un américain jusqu'au bout des ongles. Plus de bières et de café dans son organisme que de sang, une confiance en lui qui aurait pu passer pour de l'orgueil et de la prétention s'il n'avait pas cette capacité à faire passer ces marques de fierté pour de bonnes blagues. Et jamais, au grand jamais, il n'aurait pensé prendre ses cliques et ses claques pour s'installer définitivement en Angleterre, et peut-être encore moins pour suivre sa femme. Mais la vie est pleine de surprise, surtout quand on l'attend le moins. Aujourd'hui, il s'était quelques peu acclimaté, peut-être grâce à sa bonne humeur à toute épreuve, ou parce qu'il était loquace et très approchable, mais les rencontres l'avaient sauvé des premiers mois d'ennui à tourner en rond dans l'appartement, à supporter cette sensation qu'il pensait alors temporaire. Soutenir Hestia puis repartir. Et puis, il y avait eu l'attaque au Chaudron, les cris et la terreur. Et les nuits sans sommeil. Mais surtout il y avait eu les disputes entre le couple, la révélation d'une grossesse et les divergences d'opinion quant à leur futur. Pour tout homme qu'il était, et même s'il avait toujours vu son père avoir le dernier mot dans toutes les conversations houleuses de ses parents, Sebastian savait d'avance qu'il ne gagnerait jamais celle-ci, pour deux raisons tellement simples que ça en était risible : dire non à sa femme lui était presque impossible, mais surtout, il aurait été ridicule de ne pas reconnaître que contre toute attente, il commençait à bien apprécier la vie en Angleterre.

Le voilà, plusieurs mois après l'attentat, après la peur de perdre la personne qu'il aime le plus. Sebastian tente de reprendre la vie, de s'acclimater à toutes les décisions qu'il doit prendre et qui vont changer le monde tel qu'il le connaît. Mais en attendant la bataille, en attendant la révolte, en attendant le nouveau-né, il s'amuse. Une des rencontres surprises et agréables qu'il ne pensait pas faire a pris la forme de Theodore Lewis, ce médicomage. Tout a commencé par un accident lors d'un match, et d'une jambe bien amochée. Dans un naturel déconcertant, les deux se sont ensuite revus en dehors des murs blancs de l'hôpital, pour un verre et un autre et encore un autre. Theodore est devenu un ami pour lui, assez rapidement il faut l'avouer, c'est dans les moments les plus lourds que l'on s'attache le plus vite. Aujourd'hui, c'est une partie de quidditch qu'ils ont improvisée, sur un terrain laissé à l'abandon pour l'occasion bien loin du regard des moldus ou même de supporters que Seb ne voudrait croiser pour rien au monde. C'est avec plaisir que le brun a accepté la proposition, toute excuse étant bonne pour s'amuser, boire des bières et lancer quelques balles. Si l'américain avait été surpris du talent de son ami, il n'en n'avait rien laissé paraître excepté pour certaines remarques appréciatives lors de passes risquées. Mais il savait maintenant que celui-ci – malgré le manque de pratique – aurait pu devenir un très bon joueur.

Au bout d'un certain temps, alors que le vent, toujours plein d'humour, a ébouriffé les cheveux du joueur professionnel et que quelques gouttes de sueurs glissent sous son t-shirt blanc, ils décident d'un commun accord d'une pause bien méritée.

Le postérieur posé sur l'herbe fraîchement coupée, ils profitent d'un moment de calme, il voit bien que son ami a quelques peines à respirer, alors que lui-même est encore en pleine forme, mais il ne le mentionne pas – quelle importance de comparer un joueur professionnel et un médecin. Si jamais on lui demandait de lancer un sort de guérison complexe, il serait bien incapable de le faire. Sebastian attrape la bière tendue « Merci. Ça me fait du bien de jouer pour le plaisir aussi tu sais. On a tendance à mettre ça de côté quand on enchaîne les ligues nationales, les compétitions mondiales et tout le reste. Alors ne t'excuse surtout pas ! » Une main passe dans ses cheveux décoiffés alors que l'autre porte le goulot de la bière à ses lèvres. Un sourire satisfait ne quitte pas son visage. La question ne le prend pas par surprise, elle est même tout à fait naturelle pour deux amis qui ne se voient pas aussi souvent qu'ils le voudraient. Pourtant, la pause qui précède la réponse semble bien longue alors que Sebastian réfléchit, à ce qu'il peut et ne peut pas dire. Mais surtout à ce qu'il veut et ne veut pas révéler. « Hestia va bientôt accoucher. Dans les jours qui suivent, ça ne devrait pas tarder. Et mec, j'ai jamais autant flippé de ma vie. » Ses yeux se posent sur le paysage à perte de vue si caractéristique de l'Angleterre, évitant ainsi la gêne qu'il pourrait ressentir à aborder le sujet. « Même avant les sélections, même pendant les examens d'Ilvermorny. Je vais être père... Est-ce que tu peux m'imaginer une seconde papa ? » Et d'un geste il désigne la bière dans sa main et le petit joint de mandragore tout juste sorti d'une de ses poches. « Bon, j'ai eu des petites sœurs, je vois un peu ce que c'est qu'un bébé, mais c'est une telle responsabilité que ça a de quoi me faire flipper. Et puis dans la situation actuelle... » Il ne peut s'empêcher d'ajouter la dernière partie. Trop conscient que le stress de la naissance prochaine est décuplée par la peur et la certitude qu'ils peuvent être attaqués et tués à n'importe quel moment. Est-ce cela le monde qu'il veut offrir à son enfant ?
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Theodore Lewis
MessageSujet: Re: Quidditch et bières fraîches [Sebastian]   Jeu 31 Mai - 21:03

Certes, il tient moins bien sur la durée que Sebastian. Certes, il a l'impression que ses poumons sont en feu, il n'est pas sûr d'un jour retrouver une respiration normale, mais c'est ça d'être un fumeur et pas un sportif professionnel. Ce n'est pas comme s'il faisait vraiment le moindre effort pour maintenir une forme physique minimum. Il n'avait pas vraiment espéré de tenir aussi bien qu'un joueur professionnel. Ses exercices quotidiens consistent à jouer avec son chien. Exercice épuisant, ceci dit. Rhian est une réelle boule d'énergie et cela demande de la bonne volonté pour réussir à le fatiguer. En tout cas, de l'avis de Theo, il a tenu un temps respectable. Il n'y a pas de quoi avoir honte.

Il a englouti une bouteille d'eau entière pour se remettre de ses efforts avant de s'attaquer aux bières. Il a tout de même un peu de bon sens. Il n'est pas médecin pour rien. Et maintenant, installé dans l'herbe, il a bien envie de rester là jusqu'à ce que son cœur reprenne un rythme habituel. Ou bien décide de le lâcher définitivement. Vu son rythme actuel, Theo ne met pas cette option de côté. Parce que Theo est une drama-queen. En attendant, il laisse Seb parler. Parce que lui a le privilège de ne pas se sentir comme au bout de sa vie après quelques passes, et il peut donc bien se charger de la conversation. Ça lui va bien, à l'américain, il a toujours quelque chose à dire. Même s'il fait une légère pause avant de se lancer. Et de se lancer fort. Avec l'annonce qu'il va bientôt être papa. Et si Theo ne peut s'empêcher de comparer un instant où il en est dans sa vie avec la vie de son ami, il se débarrasse vite de cette amertume. Il est là pour se réjouir pour Seb. Et pour lui assurer que tout se passera bien. «Oh oui, je peux t'imaginer papa. Tu seras le meilleur, j'en suis sûr. Votre bébé sera le plus chanceux des bébés, et ses parents sauront le protéger quoi qu'il arrive.  » Oui, il comprend la peur de Seb dans "la situation actuelle", comme il dit. Avoir un gosse dans ce monde, très peu pour lui. Mais il se permet sûrement de penser ça juste pour oublier le fait qu'il n'a personne avec qui en faire un. Et parce que lui ferait un mauvais père. Tout comme il avait été un très mauvais mari quelques années plus tôt. Et il avale une gorgée de bière. «T'es déjà un vieux après tout, il est temps que tu t'y mettes. » Il ricane. Pfiu, c'est vrai qu'ils sont vieux déjà.

Theo est ce genre de personne qui raconte des conneries quand les autres parlent de sujets sérieux, parce qu'il veut tout dédramatiser, mais il comprend bien que c'est important pour son ami. «Mais vraiment, t'as pas à t'en faire. Tu seras un père génial. Ton gosse naît peut-être à une époque pas des plus géniales, mais il se rendra compte de rien jusqu'à ses trois ans. D'ici là, tout ira mieux. Aucun gamin n'est jamais à l'abri des salauds, quelle que soit l'époque de toute façon. » Il hausse les épaule. Il ne devrait peut-être pas être aussi défaitiste. Mince, c'était sa tentative pour rassurer Seb et il se rend compte que, peut-être, ça sonnait plus déprimant qu'il ne le voulait. Il grimace et tente de rattraper le coup comme il peut. Soit optimiste Theo, bordel. «Enfin, je veux dire, les choses vont s'améliorer, quoi. Un gosse c'est une bonne nouvelle, et on a tous besoin de bonnes nouvelles en ce moment. Il s'en sortira à merveille. » Comment s'avoir que Theo s'enfonce? Quand il a l'impression qu'il doit rajouter des mots sur ses mots pour cacher les platitudes qu'il sort mais qu'il n'a pas le sentiment que ça arrange quoi que ce soit. Alors il se tait et colle ses lèvres au goulot de sa bouteille. Voilà. Boire pour ne plus parler. Bonne idée.


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